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Quatre siècles d’édition musicale

Mélanges offerts à Jean Gribenski

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Edited By Joann Elart, Etienne Jardin and Patrick Taieb

Le présent ouvrage ne prétend pas proposer une histoire de l’édition de musique de 1550 à nos jours. Il consiste en une collection d’études explorant un versant foisonnant de l’histoire de la musique, l’édition musicale, depuis les premiers imprimés et l’insertion de portées dans les périodiques anciens jusqu’à la restitution critique des musiques du passé. Les approches retenues portent sur l’objet lui-même et ses techniques autant que sur des critères purement musicaux ; sur les relations entre l’activité des éditeurs avec le concert et la scène ; ou encore sur les questions de choix de sources et les partis pris de restitution dans le domaine de l’édition musicologique contemporaine.
Il est aussi un recueil de textes conçus en hommage à Jean Gribenski, dont l’enseignement à la Sorbonne, puis à l’Université de Poitiers, a reposé sur une méthode historique accordant au document une attention méticuleuse. Chaque texte s’appuie donc, comme l’enseignement du maître, sur un document dont l’analyse vise à éclairer des pratiques artistiques, sociales, commerciales ou scientifiques. Conçus par des collègues et d’anciens étudiants, il profite des avancées spectaculaires de la recherche dans le domaine de l’histoire de l’édition musicale française au cours des quarante dernières années.
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La querelle entre musiciens et métriciens. Vincent d’Indy correcteur de la musique « mesurée à l’antique »

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La querelle entre musiciens et métriciens

Vincent d’Indy correcteur de la musique « mesurée à l’antique »

Isabelle HIS

Au département de la Musique de la Bibliothèque nationale de France se trouve un intéressant feuillet manuscrit de transcriptions réalisées par Vincent d’Indy qui témoigne de son intérêt pour la musique dite « mesurée à l’antique ». Cette branche singulière de la production d’airs de la Renaissance, pur produit de l’humanisme à la française, a été illustrée principalement par le compositeur Claude Le Jeune, qui s’est engagé dans une collaboration étroite avec le poète Jean-Antoine de Baïf, fondateur en 1570 d’une Académie de poésie et de musique protégée par le roi Charles IX. Dans un grand élan de « retour à », et afin de retrouver les qualités et les effets merveilleux de l’antique union entre poésie et musique, ce poète versifie en français, mais ses poèmes au lieu d’être construits sur la rime, sont « mesurés » sur des schémas anciens alternant syllabes longues (-) et brèves (u). Pour celui qui met ensuite ces vers en musique, ces successions de pieds sont autant de contraintes : la composition se restreint à un système binaire de durées (syllabe longue = blanche / syllabe brève = noire) et à une écriture homophone, seule garante de l’intelligibilité du texte et de la perception du mètre. Mais elles incitent...

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