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The Dark Side of Diderot / Le Diderot des ombres

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Edited By James Hanrahan and Síofra Pierse

This collection of essays investigates the darker aspects of Diderot, writer, art critic, philosopher and encyclopédiste. The chapters focus on the schism between positive images of the Enlightenment and an undercurrent of disorder, transgression and clandestine intellectual and social practices. Diderot’s role in this fissure is critically scrutinised through an analysis of the interface between Enlightenment and its dark side. In his reticence before authority and censorship, in the richness and complexity of his literary and philosophical works, in the emotional conflict of his theatre, or in his innovative aesthetic vision, Diderot consistently evokes the darker side of the Enlightenment.
Cet ouvrage interroge l’aspect plus sombre de Diderot, écrivain, critique d’art, philosophe et encyclopédiste. Les contributeurs traitent du clivage entre d’un côté, les images positives des Lumières et, de l’autre, le désordre, la révolte, la transgression, les pratiques sociales et intellectuelles clandestines qui en constituent son corollaire parfois sous-jacent. Le rôle de Diderot au cœur de ce clivage sera analysé dans le cadre d’une interrogation plus large du couple Ombres/Lumières. Diderot incarne – dans ses réticences devant les autorités et la censure, dans la richesse et la complexité de ses ouvrages littéraires et philosophiques, dans les conflits affectifs de son théâtre, ou encore dans sa vision esthétique innovatrice – une alternative, plus sombre, à la marche des Lumières triomphantes.
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Le Goût des ruines

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Pourrir sous du marbre, pourrir sous la terre, c’est toujours pourrir. Le Neveu de Rameau

Plusieurs articles traitent de la ruine ou des ruines dans l’Encyclopédie. Le plus long, qui évoque un terme d’architecture, est dû à Louis de Jaucourt. L’encyclopédiste polygraphe y voit des ‘matériaux confus de bâtiments considérables dépéris par succession de temps’ et en cite plusieurs exemples comme les ruines de la tour de Babel à deux jours de Bagdad, des ruines persanes ou encore les ruines de Palmyre.1 Il cite quelques érudits comme sources.2 Un article antérieur par l’ordre alphabétique – et donc ← 215 | 216 → par la date de publication –, ‘Débris, Décombres, Ruines’, issu de la plume de d’Alembert, rappelait que le terme de ruines ne s’emploie que pour des édifices considérables désormais détruits.3 Jusque-là, la moisson est maigre puisque Diderot n’a rédigé aucun des deux articles et ceux-ci ne vont guère dans le sens d’un quelconque goût des ruines. Il est pourtant responsable d’une autre entrée à propos du terme pris au singulier: ‘RUINE, se dit en Peinture de la représentation d’édifices presque entièrement ruinés. De belles ruines.4 On donne le nom de ruine au tableau même qui représente ces ruines. Ruine ne se dit que des palais, des tombeaux somptueux ou des monuments publics. / On ne dirait point ruine en parlant d’une maison particulière de paysans ou bourgeois;...

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