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Concurrences interrégionales Europe–Asie au XXIe siècle

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Edited By Pierre Chabal

Cet ouvrage rassemble une trentaine de chapitres rédigés par des auteurs en poste dans la plupart des pays couverts par cette approche plurielle. Il donne la parole à des analystes menant leurs recherches dans ces pays situés au cœur de la construction de l’Asie régionale. C’est le volume compagnon d’un autre livre collectif – Une nouvelle Asie ? L’Organisation de Coopération de Shanghai.
La démarche collective des auteurs consiste à vouloir comprendre l’Asie de l’après-guerre froide en mêlant approches institutionnelles, culturelles, historiques, politiques, économiques comparées afin de résister à deux biais : l’ethnocentrisme, qui consisterait à juger l’Asie à partir d’un a priori, par exemple européen ; et le réductionnisme, qui suggèrerait de voir dans les institutions régionales la forme « essentielle » des relations et des concurrences entre les régions. Dans l’après-guerre froide, les régions mondiales ne relèvent pas d’une dynamique conjoncturelle depuis 1991 ou même depuis 1945. La « dynamique régionale », qui prend le relais des alliances du XIX e et avant, façonne le monde de manière profonde depuis des années 1920. C’est dans l’entre-deux guerres (1934) que l’Entente Baltique et l’Entente Balkanique ont commencé de construire un nouvel ordre régional pluri-centré, puis les pays du Bénélux ont offert à celui-ci le concept de « communauté » et la réalité qui inspirera l’Europe.
Au-delà de la connaissance des régions, il s’agit de réfléchir à la signification d’une institutionnalisation multilatérale pluri-régionale qui relie les sous-continents entre eux, à commencer par les « dialogues » ou « sommets » interrégionaux eurasiens ou eurasiatiques.
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Les nouveaux accords commerciaux entre la Corée et l’Union européenne dix ans après l’accord de 2001

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Michel BRUNO

Université du Havre, France

« Nous unissons des hommes et non des États ».

Jean Monnet

Corée du Sud et Communauté européenne fondent leurs relations diplomatiques en 1963 et leurs premières rencontres annuelles se déroulent en 1983. Le premier accord commercial Corée-CEE est signé en 1986, celui sur la coopération scientifique et technique en 1992, puis c’est l’accord-cadre du 28 octobre 1996, entré en vigueur le 1er avril 2001.

Cet « Accord-cadre de commerce et de coopération entre la Communauté européenne et ses États-membres d’une part et la République de Corée d’autre part » marque une étape importante dans les relations entre Corée et CE. Il est novateur dans sa conception et la diversité des thèmes abordés. Pour l’Europe, ce type d’accord « de troisième génération » a été conclu avec d’autres en Asie (Cambodge, Inde, Mongolie, Népal, Sri Lanka et Vietnam).

La nouvelle approche ou « clause démocratique » voit les partenaires s’engager à « respecter les droits de l’homme, les principes démocratiques, l’État de droit » comme base de leur coopération (article 1er). Une « clause évolutive » permet d’élargir la coopération. Une « clause de sauvegarde » prévoit de prendre des mesures de protection ou de rétorsion après l’échec de la résolution d’un éventuel contentieux par le dialogue.

Une commission mixte fait appliquer l’accord-cadre, rendant possible...

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