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Verga innovatore / Innovative Verga

L’opera caleidoscopica di Giovanni Verga in chiave iconica, sinergica e transculturale / The kaleidoscopic work of Giovanni Verga in iconic, synergetic and transcultural terms

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Edited By Dagmar Reichardt and Lia Fava Guzzetta

Questa antologia internazionale focalizza l’opera letteraria di Giovanni Verga puntando sul suo potenziale «caleidoscopico» e transculturale. Le innovazioni del grande Verista siciliano, il respiro europeo del suo pensiero, le numerose sinergie estetiche e la sensibilità della sua denuncia sociale rivelano un autore pronto a dialogare attraverso la sua arte con i più squisiti scrittori della «letteratura mondo».

This international collection focuses on the literary work of Giovanni Verga pinpointing its «kaleidoscopic» and transcultural potential. The innovations of the leading Sicilian «verista», the European drive of his thought, the many aesthetic synergies and the sensitivity of his social denunciation show an author ready to interact through his art with top writers in World Literature.

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De la révolte à la réaction: Monologue à bord (Alphonse Daudet) – Libertà (Giovanni Verga) (Bernard Urbani)

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Bernard Urbani*

De la révolte à la réaction: Monologue à bord (Alphonse Daudet) – Libertà (Giovanni Verga)

En Italie, de 1815 à 1870, c’est-à-dire pendant la période du Risorgimento, comprise entre le Congrès de Vienne et l’occupation de Rome, la littérature en prose (roman, nouvelle, conte) est essentiellement historique. Après 1870, l’unité politique réalisée, l’extraordinaire, tiré de l’Histoire, est délaissé au profit de l’extraordinaire vécu, qui est à son tour supplanté par la tranche de vie et l’ordinaire vécu. Après Balzac et Zola, après Flaubert, Daudet et les Goncourt, Giovanni Verga, observateur objectif et impersonnel (en apparence), adopte le culte du document humain et la préférence pour les milieux populaires que le grand mouvement humanitaire du milieu du siècle, passant de France en Italie, avait rendu sympathiques1. Avec la publication, en 1874, de son premier récit-nouvelle Nedda, alors que l’Italie est enfin unifiée sous le règne de Victor-Emmanuel II, Verga, libéral et patriote, influencé par Luigi Capuana2, se libère de la scapigliatura et du satanisme qui avaient marqué ses premiers romans passionnels et médiocres, publiés entre 1866 et 1875, et dont les titres sont à eux seuls tout un programme (Una Peccatrice, Storia di una capinera, Eva, Tigre reale, Eros)3. Adieu donc vie milanaise, beau monde, gros tirages! Enrico Lanti, l’amant d’Eva, est mort, le romancier vériste voit le jour. Sans ← 153...

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