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Si on a du jazz, pas besoin de schnaps

Jazz, négritude et démocratie sous la République de Weimar- Mit einer umfangreichen Zusammenfassung in deutscher Sprache

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Pascale Cohen-Avenel

Cet ouvrage traite du jazz dans la perspective des sciences de la culture et cherche à rendre compte de la fascination qu’il a exercée sur la société de la République de Weimar. Il s’appuie au premier chef sur la réception du jazz dans les revues littéraires et culturelles et ne néglige pas, à côté des publications progressistes, les organes conservateurs (voire même clairement racistes). Il s’agit en effet de voir dans quelle mesure le débat sur le jazz est lié à la recherche d’une culture républicaine démocratique.
Dieses Buch enthält eine umfangreiche deutschsprachige Zusammenfassung.

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Conclusion : Le jazz en quête d’Allemagne 289

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Conclusion : Le jazz en quête d’Allemagne Ainsi le débat sur le jazz sous la République de Weimar n’en a-t-il jamais été véritablement un dans la mesure où à aucun moment le dialogue n’a pu s’instaurer entre les différentes représentations de cette musique au sein même de ses plus fervents admirateurs. Bien que l’appartenance politique des commentateurs conditionne leur refus ou leur acceptation du jazz, les motivations de chacun sont beaucoup plus nuancées ; l’Américanisme ou l’adhésion à la Nouvelle Objectivité, qui lui sont a priori favorables, ne suffisent pas toujours à justifier les prises de positions des critiques. Ce manque de dialogue se retrouve aussi dans la dimension que les analystes accordent au jazz : simple support à la danse ou porteur de valeurs culturelles, voire de valeurs politiques démocratiques, capitalistes ou fascistes. Les stratégies de défense ou de dénigrement du jazz sont extrêmement diverses – ce qui constitue toute la richesse, mais aussi toute la complexité du discours sur le jazz. Cette diversité n’est toutefois pas uniquement idéologique, elle est liée à la définition même du jazz d’un point de vue concret. C’est ainsi que Theodor Adorno l’assimile finalement à l’ensemble de la musique légère dont il caricature tous les excès dans le jazz1, devenu le symbole de la musique commerciale et d’un art que l’on consomme comme n’importe quelle production industrielle éphémère puisque soumise à la mode. Quoique l’imprécision de la définition...

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