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Le dandysme, de l’histoire au mythe

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Edited By Edyta Kociubińska

Le présent livre souhaite analyser la notion de dandysme dans toute sa diversité et fournir un apport intéressant aux recherches littéraires en poursuivant la réflexion sur l’évolution de ses figures et de ses formes. La problématique des textes qui le composent embrasse des périodes, des cultures et des perspectives fort diverses afin de créer un portrait hybride du courant. L’ouvrage invite le lecteur à un « voyage au centre du dandysme » en s’aventurant du côté de la peinture, de l’histoire des mœurs, de la politique, de la littérature, de l’esthétique, de la musique et de la philosophie. Cette variété d’approches permet non seulement d’assurer la pérennité de son mythe, mais aussi d’ouvrir de nouveaux champs d’investigation, des perspectives inédites, voire surprenantes. Car, n’oublions pas, la première obligation du dandysme, c’est d’étonner.

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Alexandre Bies: Oscar Wilde : le dandysme ou la poétique de soi

Oscar Wilde : le dandysme ou la poétique de soi

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Alexandre BiesCentre de Recherches en Histoires des IdéesUniversité Nice Sophia Antipolis

Abstract: Wilde’s works contain numerous dandies or aesthetes, who may be considered as the spokesmen of their author, a dandy worshipping beauty. Unfortunately, his works seem to be overshadowed by the legendary nature of his life, full of excesses. But dandyism regards existence itself as a work of art, or even as the supreme art. Facing society and its bourgeois values, dandyism would then allow to free oneself from social determinism and to create one’s own identity, using art as a model.

Keywords: dandyism, aestheticism, art, aesthetics of existence, beauty, taste.

Dans l’ouvrage qu’il consacre à Oscar Wilde quelques années après sa mort, André Gide porte d’emblée un jugement sévère à son égard. De façon concise et néanmoins péremptoire, il affirme que « Wilde n’est pas un grand écrivain »1. Selon un mot que lui aurait confié Wilde lui-même, le défaut de sa production littéraire s’expliquerait par le fait qu’elle aurait été négligée au regard de l’existence elle-même. Albert Camus reprendra plus tard la formule, considérant avec moins d’indulgence, que le même génie est à l’origine de la vie et de l’art2. Alors que Gide mettait en avant le « grand viveur » ou le « brillant causeur », le conteur à la personnalité excentrique et fascinante qui suscite l’admiration par son vêtement, sa conversation ou ses traits d’esprit, Camus refuse à Wilde toute...

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