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Entre belgitude et postmodernité

Textes, thèmes et styles

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Edited By Marc Quaghebeur and Judyta Zbierska-Moscicka

Un autre livre de cette collection, De la belgitude à la belgité, s’attachait à la fortune critique et au renouvellement foncier que la Belgitude apporta aux études consacrées aux lettres belges francophones. Celui-ci s’attache à la dynamique créatrice elle-même. Il le fait à travers des œuvres qui précèdent, accompagnent ou font suite à ce mouvement de remises en cause et en perspective que fut la Belgitude.
D’Hubert Juin et Henry Bauchau à Pierre Mertens, Thomas Gunzig, Nicole Malinconi, Françoise Mallet-Joris et bien d’autres, le lecteur peut ainsi se colleter à une dynamique littéraire féconde, riche de mille et un jeux d’affirmation/travestissement identitaires. Origine historique et spécificités de ce mouvement sans véritable équivalent européen sont ainsi mises en exergue au travers d’une plongée qui est à la fois celle de la fin de la modernité en Europe et, pour la Belgique, de l’entrée définitive dans le fédéralisme étatique. Le texte éclaire tout autant le perpétuel jeu de rapports belgo-français que l’empreinte du silence d’Auschwitz sur la dynamique de cette génération.
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Le Livre des Rabinovitch: entre l’auto-narration et le palimpseste identitaire

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Le Livre des Rabinovitch

Entre l’auto-narration et le palimpseste identitaire

Bogumiła OLEKSIAK

Université pédagogique de Cracovie

L’œuvre de Philippe Blasband, Le Livre des Rabinovitch, aborde un thème très répandu dans la littérature : celui de l’identité, dont les deux piliers sont constitués par la famille et la mémoire.

Le livre est construit comme un album de photos de famille, dont les clichés constitueraient l’arbre généalogique.

Il est divisé en treize parties, commençant chacune par la description d’une photo d’un membre de la famille qui dès lors reçoivent une voix. Ces descriptions servent d’introductions, tracent les axes de la narration et complètent le discours. Ainsi s’élabore une galerie d’autoportraits des différents personnages du roman. Chaque individu est autonome mais appartient à un ensemble ; la construction souligne les limites et montre les différences entre l’individuel et le collectif.

Pour créer une identité il faut trouver les traits qui distinguent un individu/un groupe donné d’autres entités fussent-elles proches. Les Rabinovitch reproduisent le schéma de leurs ancêtres ; ils cherchent leur place dans le monde. S’ils devaient perdre leur héritage de mémoire collective, ils perdraient dans le même temps leur identité. Ils construisent une histoire qui les unit ; édifient, avec le consentement de tous les membres du clan, une légende, un mythe,...

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