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« Ce Salon à quoi tout se ramène »

Le Salon de peinture et de sculpture, 1791-1890

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Edited By James Kearns and Pierre Vaisse

Exposition organisée par l’État jusqu’en 1881, grande fête annuelle ou bisannuelle de l’art, le Salon de peinture et de sculpture domine la vie artistique à Paris tout au long du dix-neuvième siècle. Dans l’historiographie de la modernité artistique, cependant, le rôle de ce « Salon à quoi tout se ramène » (comme le disait Tabarant dans La Vie artistique au temps de Baudelaire) a trop souvent été réduit à celui du terrain de bataille où se sont confrontées « tradition académique » et « nouveauté révolutionnaire ». Les sept études que contient ce volume ont donc pour but de restituer au Salon sa véritable dimension historique en analysant des éléments essentiels de son organisation, son fonctionnement et sa finalité, dont : son emplacement (au Louvre jusqu’en 1848), ses artistes, ses visiteurs, sa rhétorique et son système de récompenses, pour terminer sur les raisons et les conséquences de son abandon par l’État.

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Les artistes vivants au Louvre (1791–1848) : du musée au bazar MARIE-CLAUDE CHAUDONNERET 7

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Les artistes vivants au Louvre (1791–1848) : du musée au bazar MARIE-CLAUDE CHAUDONNERET À partir de la Révolution, le Salon et le Musée furent intimement liés, ce qui était déjà en germes à la fin de l’Ancien Régime : dès le XVIIIe siècle, les amateurs pouvaient accéder aux collections royales présentées dans la grande Galerie, ouverte durant une journée au moment du Salon de l’Académie royale. Avec la nationalisation du palais royal du Louvre, le maintien du Salon et la création du Musée, l’exposition permanente des œuvres ancien- nes et l’exposition périodique des ouvrages des artistes vivants devinrent à la fois indissociables et complémentaires. La page de titre du livret du premier Salon « libre », celui de 1791, traduit bien la réappropriation de l’ancien palais royal : « Ouvrages […] exposés au Louvre ». Avec l’ouverture du Museum central en 1793, le titre fut modifié pour souligner que l’exposition des artistes vivants se tenait dans le Salon carré, dit grand Salon, au cœur du Musée (« Ouvrages […] expo- sés dans le grand Salon du Museum »). A partir de 1798, le titre du livret suggérait que le Musée et le Salon étaient indissociables : « ouvrages […] exposés au Museum Central des Arts », puis « au Musée Napoléon » sous l’Empire et « au Musée Royal » de 1814 à 1848. La symbiose était telle que, pour un chroniqueur du Salon de 1799, Museum et Salon étaient devenus synonymes à partir du...

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