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Les routes du pétrole / Oil Routes

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Edited By Alain Beltran

Les sites de production de pétrole ne correspondant pas la plupart du temps aux lieux de consommation, le pétrole fut dès l’origine un produit transporté sur de longues distances, soit par voie maritime, soit par oléoducs.
Parce que les routes du pétrole (et de plus en plus souvent du gaz) ne sont pas immuables et que leur tracé est déterminé par l’essor économique, les tensions géopolitiques et les progrès des techniques, elles sont un excellent baromètre de l’activité, de l’inventivité et des relations internationales.
Cet ouvrage, dans une perspective pluridisciplinaire (historiens, géographes, géopoliticiens, décideurs, ingénieurs…), tâche d‘en comprendre les enjeux et les conséquences sur les problématiques contemporaines.
Oil production sites do not correspond to the areas of consumption in the majority of cases, as of the outset oil was a product transported over long distances, either by maritime routes or by pipelines.


The oil routes (and natural gas routes) are not immutable, and their locations are determined by economic vigor, geopolitical tensions and technical progress. So, they have been the heart and the barometer of economic, technical and geopolitical rhythms of the planet.
This book, in a multidisciplinary perspective (historians, geographers, geopoliticians, decision-makers, engineers, …) tries to explain issues and consequences of oil routes on contemporary issues.

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Le gaz alternatif : les méthaniers et les routes maritimes du GNL des années 1950 aux années 2010

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Le gaz alternatif: les méthaniers et les routes maritimes du GNL des années 1950 aux années 2010

Jean-Pierre WILLIOT

Université François-Rabelais, Tours, France

Lorsque le dix-septième congrès mondial du gaz ferma ses portes à Washington, le 9 juin 1988, les experts gaziers s’accordaient sur une perspective d’avenir. Trois jours plus tôt, le président Reagan, à peine rentré du sommet de Moscou et de sa rencontre avec Mikhaïl Gorbatchev, avait déclaré devant les 4 000 délégués et invités rassemblés dans la salle de bal du Sheraton que le gaz était un « atout maître ». John Kean, le président de l’Union internationale de l’industrie du gaz (UIIG), avait souligné pour sa part la tendance à l’internationalisation de l’industrie mondiale du gaz, car « dans la mesure où le réseau de gazoducs s’étend d’un pays à l’autre, qu’il franchit les continents et que les méthaniers GNL sillonnent les mers, le monde du gaz se rapproche »1. Puis les observateurs au badge bleu (les délégués de chaque pays) avaient aussitôt commenté ce constat optimiste dans les salons, autour d’un inoubliable jambon fumé de l’Oregon.

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