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La perception des normes textuelles, communicationnelles et linguistiques en écriture journalistique

Une contribution à l’étude de la conscience linguistique des professionnels des médias écrits québécois

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Franz Meier

Cet ouvrage expose les conceptions de la langue et du texte que les professionnels des médias écrits québécois ressentent comme des normes – ou des obligations à suivre – en matière de rédaction d’articles. L’étude s’appuie sur une analyse de contenu d’un corpus d’entrevues et met en lumière la perception qu’ont ces professionnels de conventions langagières et rédactionnelles établies en écriture journalistique. L’étude fournit des données complémentaires aux travaux antérieurs qui, dans le contexte des médias écrits québécois, sont généralement consacrés à l’analyse des productions réelles et non aux impératifs langagiers qui les sous-tendent. Ce travail contribue donc à une meilleure compréhension des usages que font les journalistes de la langue.

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5.3.3. Variation linguistique dans l’espace francophone

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Jusqu’ici, nous avons décrit le modèle normatif qui est présenté comme devant régir les pratiques langagières des journalistes sans nous pencher spécifiquement sur la perception de la situation sociolinguistique du français au Québec. Nous nous intéresserons maintenant aux rapports qu’entretiennent les témoins avec leur propre variété de français et celle qui a cours en France, notamment dans le but de connaitre la conception de ces variétés qui anime les professionnels des médias dans leurs pratiques.

5.3.3.1. Rapport au français du Québec

Nous nous penchons d’abord sur l’image que les témoins se font du français en usage au Québec. Pour cerner cet aspect, nous avons proposé aux participants une affirmation revenant souvent dans le débat sur la qualité de la langue des Québécois, ici tirée de la préface du Lexique des difficultés du français dans les médias de Roux (2004 : 8) : ← 253 | 254 →

[Les journalistes québécois sont] constamment écartelés entre deux normes : d’un côté, un français oral typiquement québécois et plutôt pauvre ; de l’autre, un français écrit un peu emprunté, qui [les] gêne aux entournures comme un vêtement qu’on ne porte que pour les grandes occasions.

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