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The Paris Fine Art Salon/Le Salon, 1791–1881

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Edited By James Kearns and Alister Mill

Following on from « Ce Salon à quoi tout se ramène » : Le Salon de peinture et de sculpture, 1791–1890, published in 2010 as an earlier volume in this series, this volume contains a selection of the papers given at the first major international conference to be held on the post-1789 Paris Fine Art Salon. Hosted by the University of Exeter in September 2013, the conference had its origins in the research project entitled Painting for the Salon? The French State, Artists and Academy, 1830–1852, funded in 2010–2012 by the UK’s Arts and Humanities Research Council, and its purpose was to situate findings of this research within the wider framework of the Salon’s nineteenth-century history. In this collection of twenty-three papers, fourteen in English, nine in French, established and new scholars of French art history examine the national and international artistic, political and cultural dimensions of the most important regular exhibition of contemporary art in the nineteenth-century world.
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La question du Salon au Louvre 1850–1853

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Après les journées révolutionnaires de 1848, la mise en place de la Deuxième République et l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte, la seconde moitié du mandat présidentiel voit poindre la réinstauration de l’Empire dont le premier président élu de la République française pose progressivement les jalons1. Cette prise de pouvoir croissante se remarque notamment par la mise en place de personnes de confiance dans différentes administrations comme à la direction des musées2.

Si le ministère de tutelle de l’institution muséale et de la direction des beaux-arts va changer plusieurs fois de 1850 à 1870 – ministère de l’Intérieur, ministère d’État, Maison de l’Empereur, Maison de l’Empereur et Beaux-Arts – on retrouve toujours le même homme aux commandes de l’institution et ce jusqu’en septembre 1870 : le comte Alfred-Émilien de Nieuwerkerke3. Directeur des musées nationaux à partir du 25 décembre 1849, ← 241 | 242 → des musées impériaux en 1852 puis Intendant et enfin Surintendant des Beaux-Arts à partir du 30 juin 1863, Nieuwerkerke, sculpteur de formation, compagnon de la princesse Mathilde, plus fin connaisseur des arts que la postérité ne l’a laissé paraître4, sera, tout au long de son directorat, le mentor d’une génération de conservateurs fascinante5, mais également le protecteur de nombreux projets muséaux et culturels. Très rapidement, il cherche à récupérer la responsabilité du Salon qui avait été enlevée des pr...

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