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Littérature de jeunesse : la fabrique de la fiction

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Edited By Philippe Clermont and Danièle Henky

Le présent ouvrage s’intéresse aux archives de l’œuvre de romanciers ou d’illustrateurs en littérature pour la jeunesse, démarche assez neuve dans ce domaine des études littéraires. L’approche proposée recourt à l’analyse des sources, des témoignages d’auteurs, à l’étude de la genèse du texte ou des images. Il s’agit donc de produire une compréhension des œuvres en s’attachant à leur fabrique. Le travail de documentation de l’écrivain, la variété de ses sources – matérielles ou non, les avants-textes dans leur rapport à l’œuvre éditée, portent la trace du projet d’auteur. Les différents travaux réunis tendent ainsi à dévoiler tout ou partie du processus de création artistique, dans sa complexité, dans sa variété et apportent un éclairage nouveau sur le sens des œuvres considérées.

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Écrire l’histoire : Du matériau historiographique à la fiction (Yvon Houssais)

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Yvon Houssais

(Université de Franche Comté.)

Écrire l’histoire : Du matériau historiographique à la fiction

The factory of the text in the historical youth novel

How an author of historical novel in youth literature does he write his text? Which material does he use? We choose, to answer these questions, to consider an interesting novel in which the report to the History is particularly original and complex: Attila of Jean-Pierre Tusseau, published by the editions of the Jasmine in 2011.

La question de la fabrique du texte se pose avec une particulière acuité pour le roman historique, dans la mesure où pour représenter les événements d’autrefois, il est tenu de transposer le « discours » préposé à leur conservation et leur élucidation. Cette représentation au second degré se complique grandement dans le secteur de la littérature de jeunesse du fait du public visé. Anne Pouget, auteure de romans historiques décrit avec beaucoup de lucidité ces contraintes liées au public :

Ce devoir de lisibilité, premier impératif du récit, requiert un véritable travail de technique narrative. Car on ne peut s’adresser au jeune et à l’adulte avec un même langage. Les difficultés et le vocabulaire employés doivent s’adapter au lecteur visé. Un roman jeunesse ne peut souffrir de nombreux renvois à des notes de bas de page, si chères à nos historiens. De même les mots inconnus doivent...

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