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Le Canada : un pays divers

La diversité culturelle au Canada vue par Jean-Michel Lacroix

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Hélène Harter and Serge Jaumain

À l’heure où les Européens s’interrogent sur les réponses à apporter à l’intensification des flux migratoires, le Canada où la gestion de l’immigration et de la diversité culturelle occupe une place centrale dans la vie intellectuelle et politique depuis les années 1960 attire l’attention de nombreux observateurs.
Saisir la complexité et la richesse de ces débats, nécessite une étude fine de l’évolution de la société canadienne. Qui de mieux que Jean-Michel Lacroix pouvait livrer cette analyse ?
Ce « canadianiste » internationalement reconnu, pionnier des études canadiennes tant en France qu’au niveau international a publié pendant une trentaine d’année des textes de référence sur les questions d’immigration et de multiculturalisme. Hélène Harter et Serge Jaumain ont choisi de réunir ici une sélection de ses articles qui restent d’une étonnante actualité et permettent de suivre l’évolution d’une pensée originale bien loin des clichés et autres idées reçues sur la réalité canadienne.
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Le déplacement des voix à Toronto Métropolitain entre les élections fédérales de 1979 et de 1980 (1983)

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Au terme de onze années (1968-1979) à la tête du Parti libéral et du gouvernement fédéral, P.E. Trudeau perd les élections en mai 1979. Après une longévité assez exceptionnelle la victoire de son successeur conservateur Joe Clark semble indiquer que l’alternance au pouvoir est bien une réalité dans la vie politique canadienne. Le nouveau gouvernement conservateur ne dispose pas en réalité d’une grande liberté de manœuvre puisqu’il est minoritaire (135 sièges sur 282)2. Les libéraux obtiennent 115 sièges, le NPD 26 et le Crédit Social 6. Avec 36 % des suffrages populaires le Parti conservateur obtient toutefois 48 % des sièges : en fait, il lui manque 7 sièges pour avoir la majorité absolue et, même dans la perspective d’une stratégie d’alliance possible entre le Parti conservateur et le Crédit Social, la coalition ainsi formée ne dispose que de 141 sièges sur 282 alors que le Parti libéral et le NPD comptent également 141 sièges.

Le succès conservateur ou plutôt la défaite des libéraux tient essentiellement à l’hostilité des Anglophones de l’Ouest et de l’Ontario. Le vote de Toronto Métropolitain est particulièrement important au cours de cette élection puisque, respectant l’un des paradoxes connus de la vie politique canadienne, le Parti libéral conserve un soutien électoral puissant au Québec (67 sièges sur 75). L’élection...

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