Show Less
Restricted access

Concurrences interrégionales Europe–Asie au XXIe siècle

Series:

Edited By Pierre Chabal

Cet ouvrage rassemble une trentaine de chapitres rédigés par des auteurs en poste dans la plupart des pays couverts par cette approche plurielle. Il donne la parole à des analystes menant leurs recherches dans ces pays situés au cœur de la construction de l’Asie régionale. C’est le volume compagnon d’un autre livre collectif – Une nouvelle Asie ? L’Organisation de Coopération de Shanghai.
La démarche collective des auteurs consiste à vouloir comprendre l’Asie de l’après-guerre froide en mêlant approches institutionnelles, culturelles, historiques, politiques, économiques comparées afin de résister à deux biais : l’ethnocentrisme, qui consisterait à juger l’Asie à partir d’un a priori, par exemple européen ; et le réductionnisme, qui suggèrerait de voir dans les institutions régionales la forme « essentielle » des relations et des concurrences entre les régions. Dans l’après-guerre froide, les régions mondiales ne relèvent pas d’une dynamique conjoncturelle depuis 1991 ou même depuis 1945. La « dynamique régionale », qui prend le relais des alliances du XIX e et avant, façonne le monde de manière profonde depuis des années 1920. C’est dans l’entre-deux guerres (1934) que l’Entente Baltique et l’Entente Balkanique ont commencé de construire un nouvel ordre régional pluri-centré, puis les pays du Bénélux ont offert à celui-ci le concept de « communauté » et la réalité qui inspirera l’Europe.
Au-delà de la connaissance des régions, il s’agit de réfléchir à la signification d’une institutionnalisation multilatérale pluri-régionale qui relie les sous-continents entre eux, à commencer par les « dialogues » ou « sommets » interrégionaux eurasiens ou eurasiatiques.
Show Summary Details
Restricted access

La mondialisation économique durable en crise depuis 2008. L’absence de solution interrégionale comme cause de guerre ?

Extract

| 73 →

La mondialisation économique durable en crise depuis 2008

L’absence de solution interrégionale comme cause de guerre ?

Victor-Romeo IONESCU

Université Danubius, Roumanie

(traduit de l’anglais par P. Chabal)

L’histoire économique connaît de profonds changements. Si l’humanité a été, à la fin du XXe siècle, protégée d’un conflit militaire de grande envergure, le début du XXIe siècle voit l’émergence d’un autre type de conflit mondial : pour la survie économique. Les États participent globalement à cette lutte, où tous les coups semblent permis. Le mythe de solutions économiques globales – penser globalement, agir localement – relève de la fiction.

La crise depuis 2008 démontre que la mondialisation est une approche globale du monde mais qu’elle néglige une caractéristique de l’espèce humaine : vivre ensemble pour se protéger et se développer. Depuis deux siècles, elle est pourtant utilisée par une minorité afin de dominer la majorité, d’où une course vers le bas aggravant les disparités mondiales.

Ceci engendre une concurrence théorique entre régionalisme et mondialisation. Cette dernière a besoin d’outils pour développer/détruire les mécanismes économiques. L’existence du FMI, de la Banque mondiale ou de l’OMC suppose un conflit, une crise économique, sociale et politique. Ces organes internationaux ont éliminé un élément fondamental de l’économie : l’impossibilité d’expérimenter sur les personnes les instruments économiques !

L’...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.