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Présences, résurgences et oublis du religieux dans les littératures française et québécoise

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Edited By Gilles Dupuis, Klaus-Dieter Ertler and Alessandra Ferraro

Ce volume recueille des études d’œuvres québécoises et françaises considérées dans leur relation au fait religieux. À partir des écrits des jésuites et des moniales en Nouvelle-France, en passant par les modèles offerts par Molière et Chateaubriand, on suit le parcours, sinueux et parfois paradoxal, de l’autonomisation progressive du champ littéraire. Les analyses portent sur les stratégies d’affirmation, de contournement, d’oubli ou de détournement du religieux adoptées par des auteurs comme Réjean Ducharme, Anne Hébert, Michel Tournier ou Nelly Arcan. Cette perspective diachronique et transatlantique contribue à faire émerger les points de contact entre les œuvres, en créant un jeu de miroirs et de reflets fécond, dans lequel la relation au religieux s’impose comme un enjeu, parfois sous-jacent mais pourtant central, de la littérature contemporaine.

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Chassés croisés. Le retour du religieux et l’inscription du réel dans le Triptyque des temps perdus de Jean Marcel (Gilles Dupuis)

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Gilles Dupuis

(Montréal)

Chassés-croisés. Le retour du religieux et l’inscription du réel dans le Triptyque des temps perdus de Jean Marcel

Le Triptyque des temps perdus de Jean Marcel, publié au tournant des années 1980–1990, semble signaler à première vue un retour du religieux dans la littérature québécoise, après deux décennies de nationalisme laïque qui avait culminé dans la tenue du premier Référendum sur la souveraineté-association au Québec, suivi de ce que plusieurs avaient alors perçu comme une forme de désenchantement politique ayant préparé la voie à l’essor du phénomène des écritures migrantes. À la suite des travaux de Pierre Nepveu, les auteurs de la plus récente Histoire de la littérature québécoise voient plutôt dans la démobilisation des écrivains francophones qui s’en est suivie le signe d’un « décentrement de la littérature »1 par rapport à la tradition nationaliste (voire néo-nationaliste) qui aurait permis, entre autres, de récupérer dans une certaine mesure l’héritage canadien-français qui s’était perdu dans le passage de la littérature canadienne-française à la littérature québécoise, sans pour pourtant alléguer une dette dont il aurait fallu s’acquitter à son endroit, ni revendiquer une quelconque forme de patrimonialisation du littéraire comme réponse réactionnaire à la mondialisation.

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