Show Less
Restricted access

Histoire des postes françaises

Jusqu’en 1939

Series:

Eugène Vaillé

Edited By Comité pour l'Histoire de la Poste

Eugène Vaillé (1875–1959) fut le premier conservateur du Musée de la Poste de Paris entre 1946 et 1955. Entré dans l’administration des Postes, Télégraphes et Téléphones en 1899, docteur en droit en 1902, il fut bibliothécaire du ministère des PTT jusqu’en 1935. Au cours de cette période, il enrichit les collections postales, rassemblant archives et documentation à partir desquelles il a développé une connaissance longtemps restée unique sur les Postes depuis leurs origines. Ses plus célèbres publications, comme son Histoire générale des Postes en sept volumes (1947–1955), ses trois précis de la collection « Que Sais-Je » aux Presses Universitaires de France, dont l’ Histoire du timbre-poste (1947) et les deux opus réédités ici, ou enfin son impressionnant volume sur Le cabinet noir (1950), furent saluées en leur temps, aussi bien par les historiens des Annales que par le grand public.
Show Summary Details
Restricted access

Chapitre II. La Poste au Moyen-Âge

Extract

← 22 | 23 →CHAPITRE II

La Poste au Moyen-Âge

Que resta-t-il de l’institution de la Poste d’Etat de la Gaule romaine après les invasions ? Rien ou à peu près, sinon que les prestations auxquelles étaient soumises les cités pour la fourniture des chevaux devaient se perpétuer jusqu’au temps de la féodalité, les seigneurs ayant fréquemment pris à leur compte le bénéfice de cette obligation ; mais si les relations d’ordre postal, dans la situation politique du moment, se trouvèrent interrompues, les mêmes besoins devaient provoquer la créations de nouveaux organismes, capables d’assurer des échanges de correspondances qui puissent satisfaire aux nécessités politiques, administratives, économiques et sociales du temps et même à des intérêts particuliers.

La caractéristique de cette période en matière de transport est la liberté de la route ; on n’en est pas encore arrivé au concept d’un droit domanial, propriété du prince, sur les voies de communication et, encore moins, à l’institution d’un privilège en faveur d’un ou de plusieurs exploitants. Chacun se peut improviser transporteur et en exercer le métier sans aucune restriction, qu’il s’agisse du transport des personnes, des marchandises ou de la correspondance.

C’est pourquoi, à côté d’une organisation d’Etat qui assure le service de la Cour, vivent et se développent des entreprises d’ordre privé créées pour leurs propres communications par les grandes Communautés religieuses, par les Universit...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.