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Die Protokollbücher des Ordens vom Goldenen Vlies

Teil 4: Der Übergang an das Haus Habsburg (1477 bis 1480)

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Edited By Sonja Dünnebeil

Das 4. Protokollbuch des Ordens vom Goldenen Vlies berichtet in französischer Sprache über die Aktivitäten des Ordens zwischen 1477 und 1480. Höhepunkt dabei ist das prachtvolle Fest in Brügge im Frühjahr 1478: Hier wurde der neue Herzog von Burgund, der Habsburger Maximilian I., zum neuen Souverän eingesetzt, womit der Beginn einer neuen Ära im krisengeschüttelten Burgund symbolisiert werden sollte. Mit den präzisen Angaben über Ort der Versammlungen, Teilnehmer, Tagesordnungspunkte, Beschlüsse, Neuwahlen und Zeremonien bietet die Edition der Protokolle nicht nur eine bisher unbeachtete Quelle zur Ordensgeschichte, sondern eröffnet auch einen interessanten Blick auf die kritische Zeit Burgunds, denn sie berichtet auch von Identität, Sozialkontrolle sowie von Treue und Verrat.
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Teil 2: Das Ordensfest 1478 in Brügge

Teil 2:   Das Ordensfest 1478 in Brügge

[fol. 29r/1r]1

[70]      [Es folgen die Eintragungen zum 21. Ordensfest, abgehalten 1478 in Brügge.]

Cy apres s’ensuivent les actes du xxje chappittre du noble ordre de la Thoison d’or,2 tenu et celebré par tresexcellent et trespuissant prince monseigneur le duc Maximilian, duc d’Austrice, de Bourgoingne, de Brabant etc., apres qu’il avoit relevé et receu ledit ordre comme chief et souverain d’icellui en sa ville de Bruges par la maniere contenué et declairee ou quayer icy precedent l’an M cccc lxxviij.

30.   April 1478

[71]      [Die versammlten Mitglieder warten auf das Erscheinen des neuen Souveräns.]

Ledit darrenier jour dudit mois d’avril l’an milquatrecens soixante dixhuit3 qui fut le jour de l’ascension Nostre Seigneur, apres disner devant vespres, se assamblerent oudit lieu cappitulaire messeigneurs les chevaliers freres et compaignons de l’ordre cy apres nommez. C’est assavoir messire Jehan, seigneur de Lannoy {50}, monseigneur Adolf de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, messire Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, messire Phelippe de Croy {74}, conte de Chimay, et messire Engelbert, conte de Nassow {77}, seigneur de Breda, ensemble les quatre officiers dudit ordre. Et en attendant la venue de monseigneur le duc, chief et souverain d’icellui ordre, fut par eulx ung peu loqueté des affaires du mesme ordre dont faisoit a advertir mondit seigneur, mais obstant qu’il estoit ja tard et qu’il leur faloit aler aux vespres premieres de la feste dudit ordre, anticipees pour cause et en la maniere dessus declarees,4 fut leur advis et conclusion pour ceste fois que de riens ilz ne parleroient a mondit seigneur le souverain devant vespres, mais seulement a lui se presenteroient et reverenment et humblement le remercieroient et feroient remercier encore de rechief du grant honneur que pour ce jour il leur avoit fait et demonstré et audit ordre en ce qu’il s’estoit fait chevalier et avoit receu et relevé ledit ordre comme chief et souverain d’icellui. Et entretant y est survenu mondit seigneur, mis et colloqué en son siege, illec pour lui ordonné et richement paré comme siege du souverain dudit ordre.5 ← 105 | 106 →

[72]      [Der Kanzler dankt dem neuen Souverän im Namen der Mitglieder für dessen Übernahme des Ordens und weist ihn darauf hin, dass einige Ordensangelegenheiten zu klären sind.]

Item et mondit seigneur le duc ainsi estant assis oudit siege, mesdis seigneurs les chevaliers freres et compaignons de l’ordre treshumblement par la bouche dudit reverend pere monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier dudit ordre, l’ont remercié par congratulacion deue de son joieux advenement, de l’onneur qu’il avoit fait et faisoit a l’ordre et a la noble compaignie d’icellui, moult joyeux de ce et consolez et mesmement rendant graces a Dieu tresdevotement de ce qu’il lui avoit pleu leur pourveoir d’un si tresnoble et tant verteux prince, pour estre leur chief et souverain oudit ordre. Et combien qu’il eust des affaires beaucop en l’ordre, toutevoie veans mesdis seigneurs qu’il estoit tard et <qu’il estoit> heure pour aler a vespres, ilz attendroient de plusavant lui <en> parler et de mettre chose aucune en termes jusques au retour desdis vespres.

[73]      [Der Souverän bedankt sich und äußert seine Freude, dem Orden als Souverän angehören zu dürfen, und erkärt sich bereit, über die Ordensangelegenheiten zu sprechen.]

Oyes lesquelles remonstrances et remerciemens, mondit seigneur le souverain benignement recueillant mesdis seigneurs les chevaliers freres et compaignons de l’ordre et les officiers aussi, dit et respond liberalement qu’il l’avoit fait volentiers et lui estoit grant plaisir de estre en ceste compaignie et d’en estre le chief et qu’il semploieroit a son povoir6 pour entretenir ledit ordre et aussi s’il povoit le augmenter. Et en oultre que lesdiz seigneurs freres le advertissent de ce qu’il devoit faire et volentiers le feroit, qu’il estoit content de s’en aler a vespres, au retour desquelles il seroit tout prest avec eulx en tout ce qui seroit a faire.

[74]      [Jean Gros ist während der Vakanz zum Trésorier ernannt worden und bittet nun um seine offizielle Bestätigung seines Amtes.]

Du tresorier de l’ordre.7

Retenue de maistre Jehan Gros a l’office de tresorier de l’ordre8

[a]9 Apres ceste response de mondit seigneur le souverain s’est mis a genoulx oudit chappittre devant mondit seigneur le souverain maistre Jehan Gros, remonstrant que pieça feu monseigneur le duc Charles {34}, que Dieu absoille, en son vivant chief et souverain du noble ordre de la Thoison d’or, pour consideracion de ses services et pour aultres causes a ce le monvans le avoit eu fort pour recomandé a l’office du tresorier de l’ordre quant premiers il vaqueroit par trespas, cession, <ou> resignacion ou autrement ← 106 | 107 → [fol. 29v/1v] comment qu’il fust et qu’il lui donnoit de estre preferé devant tout aultre. Parquoy, vacant darrenierement ledit office de tresorier par le departement de cellui qui darrenierement l’avoit excercé,10 il avoit adverti de ce que dit est mondit seigneur le duc et pluseurs de messeigneurs les freres de l’ordre dessusdit et en fait apparoir, parquoy avoit lors pleu a mondit seigneur par l’advis d’aucuns de messeigneurs lesdis chevaliers freres de l’ordre icy presens lors estans lez lui et du consentement d’aucuns autres absens, le ordonner et commettre a l’administracion et excercice dudit office de la tresorrie de l’ordre par maniere de provision jusques autrement en seroit pourveu et ordonné en l’assamblee lors prouchaine avenir de mesdis seigneurs les chevaliers freres dudit ordre, et ce a cause que icellui ordre n’avoit lors aucun chief et que mondit seigneur le duc n’avoit encore relevé ne receu ledit ordre. Et en vertu de sadite commission faite par maniere de provision il avoit fait le serment accoustumé dudit office de tresorier et receu en administracion et garde les joyaulx, manteaulx, escriptures et autres biens dudit ordre que encores il gardoit.11

[b] Consideré d’onques que mondit seigneur le duc avoit a ce jour relevé et receu ledit ordre de la Thoison d’or comme chief et souverain d’icellui et que lui et mesdis seigneurs estoient assamblez en leur chappittre, supplia12 treshumblement ledit maistre Jehan Gros a mondit seigneur le souverain et a tous mesdis seigneurs les chevaliers freres dudit ordre illec presens, que a mondit seigneur pleust de sa grace par l’advis de mesdis seigneurs les freres lui confermer, ottroier et donner plainement et de nouvel, se mestier estoit, ledit office de tresorier pour par lui le povoir, retenir, garder et excercer dorsenavant et en joyr ensemble des gaiges, robes ou pension, honneurs, prouffis, prerogatives, franchises, libertez et autres drois et emolumens accoustumez et qui y appartiennent selon les status et ordonnances dudit ordre.

[c] Oyé laquelle supplicacion dudit maistre Jehan Gros, il a esté fait retraire hors du chappittre pour par mesdis seigeneurs y avoir leur advis apres lequel lui seroit fait response.

[d] Et ledit maistre Jehan Gros parti du chappittre, monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, a par le commandement de mondit seigneur le souverain demandé les opinions sur ladite supplicacion d’icellui maistre Jehan Gros et pour savoir s’il avoit chose a redire en sa personne, parquoy il ne deust porter et excercer ledit office de tresorier de l’ordre.

[e] Et ouys les veux de tous mesdis seigneurs les chevaliers freres non saichant que tout bien en la personne dudit maistre Jehan Gros, et icellui rappellé, par leur advis ← 107 | 108 → et deliberacion mondit seigneur le souverain l’a confermé oudit office de tresoirer et le lui a donné de nouvel avec les gaiges, robes ou pensions, prerogatives, franchises, libertez et aultres drois, prouffis et emolumens accoustumez et qui y appartiennent, dont il a de rechief fait le serment oudit chappittre en la presence de mesdis seigneurs selon les articles et chappittres desdis ordonnances dudit ordre, touchans et regardans ledit office de tresorier d’icellui ordre, et m’a commandé mondit seigneur le souverain d’en faire audit maistre Jehan Gros ses lettres patentes en forme deue soubs le seel de l’ordre.13

[f] Dont ledit maistre Jehan a remercié treshumblement mondit seigneur le<s> souverain et tous mesdis seigneurs les chevaliers freres dudit ordre.

[fol. 30r/2r]

[75]      [Der gemeinsame Gang zum Vesper-Gottesdienst.]

Ce fait mondit seigneur le souverain est allé a vespres.14 Et en y alant les chevaliers [et] escuiers de l’ostel alerent tous a piet, et apres suivrent les officiers d’armes, aussi a piet vestus de leurs cottes d’armes. Et apres lesdis officiers d’armes Thoison d’or, le roy d’armes, alant a cheval et apres lui le graffier et le tresorier apariez ensemble, puis monseigneur l’evesque de Tournay seul. Apres mondit seigneur de Tournay monseigneur le conte de Nassouwe {77}, chevalier frere, aussi seul pour ce que le nombre de messeigneurs les chevaliers freres estoit non per. Apres lui suivirent les autres mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre, deux a deux, les plus jeunes devant et consequenment les anchiens. Et mondit seigneur le duc seul le darrenier comme chief et souverain dudit ordre. Apres mondit seigneur suivrent pour l’accompaingner reverend pere en Dieu monseigneur l’evesque Sibinicensis,15 orateur de nostre Saint Pere cum potestae legati, monseigneur l’evesque de Mets16, monseigneur Jaques de Savoye {84}, conte de Romont,17 monseigneur Phelippe de Cleves, filz de monseigneur de Ravestein {55},18 messeigneurs les contes de Saintpol ← 108 | 109 → {83}19 et de Porcien20 et pluseurs aultres princes et grans seigneurs et messeigneurs les presidens et autres notables du conseil de mondit seigneur, tous a cheval.21

[76]      [Einzug in die Kirche und Platzierung.]

Mondit seigneur le duc arrivé a la porte de l’eglise Saint Saulveur, lui vint au devant tout le clergié processionellement et mondit seigneur de Tournay, chancellier de l’ordre, ja revestu de chappe ecclesiastique moult riche et belle22 cum infula et baculo pastorali, accompaignié d’autres pluseurs prelas, lui vint baillier l’eaue benite a l’entree de ladite eglise. Et le clergié ensemble23 lesdis prelas ont ainsi convoié et conduit processionellement et tout chantant mondit seigneur le souverain jusques ou grant chœur d’icellui eglise. La ou mondit seigneur arrivé s’est mis en son siege, richement paré de ciel dorssier,24 et devant de bien riche drap d’or fait, [au dessus] lequel siege estoit mis le tableau de ses armes et pardessus sondit tableau le blason des armes de feu mondit seigneur le duc Charles {34}, son beaupere et predecesseur, tout d’une mesme longuer et largeur qu’estoit ledit tableau desdis armes de mondit seigneur.25 Messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre se mirent aux deux ren[g]s es haultes formes, chascun soubz le tableau de ses armes.26 Et les trois officiers de l’ordre, assavoir le tresorier, le graffier et le roy d’armes, se mirent devant mondit seigneur sur le banc illec pour eulx ordonné. Et les autres officiers d’armes se mirent es basses formes des deux ren[g]s de tous vestus de leurs cottes d’armes, saulf ledit Thoison d’or qui avoit le grant collier, servant pour son office a tour du col.27 ← 109 | 110 →

[77]      [Der Orden versammelt sich nach dem Gottesdienst zu einer Sitzung.]

L’assise du premier chappittre de ceste feste28

Apres vespres mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre ensemble les quatre officiers sont retournez devers l’ostel de mondit seigneur par les mesmes chemin et ordonnance que venus estoient. Et mondit seigneur retourné en sondit hostel, il s’est retrait ou chappittre et mesdis seigneurs les chevaliers freres ensemble les quatre officiers avec lui. Mondit seigneur s’est mis et assis en son siege et messeigneurs les chevaliers freres es bancs des deux rengs au dextre et au senestre. Et lesdis <quatre> officiers ou petit darrenier la table a l’opposite de mondit seigneur pour eulx ordonnez au debout du parquet consistorial.

[78]      [Diskussion, wie mit den fünf in Frankreich befindlichen Mitgliedern während der Offrande verfahren werden soll.]

Touchant les v chevaliers estans en France29

En ce chappittre a esté premierement adverti mondit seigneur le souverain, pour ce qu’il estoit nouvel en l’ordre, des ceremonies qui seroient a tenir en l’eglise le lendemain a l’offrande de la [fol. 30v/2v] grant messe et l’autre jour apres a la messe des ames. Et lui a fait rapport monseigneur de Tournay, chancellier, par l’ordonnance de mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre de ce que desja avoit par eulx esté avisé saulve sa bonne correction, touchant les ceremonies de ladite offrande, pour lesdis deux messes solemnelles, mesmement au regart30 des v chevaliers estans ou parti contraire. Assavoir que pour eulx nulle offrande ne seroit et qu’ilz ne seroient appellez pour y aller, mais a leur tour qui seroit pour les appeller le roy d’armes Thoison d’or yroit devant les lieux des tableaux de leurs armes, faisant petite inclinacion de la teste devers leursdis tableaux et sans mot dire passeroit oultre et yroit appeller le plus prouchain apres eulx non noté, tant d’ung lez que d’aultre.31 Lequel advis a bien pleu a mondit seigneur. Et combien qu’il eust samblé a aucuns de mesdis seigneurs, que le cas de monseigneur le bastart {54} et de monseigneur Jaques de Luxembourg {67}, qui avoient esté prins en exploit de guerre ou service et en la querelle de feu mondit seigneur le duc Charles {34}, parquoy encore se povoient presumer estre prisonniers du roy, fust different et non pareil au cas des autres trois chevaliers, assavoir des sires de la Roiche de Nolay {60}, d’Escardes {69} et de Clessy {65}, qui de leur volunté sans constrainte nulle s’estoient tournez au parti contraire; veu que ce que mondit seigneur le bastart et monseigneur Jaques en avoient fait ou faisoient estoit vraissemblablement contre leur cuer et volunté et par constrainte a qouy l’on deust avoir regart; toutevoye <finablement> la chose bien debattue, consideré mesmement et attendu que deux ← 110 | 111 → de mesdis seigneurs les chevaliers freres presens en ce chappittre affermoient avoir veu de leurs yeulx, que ledit monseigneur Jaques de Luxembourg avoit relenqui et delaissié le collier de l’ordre de la Thoison d’or et portoit au col le collier de l’ordre du roy de France; qu’il estoit aussi tout notoire selon le rapport et tesmoingnaige de pluseurs nobles hommes et d’autres gens de bien affermans avoir veu, que mondit seigneur le bastart de Bourgoingne, <avoit> delaissié le collier dudit ordre de la Thoison d’or, portoit publiquement le collier dudit ordre dudit roy de France, ce qu’ilz n’avoient peu ne d’eu faire selon les status et ordonnances d’icellui ordre de la Thoison d’or que chascun d’eulx solemnellement avoit jurez et promis: La conclusion dudit chappittre finablement a esté par l’accord et consentement commun d’eulx tous, qu’il seroit fait d’eulx deux comme des aultres trois dessusnommez en tant qu’il touchoit la mistere de ladite offrande. Mais s’ilz vouloient cy apres dire ou alleguer aucune chose pour leur excuse, ilz seroient oys et l’ordre y auroit lors tel regard qu’il appartendroit.32

[79]      [Die Mitglieder werden aufgefordert, über mögliche Kandidaten für die Neuwahl nachzudenken.]

Touchant les elections a faire33

Apres a esté loqueté et parlé du fait des elections a faire pour remplir les lieux des chevaliers freres trespassez oudit ordre depuis le chappittre d’icelle darrenier present34 et y ont esté nommez pluseurs tresexcellens princes et autres grans seigneurs et nobles hommes de divers royaumes, <et> provinces et pays, et mesmement pluseurs des pays et seignories de mondit seigneur le souverain et tant de son hostel comme aultres. Les noms et surnoms desquelz Thoison d’or, le roy d’armes, avoit mis par escript en une cedule que [!] [fol. 31r/3r] y fut levé pour par mesdis seigneurs y penser.35 Ont aussi mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre fait advertir mondit seigneur le souverain que, s’il avoit affection ou desir a aucuns particuliers pour les avoir accompaingnez a l’ordre, que son plaisir fust de le leur dire pour aussi y penser. Surquoy mondit seigneur le souverain a fait ouverture touchant aucuns de son hostel, mais pour ce qu’ilz n’estoient encores point chevaliers s’en passoit disant qu’il y penseroit.36

[80]      [Vor der Wahl sollen noch die corrections durchgeführt werden. ]

Que premiers l’on besongneroit sur le fait des corrections37

Ce fait pour ensuir les status et ordonnances de l’ordre en la maniere accoustumee par cy devant a esté deliberé et declaré par le chappittre dudit ordre que preallablement et premiers l’on y besoigneroit sur le fait des corrections des messeigneurs de l’ordre que ← 111 | 112 → on fait desdites elections.38 Et pour ce qu’il estoit tard a la chose esté remise jusques au lendemain.

1.   Mai 1478

[81]      [Am Morgen des 1. Mai begegeben sich die Mitglieder in die Kirche, um an der Großen Messe teilzunehmen.]

Le lendemain, qui fut le premier jour du mois de may l’an xiiijC lxxviiij dessusdit39 mondit seigneur le souverain et messeigneurs de Lannoy {50}, de Ravestein {55}, de Gruythuse {61}, de Chimay {74} et de Nassowe {77}, chevaliers freres et compaignons, ensemble les quatre officiers de l’ordre, cy dessus nommez, environ ix heures du matin, tous revestus et habillez des habis dudit ordre, chascun a son endroit, partirent de la court et alerent devers ladite eglise Saint Saulveur pour y oyr la grant messe, et tant y aller comme au retourner fut moult noblement et honnestement accompaigné mondit seigneur et y fut gardee l’ordonnance du soir precedent.40

[82]      [Zum Ablauf der Großen Messe.]

Et mondit seigneur le souverain de l’ordre arrivé et descendu devant ladite eglise, lui et ceulx de l’ordre gardans leur ordonnance premiere, sont allez tout droit passans parmy la nef d’icelle jusques ou grant chœur, la ou mondit seigneur s’est mis en son siege, pour lui illec ordonné et paré, et messeigneurs les chevaliers freres se sont mis chascun soubz le tableau de ses armes es deux rengs des haultes formes. Et les trois officiers, assavoir les tresorier, graffier et roy d’armes dudit ordre, se sont tenus devant mondit seigneur ou banc, pour eulx illec ordonné. Et mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, s’est revestu pour dire la grant messe. Et mondit seigneur le souverain ainsi arrivé en sondit siege, monseigneur l’evesque de Tournay accompaigné d’autres deux prelas, revestus pour lui ministrer, l’ung comme diacre et l’autre comme soubzdiacre porta[n]s leurs bastons pastoraulx comme lui, est venu baillier l’eaue benoite a mondit seigneur. Et ce fait, tantost il est retourné vers l’autel et a commencié ladite grant messe. Laquelle s’est celebree moult solemnellement et devotement a orgues et a discant et jubilacion et continuee jusques a l’offertoire inclus. A la fin duquel offertoire monseigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres se sont disposez et preparez pour aler a l’offrande41 pour laquelle faire y ont esté gardees et observees les ceremonies qui s’ensuivent. C’est assavoir:42 ← 112 | 113 →

[83]      [Der Souverän wird als erstes zur Offrande aufgerufen.]

S’ensuit la mystere de l’offrande solemnelle du jour de la feste43

Touchant les ceremonies – de l’offrande44

Que le roy d’armes Thoison d’or s’est venu premierement presenter devant mondit seigneur le souverain et illec il a appellé a haulte voix icellui monseigneur le souverain pour venir a l’offrande, le nommant reverenment et honnerablement par son nom [fol. 31v/3v] et par ses tiltres et dignitez comme chief et souverain du noble ordre de la Thoison d’or.45 Lequel ouy, mondit seigneur tantost s’est descendu et parti de sondit siege et seul allé faire son offrande d’ung denier d’or au prelat devant ledit autel, ledit roy d’armes le convoiant et alant devant lui. Et son offrande faite, mondit seigneur est retourné vers sondit siege et au passer et repasser mesdis seigneurs les chevaliers freres ensemble les autres officiers lui ont faite reverence deue.

[84]      [Aufruf der Könige von Aragon und England.]

Apres a ledit roy d’armes Thoison d’or appellé au lez dextre treshault et tresexcellent prince le roy d’Arragon {57} et au lez senestre treshault et trespuissant prince le roy d’Angleterre {63}, les nommant chascun par leurs noms, tiltres et dignitez pour chascun d’eulx venir a l’offrande ou procureur pour eulx. Ouy lequel appel monseigneur Adolff de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, est parti de son lieu du lez senestre et tiré ou lieu dudit roy d’Arragon qui estoit le premier audit lez dextre pour tenir son lieu.46 Et monseigneur de Gruythuse {61}, conte de Wyncestre, s’est parti de son lieu du costé dextre et allé mettre ou lieu premier du costé senestre soubz le tableau des armes dudit roy d’Angleterre pour le representer selon l’ordonnance sur ce faite ledit penultieme jour du mois d’avril precedent.47 Et lesdis representacions ainsi faites pour ces deux roys, mesdis seigneurs de Ravestein et de Wyncestre sont descendus et eulx venus joindre ensemble ou milieu dudit chœur devant mondit seigneur le souverain lui faire la reverence et d’illec sont allez vers l’autel conjoinctement faire offrande pour lesdis roys, Thoison d’or les convoiant et allant devant eulx. Apres laquelle offrande faite, sont ensemble retournez jusques au lieu de leurdis premiere assamblee <la> devant mondit seigneur lui faisant le reverence et d’illec sont retournez et allez chascun vers son lieu propre soubz les tableaux de leurs armes.

[85]      [Aufruf der Könige von Sizilien und Kastilien.]

Et apres est alé ledit Thoison d’or devant le second lieu du lez dextre, ou il a appellé pour venir a l’offrande tresexcellent don Fernande {72}, roy de Jherusalem, de Secille et de Naples. Et de la est il alé devant le second lieu du lez senestre, ou il a appellé ← 113 | 114 → le tresexcellent infant don Fernande {71}, roy de Castille, de Leon, de Cecille etc., prince de Navarre, pour venir a l’offrande. Lequel appel ouy, tantost monseigneur le conte de Chymay {74}, procureur dudit roy de Naples, fondé de povoir et procuracion souffisante48 dont il est apparu, s’est parti de son lieu privé qui estoit ou mesme costé dextre et s’est49 alé mettre ou lieu dudit roy de Naples. Et monseigneur de Lannoy {50} s’est parti de son lieu privé qui estoit au lez senestre et [s’est] alé mettre ou lieu dudit roy de Castille estant ou mesme costé pour le representer. Et ce fait, sont eulx d’eulx descendus <et vennus> des lieux desdis excellens roys et venus joindre ensemble [fol. 32r/4r] ou milieu dudit chœur devant mondit seigneur le souverain et la reverence a lui faite, ilz sont conjonctement allez a l’offrande, ledit Thoison d’or, roy d’armes, alant devant eulx et les convoiant. Et leurdite offrande faite, sont retournez ensemble jusques devant ledit siege de mondit seigneur, la ou la reverence faite, ilz sont deppartis et tirez chascun d’eulx en son sondit lieu privé.

[86]      [Aufruf von Jean de Melun, Herr von Anthoing.]

Ce fait, Thoison d’or, le roy d’armes, passant les lieux de feu messire Anthoine, seigneur de Croy {15}, au costé dextre et de feu monseigneur le duc d’Alençon {39} du costé senestre, trespassez, appella audit lez dextre messire Jehan de Melun {28}, seigneur d’Anthoing, absent, pour venir a l’offrande ou procureur pour lui. Au lez senestre ou lieu opposite dudit monseigneur d’Anthoing estoit le blason des armes de feu messire Balduin de Lannoy {19}, jadis seigneur de Molembais, trespassé, parquoy n’y appella nul. Mais tantost s’est parti de son propre lieu mondit seigneur de Chymay {74} et alé mettre ou lieu50 dudit monseigneur d’Anthoing estant au mesme lez dextre comme son procureur pour tenir son lieu et le representer. Et ce fait, icellui monseigneur de Chymay est venu seul devant mondit seigneur le souverain lui faire la reverence et apres ledit Thoison d’or alant devant lui, il est allé offrir pour et ou lieu d’icellui monseigneur d’Anthoing. Apres laquelle offrande faite, il est retourné jusques devant mondit seigneur le souverain, lui faire la reverence deue et, ce fait, il est retourné en son privé lieu dont il estoit party.

[87]      [Aufruf von Jean de Neufchâtel.]

Ce fait est ledit roy d’armes Thoison d’or venu appeller audit lieu dextre messire Jehan de Neufcastel {52}, seigneur de Montagu, absent, pour venir a l’offrande ou procureur pour lui. Au lez senestre ou lieu opposite estoit le blason des armes de feu messire Symon de Lalaing {26}, jadis seigneur de Montigny, trespassé, parquoy ledit roy d’armes n’y appella nul. Mais tantost messire Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wyncestre, se partit de son propre lieu ou lez dextre et se alla mettre ou lieu dudit seigneur de Montagu, pour le representer et supplier son lieu. Et incontinent il est descendu et venu devant mondit seigneur le souverain, lui faire la reverence. Laquelle faite, ledit roy d’armes Thoison d’or alant devant lui et le convoiant il est allé offrir pour icellui seigneur de Montagu. Laquelle offrande faite, il est retourné jusques devant mondit seigneur le souverain, lui faire la reverence comme devant et ce fait s’est alé remettre en son lieu premier. ← 114 | 115 →

[88]      [Aufruf von Ludwig von Brügge, Herr von Gruuthuse.]

Apres est venu ledit roy d’armes Thoison d’or au costé dextre devant le lieu des armes de messire Phelippe Pot {60}, seigneur de Roiche de Nolay, estant en France. Et faite petite inclinacion de la teste devers lesdis armes sans mot dire et sans appeller aussi le frere opposite du lez senestre,51 assavoir feu messire Jehan, ber et seigneur d’Auxy {45}, car il estoit trespassé, il est passé oultre et alé devant monseigneur de Gruythuse {61}, conte de Wyncestre, present en personne audit costé dextre, lequel il a appellé pour venir a l’offrande. Au lez senestre il n’a point appellé, car feu messire Henry de Borssele {44}, seigneur de la Vere, a lui opposite, estoit trespassé.

[89]      [Aufruf von Johann, Hz. von Kleve.]

Ce fait, est venu ledit roy d’armes devant le lieu des armes messire Phelippe de Crevecuer {69}, seigneur d’Escardes, estant aussi en France. Vers lesquelles armes il a semblablement fait [fol. 32v/4v] petite inclinacion de la teste et passé oultre sans mot dire. Au lez senestre a lui opposite estoit le blason des armes de feu messire Regnault, seigneur de Brederode {43}, trespassé, parquoy ledit roy d’armes ne l’a point appellé. Apres est icellui roy d’armes Thoison d’or alé au lez senestre devant le lieu des armes de hault et puissant prince monseigneur Jehan, duc de Cleves {47}, conte de la Marke, absent, et a illec appellé mondit seigneur le duc de Cleves pour venir a l’offrande ou procureur pour lui. Et de la est ledit roy d’armes retourné au lez dextre devant le lieu des armes de messire Jaques de Luczembourg {67}, seigneur de Richebourg, estant aussi en France. Devers lesquelles armes il a fait petite inclinacion la de teste comme il avoit ja fait devant celles desdis freres de la Roiche {60} et d’Escardes. Et ce pendant est parti de son lieu propre monseigneur Adolph de Cleves {55}, seigneur de <Ra> Ravestein, qui estoit du mesme costé senestre et s’est alé mettre ou lieu de mondit seigneur de Cleves, son frere, pour le representer et pour lui aler faire l’offrande. Et ladite representacion faite, est mondit seigneur de Ravestein descendu devant le lieu de mondit seigneur le souverain, lui faire la reverence. Apres laquelle il est alé offrir pour icellui monseigneur le duc de Cleves, son frere, convoyé par ledit roy d’armes Thoison d’or. Et a son retour de ladite offrande en passant devant mondit seigneur, la reverence a lui faite, il s’est alé remettre en son lieu propre.

[90]      [Aufruf von Jean de Lannoy.]

Ce fait est le roy d’armes Thoison d’or alé au lez senestre devant monseigneur de Lannoy {50}, present en personne. Lequel il a appellé pour venir a l’offrande et de la est ledit roy d’armes retourné vers le lez dextre devant le lieu des armes de messire Jehan de Damas {64}, seigneur de Clessy, aussi estant en France. Devers lesquelles armes il a fait petite inclinacion de la teste sans mot dire, comme devant les autres trois dessus nommez. Et ce pendant est descendu de son lieu mondit seigneur de Lannoy et venu devant monseigneur le souverain lui faire la reverence et de la est alé devers l’autel faire son offrande, convoyez ledit roy d’armes alant devant lui, et a son retour passant devant mondit seigneur lui a fait reverence et s’est mis en son lieu premier. ← 115 | 116 →

[91]      [In der nächsten Reihe gibt es keinen Aufruf, da Anton, Bastard von Burgund, sich in Frankreich befindet und Louis de Chalon verstorben ist.]

Apres est le roy d’armes Thoison d’or alé au lez sensestre devant les armes de monseigneur Anthoine, bastart de Bourgoingne {54}, estant en France. Devers lesquelles armes il a fait petite inclinacion de la teste, sans mot dire ainsi qu’il avoit fait des autres quatre dessus nommez. Et pour ce que le siege opposite, assavoir feu monseigneur Loys de Chalon {64}, seigneur de Chastaeuguion, estoit trespassé, Thoison d’or n’y a nul appellé.

[92]      [Aufruf von Philipp von Savoyen und Adolf von Kleve.]

Consequenment est alé le roy d’armes Thoison d’or devant le lieu des armes de monseigneur Phelippe de Savoye {68}, conte de Baugey, absent, lequel il a appellé pour venir a l’offrande ou procureur pour lui. Et de la s’est tourné [fol. 33r/5r] devers le lez senestre devant monseigneur Adolph de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, present en personne. Lequel il a aussi appellé52 pour venir a l’offrande. Et entretant est parti de son lieu du lez senestre messire Engelbert de Nassouwe {77} et s’est alé mettre ou lieu de monseigneur de Baugey le representer pour aler faire pour lui offrande. Et ce fait, sont descendus mesdis seigneurs de Ravestein et de Nassouwe desdis lieux jusques devant mondit seigneur le souverain, la ou ilz se sont joins ensemble, et la reverence faite a mondit seigneur le souverain, sont alez a l’offrande, convoiez par ledit roy d’armes alant devant eulx et a leur retour, venus devant mondit seigneur et la reverence faite, se sont departis et alez mettre chascun en son propre lieu premier.

[93]      [Aufruf von Philipp de Croy, Gf. von Chimay.]

Apres ce, delaissez par ledit roy d’armes Thoison d’or les lieux des blasons des armes de feu messire Jehan de Reubempre {73}, jadis seigneur de Bievre, au lez dextre et de feu monseigneur Adolf de Gheldres {58} au lez senestre, trespassez, est il alé audit lez dextre devant le lieu de monseigneur le conte de Chymay {74}, present en personne, lequel il a appellé pour venir a l’offrande. A l’opposite du quel au lez senestre estoit le blason des armes de feu messire Guy, jadis seigneur de Humbercourt {76}, conte de Megen, trespassé. Parquoy mondit seigneur de Chymay seul est descendu de son lieu et, venu devant mondit seigneur, lui faite la reverence et de la passé oultre et alé faire son offrande, convoié par ledit roy d’armes Thoison d’or, alant devant lui et faite la reverence a mondit seigneur a son retour, il s’est remis en son premier lieu.

[94]      [Als letztes wird Engelbert von Nassau aufgerufen.]

Ce fait est alé ledit roy d’armes Thoison d’or au lez senestre devant monseigneur Engelbert, conte de Nassouwe {77}, present en personne, lequel il a appellé pour venir a l’offrande. Et pour ce que a l’oppossite de lui au lez dextre estoit le blason des armes de feu messire Jehan de Luczembourg {75}, jadis conte de Marle, trespassé, est mondit seigneur de Nassouwe alé seul et le darrenier faire son offrande, convoyé par ledit roy d’armes, alant devant lui et a son retour d’icelle, la reverence faite a mondit seigneur en passant, il s’est alé remettre en son lieu premier. Et ainsi a esté parachevé et accompli le mistere de ladite offrande pour ce jour. ← 116 | 117 →

[95]      [Im weiteren Verlauf der Großen Messe werden noch verschiedene Adlige zum Ritter geschlagen.]

Apres laquelle offrande a eu sermon brief et moult notable fait par le prelat disant la messe, assavoir monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, a la declaracion du mistere de ladite Thoison d’or, exhortant et amonestant messeigneurs les chevaliers freres dudit ordre et autres a vie honneste, œuvres et meurs vertueuses. Et a la fin de la messe mondit seigneur le souverain a devant le grant autel fait et cree trois chevaliers,53 assavoir messire Bertremy de Lichtesteyn {85}, son grant maistre d’ostel d’Ostrice,54 messire Bartremy de Starnberg55 et messire Michiel de Traon56, tous nobles Bavieres. Fist aussi chevalier mondit seigneur […] d’Anteluys,57 maistre de d’ostel.58

[96]      [Nach dem Ende des Gottesdienstes kehren alle in die hzl. Residenz zurück.]

Ce fait et le prelat revestu des habis de l’ordre, mondit seigneur le souverain s’est retourné [fol. 33v/5v] vers son hostel et avec lui messeigneurs les chevaliers freres ensemble les officiers de l’ordre, et a esté accompaignié mondit seigneur par l’ordonnance et tenant le chemin premiers.59

[97]      [Das Festmahl.]

Mondit seigneur retourné en son hostel et convoyé parmy la grant salle jusques a la chambre devant le chappittre, assez tost il est venu disner en ladite grant salle, riche ← 117 | 118 → ment a ce paree.60 Et tantost il s’est mis a table et messeigneurs les chevaliers freres avec lui au dextre et au senestre selon leur ordre et les quatre officiers ensemble a l’autre table pour eulx illec ordonnee. A la main senestre le drechoir ou buffet de la credence estoit moult richement furny et garny de beaucop riches<s>, joyaulx et de vaisselle d’or et d’argent de grant valeur. Et fut le disner moult bel, riche, honnorable et plantureux.61 Et les plas de mondit seigneur furent honnorez et accompaignez par messeigneurs le conte de Romont {84}, le marquis de Baden {102}, monseigneur Phelippe de Cleves,62 le conte de Saintpol {83} et autres pluseurs haulx contes, barons et grans seigneurs, a tout jeux et jubilacion de trompettes, menestrers et foison d’officiers d’armes vestus de leurs cottes d’armes en grant nombre.63

[98]      [Vorbereitungen für den Besuch der Vigilien.]

Apres disner, <disner> graces dites et eues aucunes devises, mondit seigneur a mandé querir vin et espices et collacion faite d’iceulx, il s’est retourné en la chambre dudit chappittre, convoyé par mesdis seigneurs les chevaliers freres ensemble les officiers de l’ordre a tout grant noblesse. Et prinse l’eure pour aler a vigilles, chascun s’est retrait et alé devestir des habis de l’ordre devant le lieu capittulaire et retrait jusques a l’eure ordonnee pour aler a vigilles, pour lesquelles chascun se revesteroit d’abis noirs a ce servans en signe et par mistere de deul.64

[99]      [Kleidung und Ausstattung der Kirche für die Totenvigil.]

De l’office des vigilles des mors65

Ledit premier jour dudit mois de may,66 apres disner environ quatre heures, mondit seigneur le souverain moult noblement et honnestement accompaignié et messeigneurs les chevaliers, freres et compaingnons dessus nommez ensemble les quatre officiers dudit ordre de la Thoison d’or, toutes revestus en deul de robes, manteaulx et chapperons noirs, excepté le roy d’armes Thoison d’or, qui n’avoit point de manteau, mais sur sa robe avoit et portoit atour du col ledit grant collier d’icellui ordre67 et son chapperon noir sur l’espalle, allerent devers ladite eglise Saint Salveur de Bruges, pour y oyr lesdis vigilles des mors, que, tantost mondit seigneur venu, y furent dites moult ← 118 | 119 → devotement et reverenment par mondit seigneur l’evesque de Tournay, [fol. 34r/6r] chancellier de l’ordre, accompaignié de beaucop d’abbez mitrez et aultres prelas et grans d’eglise notables. Et pour l’office desdis vigilles et le lendemain a la messe des mors estoient le grant autel et le siege de mondit seigneur le souverain parez richement de draps d’or noirs et les aornemens et habis des officiers de coleur semblable.

[100]    [Der Orden versammelt sich nach dem Gottesdienst zu einer Sitzung.]

Apres lesdis vigilles des mors, mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres et compaignons ensemble lesdis officiers de l’ordre retournez de ladite eglise, se sont incontinent devant le lieu capittulaire devestus des habis de deul et revestus habillez de leurs habis dudit ordre et ainsi retrais ou lieu capittulaire, et a par eulx esté commencié solemnellement le chappittre dudit ordre, mondit seigneur le souverain seant en son siege competant a la dignité et estat du chief et souverain et messeigneurs les chevaliers freres es bancs pour eulx ordonnez es deux rengs au dextre et au senestre, assavoir messeigneurs de Gruythuse {61} et de Chimay {74} au costé dextre et messeigneurs de Lannoy {50}, de Ravestein {55} et de Nassouwe {77} au costé senestre de mondit seigneur, et les officiers ou banc pour eulx ordonné a l’opposite de mondit seigneur le souverain, gardans leur ordre accoustumé.

[101]    [Die Anwesenden verpflichten sich, nichts von dem, was während der Sitzung besprochen wird, nach Außen zu tragen.]

Cy s’ensuit le mistere des corrections

Du serment icy fait68

En ce chappittre, pour proceder et besoingner ou fait des corrections selon la conclusion du soir precedent69 et en ensuivant les statuts et ordonnances de l’ordre,70 tous mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre la presens et pareillement lesdis quatre officiers dudit ordre ont par l’ordonnance de mondit seigneur le souverain promis et juré chascun particulierement et l’un apres autre, de tenir secret tout ce que es conseaulx dudit chappittre seroit dit, traitié et demené, et mesmement les corrections qui se feroient sur les chevaliers d’icellui ordre, sans riens en reveler a aucuns, fors les procureurs des absens qui pourroient advertir leurs maistres de ce qui leur toucheroit seulement, et semblablement et pour le darrenier l’a ainsi juré et promis mondit seigneur le souverain.71

[102]    [Der Kanzler ermahnt die Mitglieder zu einer vorbildlichen Lebensweise.]

L’exhortacion preambulé72

Lesdis sermens ainsi fais, monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, a fait une brieve et sommiere exhortacion a mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre a la louenge et recommendacion de l’ordre de chevalerie et de noblesse, per ← 119 | 120 → suadant la correction des vices, l’amendement et meloracion des meurs et bonne<vie> vie et l’establissement de toutes vertus.73

[fol. 34v/6v]

Touchant les corrections74

[103]    [Engelbert von Nassau wird aufgefordert, den Raum zu verlassen.]

Ceste exhortacion ainsi faite, mondit seigneur le chancellier de l’ordre, pour ensuir l’ordre et forme des statuts dudit ordre, a ordonné de par le chappittre et dit a monseigneur Engelbert, conte de Nassouw {77}, chevalier frere, qui estoit le plus jeune des autres freres illec presens et le darrenier du banc ou costé senestre, qu’il yssist du chappittre jusques il y seroit rappellé. A quoy reverenment et humblement mondit seigneur de Nassow obeit, soy partant dudit chappittre et se retrahit en une autre chambre honneste a ce servant.

Messire Engelbert, conte de Nassouwe75

[104]    [Im Wesentlichen gibt es nichts zu beanstanden, wenngleich er mehrfach in Gesellschaft junger Leute zweifelhaften Rufes gesehen wurde und es ihm an der ehelichen Treue mangle. Diese Verfehlungen werden jedoch seiner Jugend zugeschrieben. Deshalb soll er dafür nicht bestraft, sondern nur zur Besserung ermahnt werden.]

Ledit monseigneur Engelbert, conte de Nassow {77}, frere chevalier dudit ordre ainsi absenté et departi dudit chappittre, ledit monseigneur le chancellier ou nom de mondit seigneur le souverain et par son ordonnance a demandé par ordre a tous messeigneurs lesdis chevaliers freres d’icellui ordre illec presens et a chascun d’eulx particulierement sur le serment par eulx fait audit ordre et commenchant du siege d’embas et procedant continuellement jusques au hault et jusques a la personne de mondit seigneur le souverain inclusivement, s’ilz avoient ouy, savoient ou avoient ouy dire a personne digne ← 120 | 121 → de foy que monseigneur de Nassowe, leur frere et compaignon yssu du chappittre, eust fait, dit ou commis chose que fust contre honneur, renommee, estat et devoir de chevalerie, mesmement contre les status, poins et ordonnances de cest ordre et aimable compaignie et dont elle puist estre blamee ou diffamee aucunement. Et par les scrutine et enqueste sur lui faites a ledit messire Engelbert, conte de Nassouwe, esté loué et recommandé grandement de noblesse et bonnairité, qu’il est belle personne, aimable, doulx et leal envers ses subgiez et voisins et doué de beaucop d’autres vertus, qu’il est aussi haultement et noblement allyé par mariaige, car sa femme est bien prouchaine a l’empereur {94} et aussi a mondit seigneur le souverain de l’ordre.76 Mais qu’il avoit en lui des legieres meurs, conversoit souvent de nuyt et de jour avec jeunes gens et legiers en lieux deshonnestes et publiques, querant ses voluptez, delices et plaisirs, qu’il se delitoit en telles choses et s’en vantoit. Et n’avoit pas grant temps que par nuyt il s’estoit trouvé a Brouxelles en certain lieu avec jeunes gens et legiers la ou l’ung de sa compaingnie avoit battu ung autre d’ung baston tellement que bien brief apres il en morut, dont il se trouva en dangier. Qu’il j[o]uoit volentiers a dez et mesmement que a madame sa femme tant noble il ne portoit pas tel honneur ne tel amour que faire devoit selon le sacrement de mariaige, mais se delitoit plus avec femmes dissolues. Que par fois aussi il avoit esté non chalant es choses dont il avoit charge. Et que encore le jour precedent, combien qu’il fust admonesté et adverti de l’assamblee de messeigneurs ses freres de l’ordre pour y [fol. 35r/7r] venir et entendre avec eulx es besoingnes et affaires dudit ordre, toutevoye ne y estoit il venu ne comparu ne aussi excusé pour aultre affaire, lesquelles choses ont samblé mal seantes en la personne d’ung si noble homme et mesmement en chevalier frere de cest ordre, et qu’il faisoit a blamer et a exhorter qu’il s’en vueille corriger et amender dorsenavant tellement que mondit seigneur et l’ordre ne oyent plus de lui telles choses, mais aient meilleur rapport de lui et de son amendement. Car, combien que pour regart de sa jeunesse77 ilz s’en passent en dissimulant avec lui pour ceste fois qui est la premier depuis qu’il a esté en l’ordre sur espoir de sondit amendement, toutevoie se plus il avenoit qu’ilz eussent de lui telz rappors, ilz n’y pourroient ne vouldroient plus dissimuler ne le passer sans en faire et ordonner sur lui pour l’onneur et descharger dudit ordre et de la compaingnie telle punicion et correction que au cas ils verroient appartenir et que ce seroit exemple aux aultres.

[105]    [Engelbert von Nassau wird vom Ergebnis seiner correction unterrichtet.]

Apres ceste deliberacion a esté rappellé en chappittre ledit messire Engelbert, conte de Nassou {77}, lequel illec venu s’est mis a genoul devant mondit seigneur le souverain a l’entree du part consistorial. Et lui estant ainsi a genoul monseigneur le chancellier de l’ordre par le commandement et ordonnance de mondit seigneur le souverain et du chappittre premierement l’a loué et recomandé de sa noblesse, fidelité, de bonnairité et d’autres ses vertus, mais apres lui a remonstré et declaré bien au long les poins et ← 121 | 122 → choses, dont il avoit esté noté et blamé, le exhortant et advertissant par la maniere cy dessus deliberee et touchee.

[106]    [Engelbert von Nassau bedankt sich und verspricht Besserung.]

Surquoy mondit seigneur Engelbert, conte de Nassow {77}, a remercié treshumblement mondit seigneur le souverain et tous messeigneurs ses freres de l’ordre illec presens de leur benigne remonstrance, disant qu’il lui desplaisoit de avoir failly et que au plaisir Dieu il se condu[i]roit et gouverneroit doresenavant tellement que mondit seigneur et tout l’ordre auroient cause d’estre de lui bien contens.78

Messire Phelippe de Croy, conte de Chimay79

[107]    [Bei Philippe de Croy gibt es nichts zu beanstanden.]

Apres s’est levé et parti du chappittre reverenment monseigneur le conte de Chimay {74}, sur lequel a aussi esté faite demande et enqueste. Mais par les veuz de tous, il a esté loué grandement recommandé et prisé de sa noblesse, saigesse et vaillance et n’a l’on trouvé sur lui chose que feist a blamer, ains [fol. 35v/7v] que l’ordre a honneur de l’avoir a frere et compaingnon, parquoy a esté la deliberacion du chappittre, que, lui rappellé, il faisoit a recommander et a exhorter que doresenavant y vueille continuer de bien en mieulx.

[108]    [Philippe de Croy wird vom Ergebniss seiner correction unterrichtet.]

Mondit seigneur de Chimay {74} rappellé en chappittre, s’est mis a genoul a l’entree du part. Et monseigneur le chancellier par l’ordonnance de monseigneur le souverain et du chappittre de l’ordre l’a loué et recommandé et aussi exhorté comme dessus.

[109]    [Philippe de Croy bedankt sich.]

Surquoy mondit seigneur de Chimay a remercié treshumblement monseigneur le souverain et tous messeigneurs les freres de l’ordre la estans de ce, qu’il leur avoit pleu supporter ses ignorances, disant que au plaisir Dieu, par le bon exemple qu’il veoit et esperoit tousjours trouver en eulx, il se travailleroit et mettroit en paine de son povoir pour acquerir quelque partie des biens qu’il leur plaisoit estimer en lui estre.80

Messire Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wyncestre81

[110]    [Bei Ludwig von Brügge gibt es nichts zu beanstanden.]

Sur lui n’a esté trouvé vice ne reproiche, mais a esté grandement loué et recommandé de noblesse, saigesse, richesse et d’autres graces et vertus pluseurs et en tout bien et honneur, dont messeigneurs sont bien joyeux de l’avoir a frere et compaingnon en ← 122 | 123 → l’ordre et ont ordonné a monseigneur le chancellier de le exhorter a y continuer et parseverer tousjours et de bien en mieul.82

[111]    [Er soll über den Stand seiner Ausseinandersetzung mit Josse de Lalaing befragt werden.]

<Mondit seigneur de Gruythuse rappellé en chappittre s’est mis a genoul comme les autres.>83

Apres a ordonné mondit seigneur le souverain par l’advis de messeigneurs ses freres audit monseigneur le chancellier, qu’il touchast ung peu par forme d’exhortacion a mondit seigneur de Gruythuse {61} du different estant entre lui et messire Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny,84 pour et afin qu’il s’en voulsist appaiser en son ceuraige et laisser traiter et manier aimablement la chose par main d’amis, gens notables, qui s’emploiassent pour y trouver voye et moyen de bon appointement.

[112]    [Ludwig von Brügge wird vom Ergebnis seiner correction unterrichtet.]

Monseigneur de Gruythuse {61} rappellé en chappittre, s’est mis a genoul comme les autres. Et mondit seigneur le chancellier par l’ordonnance de mondit seigneur le souverain et du chappittre de l’ordre, l’a loué, recommandé et exhorté comme dessus.

[fol. 36r/8r]

[113]    [Ludwig von Brügge bedankt sich und bittet den Orden um Vermittlung in seiner Auseinandersetzung mit Josse de Lalaing.]

Sur ce mondit seigneur de Gruythuse {61} a remercié treshumblement monseigneur le souverain et tous messeigneurs ses freres de l’ordre de la benigne et bonne extimacion qu’ilz avoient de lui, esperant par l’aide de Dieu doresenavant tousjours tellement soy gouverner et conduire envers mondit seigneur le souverain et devers l’ordre, qu’ilz auront cause d’estre contens de lui. Touchant le different d’entre messire Josse {80} et lui, dont il a fait brieve remonstrance pour sa justificacion, finablement il a esté content de le mettre en la main de mondit seigneur le souverain et de messeigneurs ses freres de l’ordre, veuz ses tiltres et lettres et ceulx de son filz85, mais que l’expedicion s’en face brief. Et mondit seigneur le souverain y a commis monseigneur de Lannoy {50}, frere, et monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier dudit ordre de la Thoison d’or, pour par eulx oyr sommierement les parties et veoir les lettres et tiltres d’ung costé et d’autre, et apres aimablement les appointier de leursdis differens, se faire le pevent, ou ← 123 | 124 → autrement faire de tout plain rapport a mondit seigneur, ensemble des difficultez qu’ilz y auront trouvees, pour au surplus par mondit seigneur les appointer aimablement ou par droit, selon qu’il le verra estre a faire pour le mieulx.86

Monseigneur de Ravestein87

[114]    [Bei Adolf von Kleve, Herr von Ravenstein, gibt es nichts zu beanstanden.]

Monseigneur de Ravestein {55}, par l’enqueste faite sur lui88, a esté moult loué et recommandé en toutes vertus et en tout bien et honneur, et qu’il s’est demonstré leal tousjours et vaillant pour la noble maison de Bourgoingne et envers monseigneur et madame et qu’il fait grant honneur a l’ordre. Et finablement a esté exhorté d’y perseverer et continuer de plus en plus.

[115]    [Adolf von Kleve bedankt sich für den erhaltenen Lob.]

Mondit seigneur de Ravestein {55} rappellé et mis a genoul comme les autres, oye la louenge et exhortacion, a remercié treshumblement monseigneur le souverain et tous messeigneurs ses freres de l’ordre de l’amour et bonne extimacion que devers lui demonstroient, disant que au plaisir Dieu il mettrra peine et fera tout devoir envers mondit seigneur et devers madite dame et aussi devers mesdis seigneurs ses freres de l’ordre, qu’ilz cognoistront l’entier et parfait vouloir qu’il a de tousjours leaument soy porter et acquiter envers eulx et qu’ilz auront cause d’estre de lui contens.

Monseigneur de Lannoy89

[116]    [Bei Jean de Lannoy gibt es nichts zu beanstanden.]

Par l’enqueste faite sur monseigneur de Lannoy {50}, a esté ledit monseigneur de Lannoy loué et recommandé grandement de vertueuse saigesse, prudence et vaillance par tous messeigneurs et a esté exhorté d’y vouloir continuer et parseverer.90

[117]    [Jean de Lannoy bedankt sich für den erhaltenen Lob.]

Mondit seigneur de Lannoy {50} rappellé en chappittre et mis a genoul comme dessus, a remercié treshumblement monseigneur le souverain et l’ordre de l’onneur qu’ilz lui portent, disant que, s’il estoit en eaige et ou povoir de faire a mondit seigneur tel service qu’il desireroit et lui competeroit, il le feroit leaulment et de tout son cuer tresvolentiers et tousjous au plaisir Dieu fera a mondit seigneur le souverain et a l’ordre tout le devoir et service que possible lui sera. ← 124 | 125 →

[fol. 36v/8v]

Touchant la correction des absens freres91

[118]    [Die correctiones der fehlenden Mitglieder wird aus Zeitgründen auf das nächste Fest verschoben, das im kommenden Jahr Anfang Mai stattfinden soll.]

Au sur plus quant a la correction de messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre absens: Monseigneur le souverain par l’advis de messeigneurs les freres presens oudit chappittre pour cause des grans affaires qu’il a et mesmement a cause des nouvelles qui journellement lui viennent de l’approicement du roy de France et de son armee vers ses pays, n’y peut quant au present bonnement entendre, mais l’a remise<s> et remet au prouchain chappittre de l’ordre qu’il a intencion de tenir ou mois de may prouchain venant au plaisir Dieu et en tel lieu que cy apres il avisera et signifiera a ceulx de l’ordre par ses lettres en la maniere accoustumee.92

Monseigneur Phelippe de Savoye93

[119]    [Philipp von Savoyen und Jean de Neufchâtel, Herr von Montaigu, fehlen ohne Entschuldigungsschreiben.]

Et en tant qu’il touche monseigneur Phelippe de Savoye {68}, seigneur de Bresse, et monseigneur de Montagu {52} qui estoient appellez pour venir a ce chappittre de l’ordre pour y respondre d’aucuns poins, dont es chappittres precedens ilz avoient esté notez.94 Et toutevoye n’y sont venus ne comparus, n’ont aussi point envoyé leurs procuracions ne excuse ne aussi leurs cedules pour l’election a faire, dont de prime face ilz seroient a blamer.

[120]    [Der Herold Ferrette berichtet, dass bei seiner Gefangennahme in Mâcon die Antwortschreiben Philipps von Savoyen und die Einladungsschreiben an Jean de Neufchâtel und Jean de Damas verloren gegangen sind. Es wird beschlossen, dass Philipp von Savoyen und Jean de Neufchâtel zum nächsten Fest vorgeladen werden sollen.]

[a]95 Ouy le rapport fait par Farrettes le herault, qui estoit ordonné et envoyé pour leur porter les lettres de l’intimacion et significacion de ceste feste et chappittre et pareillement celles du seigneur de Clessy {65}.96 Affermant comme officier d’armes qu’il avoit presenté a mondit seigneur de Bresse {68} les lettres que tant monseigneur le duc comme messeigneurs de l’ordre lui escrivoient touchans ladite significacion. ← 125 | 126 → Lesquelles mondit seigneur de Bresse avoit de lui benignement et aimablement receues et visitees, lui avoit fait bone chiere et benigne recueil, l’avoit deffrayé en l’ostellerie pour sa bouche et pour son cheval et avoit rescript a messeigneurs de l’ordre lettres aimables97 qu’il lui avoit baillees pour les apporter a mesdis seigneurs, mais de leur contenu ne scet autrement a parler, l’avoit tenu seur parmy son pays jusques aux portes de Mascon.

[b] Et pour ce que ledit Farrettes s’estoit a lui descouvert qu’il avoit autres lettres sembables adreçans a monseigneur de Clessy et autres a mondit seigneur de Montagu {52}, lesquelles il leur vouloit porter et que premiers il yroit devers ledit seigneur de Clessy, pour de la son retourner et passer devers mondit seigneur de Montagu, mondit seigneur de Bresse benignement l’avoit adverti du dangier qu’il pourroit avoir a Mascon, le advisant qu’il se feist bien asseurer devant qu’il entrast en la ville de Mascon, demonstrant par ce mondit seigneur de Bresse devers icellui Farrette benivolence et faveur pour honneur de mondit seigneur le duc et de messeigneurs de l’ordre.

[c] Et que neantmoins ledit Ferrette cuidant soy faire bien asseurer, afin qu’il peust presenter lesdites lettres qu’il avoit adreçans audit monseigneur de Clessy, s’estoit parti en ceste façon de mondit seigneur de Bresse et tiré devers Mascon, et [fol. 37r/9r] combien que lui arrivé a la porte de la ville de Mascon et vestu de sa cotte d’armes il eust demandé et requis aux gardes de ladite porte congié et seurté pour y entrer et par gentil homme, s’aucun y avoit, et que lesdis congié et seurté lui fussent ottroiez et donnez par lesdis gardes et mesmement par l’ung d’eulx soy disant gentil homme <s’aucun y avoit, et que lesdis congié et seurté lui fussent ottroiez et donnez par lesdis gardes>98 qui l’asseuroit, toutevoye incontinent comme sur confidence de ladite seurté il y estoit entré, non obstant icelle, il avoit esté prins apprehendé rudement et injurieusement manié et traitié, que sadite cotte d’armes lui avoit esté sur lui deschieree toute en pieces, que ses lettres, toutes ses bagues et quant qu’il avoit tout lui avoit esté prins, tollu et desrobé et lui emmené et bouté en dure et vile prison et detenu par aucuns jours audit lieu de Mascon avec criminelz et malfaiteurs, dont le lendemain de sa prinse y avoit eu deux executez a mort.99

[d] Que apres il avoit esté amené prisonnier jusques devers le roy et apres lui longuement et en divers lieux longtains en tresgrant povreté, travail, peine et misere et en peril evident de sa vie. Certiffiant aussi ledit Ferrettes que la lettre responsive que mondit seigneur de Bresse lui avoit baillee, adreçant a mesdis seigneurs de l’ordre et pareillement celles qu’il portoit pour mondit seigneur de Montagu lui avoient esté tollues et prinses ensembles sesdis autre[s] bagues a son entree de ladite porte de Mascon et ne s’avoit a quoy elles estoient devenues. Mais savoit bien que mondit seigneur de Montagu n’avoit pas eu les siennes, car il avoit proposé et deliberé que a son retour dudit Mascon, la ou il aloit pour y cuider presenter et baillier a monseigneur de Clessy les lettres qui a lui s’adreçoient pour cas semblable, il passeroit pardevers mondit seigneur de Montagu, pour lui baillier aussi les siennes. Ce que lui fut empeschié par la maniere dite. ← 126 | 127 →

[e] Ces choses considerees et mesmement ladite aimable rescription de mondit seigneur de Bresse, jasoit que ses lettres fussent ainsi perdues, a semblé a mondit seigneur le souverain et a messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre estans oudit chappittre que du costé de mondit seigneur de Bresse plus faisoit a esperer et presumer le bien que le mal.

Monseigneur de Montagu100

[f] Et au regart de monseigneur de Montagu, veu qu’il n’avoit point eu ses lettres principales sur l’intimacion et significacion de ceste feste, leur a semblé que mondit seigneur de Montagu a eu coleur d’excusé, non obstant que par autres lettres101 depuis il ait peu assez estre adverti de cestedite feste de l’ordre, car ces lettres darrenieres n’estoient qui relatives desdis premiers que l’on presumoit par lui estre receues, ce que non, et n’estoient pas lesdites darrenieres lettres souffisantes pour en deffaulte de sa comparicion le contumacer.102

Quelconque touchans les deux103

[g] Parquoy, la matiere bien debattue par mesdis seigneurs oudit chappittre de l’ordre, a esté leur conclusion que, touchant les poins dont aultresfois mesdis seigneurs de Bresse et de Montagu chascun a son endroit ont esté notez, il leur soit rescript qu’ilz viennent ou futur chappittre pour y respondre en tel estat et ainsi que aultrefois il leur a esté signifié et mandé cum intimacion etc.104

Touchant monseigneur le duc de Cleves105

[121]    [Es wird beschlossen, dass Johann, Hz. von Kleve beim nächsten Ordensfest über die Gründe seines unentschuldigten Fehlens beim gegenwärtigen Fest zu befragen.]

Quant a monseigneur le duc de Cleves {47}, attendu qu’il a eu les principales lettres de l’intimacion et significacion de la presente feste et du chappittre de l’ordre et [fol. 37v/9v] encores depuis autres lettres iteratives pour l’exhorter d’y venir en personne pour cause du petit nombre des chevaliers freres qui vraissemblablement se trouveroient a cestedite feste pour accompaigner monseigeur le duc et decorer l’ordre en si grant affaire,106 lesquelles lettres lui ont esté portees et presentees par Lembourg ← 127 | 128 → le herault,107 parquoy bonnement il ne povoit alleguer excuse d’ignorance, et posé qu’il puist avoir quelque coleur d’excusacion par la maladdie,108 toutevoie s’il eust volunté d’y venir et de soy acquiter en son devoir de l’ordre, il le povoit bien faire et venir seurement et a son bel aise. Mais il n’y est venu, ne a envoyé sa procuracion, ne cedule pour l’election ou fait faire quelque excuse de sa part par lettre ne de bouche. Dont tant monseigneur le souverain comme messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre ont esté aucunement esmerveilliez et mis en suspeçon d’aucun contempt, ce qui seroit a blamer. Neantmoins mondit seigneur a remis et remet la chose ou chappittre prouchain de l’ordre. Et au regard de la maniere de le mander et faire venir audit futur chappittre pour sur ce respondre a son honneur selon les chappittres de l’ordre qu’il a jurez, mondit seigneur y advisera et sur tout conclura cy apres en temps et en lieu par l’advis et deliberacion de messeigneurs les chevaliers freres dudit ordre, qui se trouveront devers lui, quant il deliberera de faire intimer et signifier le temps et lieu ou et quant ladite feste et le chappittre prouchain avenir d’icellui ordre tenir se devront.109

Touchant les v chevaliers estans en France110

[122]    [Die fünf in Frankreich befindlichen Mitglieder sollen vor das nächste Ordensfest vorgeladen werden, damit sie sich zu ihrer Abwendung vom Orden äußern können.]111

Item et combien que mondit seigneur le souverain et messeigneurs les freres de l’ordre eussent assez matiere pour desmaintenant et en ce present chappittre proceder contre les cinq chevaliers estans ou parti contraire, assavoir contre les sires de la Roiche de Nolay {60}, d’Escordes {69} et de Clessy {65} qui de leur volunté se sont tournez audit parti, et semblablement aussi contre monseigneur Anthoine, bastart de Bourgoingne {54}, et messire Jaques de Luxembourg {67}, veu que leur cas est evident et tout notoire, et mesmement que tous ont delaissié le collier de l’ordre de la Thoison d’or et receu le collier de l’ordre du roy et ont fait serment au roy,112 ce que faire ne povoient selon les status dudit ordre de la Thoison d’or, par chascun d’eulx solemnellement jurez et promis. Toutevoye en ensuivant le contenu d’aucuns desdis status de l’ordre a ce servans et sur ce veuz bien meurement, mondit seigneur le souverain par l’advis et deliberaction du chappittre de l’ordre a revisé et remet ceste matiere oudit prouchain chappittre avenir d’icellui ordre.113 Et a ordonné que tous cinq et chascun d’eulx soient adjournez par lettres patentes seellees du seel dudit ordre en placcart,114 et aussi de bouche par Thoison d’or, le roy d’armes, [fol. 38r/10r] ou par autre officier ← 128 | 129 → d’armes aiant povoir et commission a ce especiales en forme patente soubz ledit seel de l’ordre,115 pour venir et comparoir personnelliement chascun d’eulx oudit prouchain chappittre et y respondre aux choses que illec leur seront remonstrees et dites et dont ilz ont esté blamez et notez ou present chappittre, et au surplus y veoir proceder par mondit seigneur le souverain et par l’ordre comme il appartendra – o intimacion116 – que viennent ou non, neantmoins l’on procedera en leur matiere ainsi qu’il sera trouvé se devoir faire par raison.117

[123]    [Diese fünf Mitglieder sollen am folgenden Tag vom Kerzenopfer ausgeschlossen werden.]

Touchant l’offrande au regart desdis v chevaliers118

Apres a esté aussi parlé en ce chappittre des cierges mises en la harce119 a tous les escuçons des armes desdiz cinq chevaliers, estans ou parti contraire comme dit est, pour savoir se le lendemain quant ce vendra a l’offertoire de la grant messe120 que se dira pour les freres trespassez, Thoison d’or, le roy d’armes, porteroit a l’offrande lesdis cierges ou s’il les estandroit sur ladite harce ou autrement comment il en feroit.121 Et la matiere mise en deliberacion, a esté debattu par aucuns que es vigilles ja chantees lesdis v chierges y avoient esté alumees, disans que iceulx chierges n’y deussent pas avoir esté allumees, mais demourer sans lumiere, veu que lesdis cinq chevaliers avoient habandonné et delaissié l’ordre. Toutevoie finablement a esté la conclusion de mondit seigneur le souverain et du chappittre, que iceulx cinq chevaliers ne seroient appellez, ne leurs chierges pour eulx portez a l’offrande, mais que ledit roy d’armes <les> laisseroit leursdis cierges ardans sur ladite harche sans les bougier jusques a la fin de la messe quant les autres.122 ← 129 | 130 →

[124]    [Überlegungen zum Nachruf auf Hz. Karl nach dem Kerzenopfer.]

Commemoracion a l’onneur de feu monseigneur le duc Charles123

Pareillement y a esté parlé de ce qui ledit jour du lendemain a ladite messe des trespassez se diroit par le graffier de l’ordre apres l’offrande parfaite a la louenge et recommendacion de feu mondit seigneur le duc Charles {34}, jadis chief et souverain de cest ordre, darrenier deffunct, a la commemoracion et recordacion de messeigneurs les chevaliers freres dudit ordre trespassez depuis l’institucion d’icellui.124 Et la matiere debattue, a esté la conclusion de mesdis seigneurs telle, c’est assavoir: Que ledit feu monseigneur le duc Charles a esté prince tressaige et tresvaillant, liberal et magnifique moult singulierement, aimant et favoirisant justice, prince treshonnorable aorné et decoré d’autres beaucop grandes vertus. Qu’il a aussi moult amé, decoré et exaulcé ce noble ordre et tresgrandement s’est employé pour l’accroissement et augmentacion de la tresnoble maison de Bourgoingne et pour la preservacion et deffense de ses pays et seignouries et en toute magnificence et vaillance a esté renommé singulierement entre les autres princes de son temps.125

[b] No(ta) a la louenge de feu monseigneur le duc Charles.126

[125]    [Der Nachruf auf den Ordensgründer Hz. Philipps wird in Erinnerung gerufen.]

Aussi a en cestui chappittre par la deliberacion de mesdis seigneurs abbregié ce que es deux festes darrenieres avoit esté a la messe de requiem dit a la louenge et recommendacion de feu monseigneur le duc Phelippe, premier fondateur, chief et souvervain [fol. 38v/10v] de cest ordre, en ceste maniere, assavoir:127

A la louenge de feu monseigneur le duc Phelippe, premier fondateur de cest ordre128

[126]    [Hz. Philipp war ein hervorragender christlicher Fürst, der von allen geliebt wurde und zurecht den Beiname « le bon » erhielt.]

Que ledit feu duc Phelippe {01} qui trespassa l’an xiiijC lxvij le xve jour du mois de jung129 a esté prince moult catholique, tresaffecté et portant grant zel[e] au bien et relievement de la foy et religion chrestienne, pour laquelle il se travailla grandement et fray a beaucop par les armees qu’il envoya au service et secours d’icelle a divers temps en Levant et ailleurs que de son vivant il fut amy et tresamé de tous en la pluspart de la chrestienté et souverainement en et par ses pays, seignories, nobles, vassaulx, serviteurs et subgiez et que par la bonté et doulceur qui estoit en lui il acquist et at ← 130 | 131 → tribua a lui ce tiltre et ceste honnorable memoire entre ceulx qui l’ont cogneu, que en parlant de lui, ilz le nomment et dient communement le bon duc Phelippe Dieu face vray pardon et mercy a son ame.

N(ota): Le proces touchant le fait des elections130

[127]    [Bevor mit der Neuwahl begonnen wird, müssen alle beeiden, dass sie sich bei der Auswahl neuer Mitglieder nicht von persönlichen Interessen leiten lassen.]

Le serment a ce servant131

Ces choses ainsi faites, ont deliberé et conclut mesdis seigneurs le souverain et chevaliers freres de l’ordre capittulans, de proceder ou fait des elections des nouveaulx chevaliers pour remplir les lieux vacans en l’ordre. Et en ensuivant les ordonnances et status dudit ordre ont preallablement mesdis seigneurs les chevaliers freres fait serment solemnellement et reverenment en la main de mondit seigneur le souverain l’un apres aultre, commençant du plus anchien d’eulx jusques au plus jeune, de proceder chascun endroit soy leaulment et justement a ladite election, selon le contenu du xlvje article desdis status a ce servant,132 lequel ensemble les autres status illec ensuivans et servans au propos leur ont esté leuz publiquement et entendiblement. Et pareil serment a fait mondit seigneur le souverain pour son endroit.

[128]    [Ermahnung des Kanzlers.]

Lequel serment ainsi fait, par la deliberacion et ordonnance de messeigneurs lesdis chevaliers freres de l’ordre a reverend pere en Dieu monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier dudit ordre, exhorté et adverti mondit seigneur le souverain, pour ce que le soir precedent, il avoit prins delay pour adviser touchant ses parens, amis ou serviteurs s’il vouldroit aucuns recommander pour la future election<s>, pour ce mesmement qu’il avoit touchié d’ung chevalier auquel sembloit qu’il portast singuliere affection. Que son plaisir fust de nommer ledit chevalier et aultres ung ou deux desquelz il se pourroit ayder.133

[129]    [Hz. Maximilian schlägt seinen Vater, Kaiser Friedrich III., vor.]

Ce oyant mondit seigneur le souverain, il se ouvrit parlant de la personne de l’empereur {94}, son pere, donnant espoir que, s’il estoit esleu, il accepteroit l’ordre. ← 131 | 132 →

[fol. 39r/11r]

Touchant l’election134

[130]    [Die Mitglieder zeigen sich erfreut über eine Mitgliedschaft des Kaisers, weisen jedoch darauf hin, dass dennoch ein ordentliches Wahlverfahren notwendig sei.]

Laquelle ouverture entendue par mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre, qui moult en furent joyeux et consolez, disans que l’empereur {94}, son pere, feroit grant honneur a l’ordre, se son plaisir d’y estre accompaingnié, fut requis et ordonné par commun accord que l’on garderoit la maniere et forme des status dudit ordre es elections qui se feroient.135

[131]    [Kaiser Friedrich III. wird einstimmig zum neuen Ordensmitglied gewählt.]

La premiere election136

En ensuivant laquelle forme mondit seigneur le souverain escrivit de sa main deux cedules, les mettant ou bacin et chascun de messeigneurs les chevaliers freres la presenz la sienne et si y furent aussi mises oudit bachin les cedules des absens toutes closes.137 Et lesdictes cedules des presens veues et visitees l’une apres autre et faite ouverture des cedules desdis absens, furent trouvez les veuz de tous mesdis seigneurs presens et absens, reservé ung desdis absens seulement, concordans uniformement en la personne dudit empereur {94}. Et ce fait, mondit l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, en ensuivant les status et ordonnances dudit ordre, a demandé et interrogué a tous mesdis seigneurs les freres encommenchant du plus anchien jusques au plus jeune, pour savoir s’il y avoit quelcun d’eulx qui sceust ou eust ouy dire par gens dignes de foy chose aucune de la personne de l’empereur illec esleu, parquoy il ne puist estre en l’ordre. Et semblablement en a interrogué mondit seigneur le souverain. Et tous mesdis seigneurs ont respondu et dit chascun que non, mais que l’empereur feroit grant honneur a l’ordre de l’accepter. Parquoy mondit seigneur le souverain a pronnoncé l’empereur, son pere, esleu et appellé a frere et compaignon de l’ordre de la Thoison d’or. Dont tous mesdis seigneurs les freres ensemble les officiers dudit ordre firent grant joye et congratulacion, esperans tous que ce sera grant bien, honneur et exaulcement pour icellui ordre. ← 132 | 133 →

Ouverture et remonstrance faites par monseigneur le souverain touchant et a la faveur du roy de Honguerie et du duc Albert de Saxe138

[132]    [Hz. Maximilian schlägt als nächstes Matthias Corvinus, Kg. von Ungarn, und Albert, Hz. von Sachsen vor. In der darauffolgenden Diskussion zeigt sich eine Unsicherheit, ob der Kaiser gleichzeitig mit Kg. Matthias einem Ritterorden angehören möchte. Als Hz. Maximilian vorschlägt, dazu erst einmal Ks. Friedrichs Meinung einzuholen, wird er darauf hingewiesen wird, dass ein solche Vorgehensweise nicht den Statuten entspricht.]

[a]139 Ladite election ainsi faite de la personne de l’empereur {94}, mondit seigneur le souverain a aussi parlé de deux autres princes, assavoir du roy de Honguerie140 et du duc de <Saxe> Saxe {96},141 donnant assez a cognoistre qu’il avoit bonne affection a leurs personnes et qu’il desiroit qu’ilz fussent accompaingnez a l’ordre, se faire se ← 133 | 134 → povoit, car ce seroit son bien et de ses affaires et aussi le bien de ses pays comme il esperoit et lui sembloit.

[b] Surquoy entre aultres pluseurs paroles messeigneurs lesdis freres de l’ordre lui firent humblement remonstrer par la bouche dudit evesque de Tournay, chancellier dudit ordre, que dez paravant l’election faite de la personne de l’empereur, son pere, il avoit ja quatre roys en l’ordre, assavoir le roy d’Arragon {57}, le roy d’Angleterre {68}, le roy de Naples {72} et le roy de Castille {71}, et maintenant en estoit l’empereur le ve qui est le plusgrant de tous. Ce qui povoit souffire a leur advis, saulve sa benigne correction, sans plus y accumuler si grans princes pour ceste fois, mesmement qui fussent d’estrainges et longtain [fol. 39v/11v] marches.142 Mais leur sambloit plus expedient pour mondit seigneur, veu l’estat de ses pays et ses grans affaires, de choisir et eslire des nobles hommes chevaliers de sesdis pays et seignouries, dont en y avoit pluseurs grans seigneurs et vaillans hommes desquelz il pourroit estre bien et honestement accompaingnié, servi et aydé et dont sa maison et l’ordre seroient honnorez et decorez.

[c] Laquelle remonstrance mondit seigneur receut et ouy benignement et aggreablement. Mais neantmoins dit au regart dudit roy de Honguerie que s’il estoit esleu a l’ordre et il plaisoit a l’empereur, son pere, qu’il y fust associé et accompaingnié comme lui et qu’il y fust propice et ydoine, il y prendroit grant plaisir. Bien estoit vray, qu’il ne sçavoit pas encores de certain comment l’empereur, son pere, et le roy de Hunguerie s’entendent ensemble, ne se l’empereur vouldroit estre en l’ordre avec lui, ne se ce seroit le bien dudit empereur et de lui et aussi le bien du mesme ordre que ensamble ilz y fussent accompaingnez, ains s’en vouldroit rapporter a l’ordonnance, advis et bon plaisir d’icellui empereur, son pere, mettant ces choses en termes par forme de devises et que l’election se pourroit faire du roy de Honguerie. Mais elle ne lui seroit point signifiee, ne aussi le collier envoyé ains que l’on l’envoiast a l’empereur, son pere, le advertissant de l’election que seroit faite de la personne du roy de Honguerie, pour sentir de lui s’il aggreeroit et seroit content que ledit collier fust porté oultre devers ledit roy de Honguerie et mesmement pour savoir son advis, se icellui roy de Honguerie seroit bon, propice et ydoine pour ledit ordre et aussi pour sa maison imperial et consequenment pour mondit seigneur le souverain et pour ses pays, seignories et subgiez, tant de pardela que de pardeça.143 Et se le porteur dudit collier trouvoit qu’il eust bon entendement entre eulx et l’empereur, ainsi le aggreoit et consentoit mesmement par son ordonnance et advis, ledit porteur du collier passeroit oultre et s’en yroit devers ledit roy de Honguerie lui annuncer l’election faite de lui a l’ordre, et s’il l’acceptoit, il recevroit de lui le serment en lui baillant ledit collier en la maniere qu’il appartient, pourroit aussi l’empereur pareillement y envoyer aucun de ses gens pour le mieulx exhorter et animer a ladite recepcion. Et se le roy de Honguerie reffusoit de accepter sadite election et le collier de l’ordre, ou mesmement se l’advis et conseil de ← 134 | 135 → l’empereur estoit que ledit roy de Honguerie ne fust propice, pour lui, pour mondit seigneur ne pour l’ordre, que en ces cas ou de l’ung d’iceulx l’empereur envoiast ledit collier au duc de Saxe et que l’empereur eust le choix et l’option d’envoier le collier a cellui d’eulx deux, que mieulx lui plaroit.

[d] Sur ce mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre, eue deliberacion et advis ensamble, ont fait dire et remonstrer de rechief humblement et reverenment a mondit seigneur le souverain, qu’il ne se povoit bonnement ainsi faire ne conduire et que, saulve sa reverence, il n’estoit pas bien adverti des status et ordonnances ne des observances et coustumes de l’ordre, ausquelles ceste maniere de faire par lui proposee seroit repugnant et contraire.144 Car en ensuivant lesdis status et ordonnances dudit ordre la coustume de messeigneurs ses predecesseurs, chiefs et souverains, et [fol. 41r/13r]145 aussi des chevaliers de cest ordre avoit et a tousjours esté de faire en leur chappittre fiancement146 et absolutement leurs elections sans si et sans condicion et sans ce que nul aultre, fors ceulx de l’ordre en sceussent a parler et ceulx qui estoient aptes, ordonnez et commis pour a ceulx, qui en chappittre avoient esté esleuz, aler annuncer et signifier leur election, et sentir et savoir desdis esleuz secretement s’ilz la vouldroient accepter ou non. Car ilz estoient frans pour l’accepter ou reffuser.147 Et en cas de leur acceptacion ledit commis leur bailloit le collier en prenant et recevant d’eulx le serment qui est incorporé es chappittres et status de l’ordre.148 Et se lesdis esleuz le refusoient, oudit cas le collier se rapportoit au souverain par ledit commis secretement et demouroit ce lieu vacant jusques a l’autre chappittre de l’ordre lors prouchain apres avenir. Sans ce que autre personne quelconque, fors ledit futur chappittre plus s’en meslast ou eust auctorité de transporter ledit collier a aultre personne ne aultrement eust cognoissance ou disposicion aucune touchant icellui collier.

[e] Et pour ce qu’il estoit tard, prierent mesdis seigneurs a mondit seigneur le souverain que son plaisir fust que l’on procedast oultre et besoingnast ou fait desdites elections jusques aux deux darreniers lieux, lesquelz, s’il lui plaisoit, l’on tendroit ouvers jusques aux aultres elections faites, pour ce pendant par mondit seigneur et eulx plus meurement penser sur ceste matiere touchant lesdis deux princes.149 ← 135 | 136 →

[fol. 40r/12r]150

La seconde election151

[133]    [Auf Hz. Maximilians Vorschlag hin, wird Bartholomäus von Liechtenstein zum neuen Mitglied gewählt.]

Apres et en ce mesme chappittre a parlé mondit seigneur le souverain honnestement et bien favorablement de la personne de messire Bertremy de Lichtenstein {85}, chevalier, son grant maistre d’ostel d’Austrice,152 duquel il a dit du bien beaucop et entre aultres choses que ledit messire Bertremy l’avoit servi et eu les gouvernement et garde de sa personne <de sa personne> depuis son enfance continuellement jusques a cy et tousjours s’estoit devers lui porté, gouverné et conduit honnorablement et leaument. Dont fort l’a loué et recommandé mondit seigneur, affermant que ledit messire Bertremy est noble homme et de noble extraction de deux costez et qu’il a pluseurs nobles parens153 en l’ostel de l’empereur {94}, son pere, et es pays et marches dont il est natif. Qu’il a aussi esté vaillant en armes de son temps. Et a demonstré mondit seigneur qu’il avoit bon amour et affection audit messire Bertremy et desir qu’il fust en l’ordre. Laquelle chose oyé et entendue par mesdis seigneurs les chevaliers freres apres petite deliberacion sur ce eue entre eulz, ilz ont fait dire et remonstrer humblement a mondit seigneur le souverain que de la personne dudit messire Bertremy ilz n’avoient cognoissance aucunes fors depuis sa venue pardeça, pendant lequel temps il l’avoient veu devers lui et en sa compaignie, servant en estat honnorable. Mais de sa noblesse et vaillance ne s’il seroit propice et ydoine pour l’ordre, ilz ne savoient car point n’en avoient enquis et n’en estoient154 informez aultrement que par le rapport que mondit seigneur leur en faisoit, qui estoit bel et honneste a leur advis et pour ce a lui s’en rapportoient et a sa conscience. Lesquelles remonstrances ainsi faites d’une part et d’autre, a esté procedé oultre ou fait des elections. Et mondit seigneur le souverain a baillié et mis ou bachin les deux cedules de son veu et consequenment mesdis seigneurs les chevaliers freres chascun la sienne en la maniere accoustumee. Et a esté trouvé que ledit messire Bertremy de Lichtestein avoit le plusgrant nombre ← 136 | 137 → des voix en ceste elelction. Parquoy apres scrutine fait sur sa personne pour savoir se aucun de mesdis seigneurs les chevaliers freres sceust en lui chose, parquoy il ne puist estre receu en l’ordre selon les status d’icellui, et que riens n’y fut trouvé, mais s’en estoient rapportez et raportoient a mondit seigneur, eulx confians de lui et de sa conscience comme dessus est dit, mondit seigneur le souverain a pronnoncé ledit messire Bertremy de Lichtestein estre esleu et appellé pour frere et compaignon dudit ordre de la Thoison d’or.155

[fol. 41r/13r (Fortsetzung)]156

[134]    [Es folgen die Wahl von Philippe von Burgund, Herr von Beveren, Josse de Lalaing, Pierre de Luxembourg und des in Frankreich gefangenen Herrn von Chalon.]

Apres ont mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres et compaingnons de l’ordre de la Thoison d’or besoingnié en leurdit chappittre ou fait desdites elections. Et en ensuivant la forme des status et ordonnances dudit ordre ont procedé sur icelles par cedules comme devant. Et a la premiere fois a esté esleu par la pluralité des voix messire Phelippe, seigneur de Bevre {82}.157 Apres laquelle election a esté demandé par mondit seigneur de Tournay, chancellier de l’ordre, a mesdis seigneurs les chevaliers freres et consequenment a monseigneur le souverain dudit ordre pour savoir d’eulx, s’il y avoit personne d’eulx qui sceust ou eust ouy dire par gens dignes de foy chose aucune de la personne dudit messire Phelippe, seigneur de Bevre, illec eslu, parquoy il ne puist estre en l’ordre. Et tous lui ont donné louenge et recommendacion de sa vertu, vaillance, leaulté et noblesse sans savoir en lui chose quelconque, parquoy il ne puist et doive esté accompaingnié en l’ordre. Laquelle chose entendue par mondit seigneur le souverain, il a pronnoncié icellui messire Phelippe, seigneur de Bevre, esleu frere et compaignon dudit ordre de la Thoison d’or.

A la seconde election ensuivant a esté trouvé avoir le plusgrant nombre de voix messire Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny.158

A la tierce election a eu concurrence par equalité de nombre des voix sur deux, parquoy elle fut cassee et l’election reiteree, par laquelle a esté trouvé que monseigneur Pierre de Luczembourg {83}, conte de Saintpol, avoit le plusgrant nombre de voix.159

A la iiije election a esté trouvé avoir le plusgrant nombre des voix monseigneur [Hugues]160 de Chalon, seigneur de Chasteauguion, prisonnier en France. ← 137 | 138 →

[fol. 41v/13v] Sur lesquelz trois seigneurs, cy nommez et darrenierement esleuz, assavoir monseigneur de Montigny, monseigneur de Saintpol et monseigneur de Chasteauguion, et sur chascun d’eulx particulierement apres l’election faite de sa personne a esté fait scrutine et demande, s’il avoit personne qui sceust ou eust ouy dire du chevalier l’a nommé et esleu chose que feist a blamer, parquoy il ne peust estre accompaingnié en l’ordre. Et tous mesdis seigneurs les chevaliers freres et semblablement mondit seigneur le souverain ont parlé en tout bien et honneur desdis trois chevaliers et de chascun d’eulx et reputé iceulx dignes, ydoines et propices pour mondit seigneur le souverain et pour l’ordre, parquoy mondit seigneur le souverain les a chascun a part, et particulierement apres lesdites e<e>lection et scrutine d’eulx faites, pronnoncié esleuz freres et compaignons dudit ordre.161

[135]    [Die weiteren Wahlen werden auf den nächsten Tag vertagt.]

Et ce fait, mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre ont continué leur election, quant aux aultres six lieux encores vacans et a remplir, et leur chappittre jusques au lendemain, car il estoit bien tard et tous estoient travailliez.162

2.   Mai 1478

Sabmedi, le second jour dudit mois de may oudit an lxxviij163

[136]    [Um 9 Uhr versammelt sich der Orden erneut.]

Ce jour a l’eure de ix heures devant la messe comparurent et se assamblerent oudit chappittre monseigneur le souverain, messeigneurs Jehan, seigneur de Lannoy {50}, Adolff de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, Phelippe, conte de Chimay {74}, et Engelbert, conte de Nassouwe {77}, tous chevaliers, ensemble les quatre officiers de l’ordre de la Thoison d’or. ← 138 | 139 →

Acte de chappittre164

[137]    [Nach einer Diskussion wird beschlossen, dass bei der offrande der verstorbenen Hz. Karl auf gleiche Weise verabschiedet werden soll, wie es nach dem Tode Hz. Philipps dies 1468 geschehen war.]

De l’onneur fait par monseigneur le souverain a feu monseigneur le duc Charles, son beaupere et predecesseur, a l’offrande etc.165

En ce chappittre ont mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre fait advertir et informer mondit seigneur le souverain par monseigneur le chancellier de l’ordre des ceremonies a tenir et observer a la grant messe de ce jour, que se diroit pour les trespassez et mesmement a l’offrande du cierge et du blason des armes de feu mondit seigneur le duc Charles {34}, son beaupere et predecesseur. Et lui a declairé monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, ce que selon le contenu du registre des actes du chappittre dudit ordre, tenu par ledit feu duc Charles en ceste ville de Bruges l’an lxviij, lors avoit esté conclut et fait au regard du cierge et du blason des armes de feu monseigneur le duc Phelippe {01}, premier fondateur, chief et souverain d’icellui ordre, paravant trespassé,166 pour savoir le noble plaisir de mondit seigneur le souverain s’il vouldroit ensuivi l’ordonnance et les ceremonies lors gardees et tenues pour ledit feu duc [fol. 42r/14r] Phelippe. Assavoir que lui mesmes porteroit et yroit offrir le cierge dudit feu monseigneur le duc Charles et Thoison d’or, le roy d’armes, porteroit devant lui ledit blason de ses armes et tous messeigneurs les chevaliers freres ensemble les officiers dudit ordre l’accompaigneroient ainsi comme il avoit esté fait pour icellui feu duc Phelippe l’an lxviij dessusdit. Et combien que la matiere communiquee oudit chappittre, il eust esté debattu par aucuns, que la qualité ne fust pas pareille entre feu mondit seigneur le duc Charles et mondit seigneur le souverain quelle avoit esté entre icellui feu monseigneur le duc Charles et feu mondit seigneur le duc Phelippe, premier fondateur de cest ordre, sondit pere, duquel le mesme duc Charles estoit seul filz, heritier et successeur universel et pour le tout, parquoy selon toute raison ledit duc Charles bien le devoit honnorer apres son deces. Neantmoins mondit seigneur le souverain, considerant que a cause de madame la duchesse, sa compaingne, seule fille et heritiere universele et pour le tout dudit feu duc Charles, il lui a succedé aussi en ses pays et seignories, prerogatives et dignitez et mesmement en l’estat et dignité du chief et souverain de cest ordre, a accordé et conclut par l’advis et conseil desdiz seigneurs freres chevaliers dudit ordre de faire tout honneur a icellui feu duc Charles, son beaupere, et de porter a l’offrande sondit cierge et ledit roy d’armes Thoison d’or porteroit le blason de sesdis armes et messeigneurs les chevaliers freres ensemble lesdis officiers de l’ordre l’accompaigneroient en la maniere qu’il avoit esté fait du cierge et du blason des armes du devantdit feu duc Phelippe comme dessus est touchié.167 ← 139 | 140 →

[138]    [Es werden Jacques de Luxembourg, Wolfart van Borssele, Willem van Egmond und Jakob von Savoyen gewählt und für den Fall, dass letzterer die Mitgliedschaft ablehnt, Claude de Toulongeon als Ersatzkandidaten ernannt.]

Aultre election168

Ce fait, mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres dudit ordre ainsi assamblez oudit chappittre ont deliberé de besoingner et proceder oultre ou fait desdites elections et successivement ont par ordre et selon les status esté esleuz messeigneurs, cy apres nommez. C’est assavoir:

Messire Jaques de Luxembourg {81}, seigneur de Fiennes,169

messire Wolffart de Borssele {79}, conte de Grantpré, seigneur de la Vere,170 et

messire Guillaume, seigneur d’Egmonde {78}.171

Par commun accord et par les veuz de tous les presens semblablement a esté esleu les veuz172 de tous lesdis presens monseigneur Jaques de Savoye {84}, seigneur de Romont.173 Mais pour ce que mondit seigneur le souverain et mesdis seigneurs les chevaliers freres la presens par l’advertissement d’aucuns faisoient aucunement doubte dudit monseigneur de Romont, s’il accepteroit son election ou la refuseroit par excuse, fut en son lieu, ou cas seulement qu’il se excuseroit de accepter ladite election faite de sa personne et de recevoir le collier de l’ordre, nommé [fol. 42v/14v] et esleu desmaintenant par ladite condicion et par les veux d’eulx tous messire Claude de Thoulongeon {93}, seigneur de la Bastie, chevalier bien recommandé.174 ← 140 | 141 →

Touchant les elections175

[139]    [Die Wahlbestätigung der Gewählten durch den Souverän.]

Item et apres ladite nominacion et election de chascun desdis quatre chevaliers ainsi esleuz, a par monseigneur le chancellier de l’ordre esté enquis et demandé a tous mesdis seigneurs les chevaliers freres et aussi a mondit seigneur le souverain, s’il avoit aucun qui sceust ou eust ouy dire chose aucune de tel chevalier illec nommé et esleu, parquoy il ne peust estre accompaingnié a l’ordre. Et riens n’a esté trouvé sur eulx, mais ont tous lesdis chevaliers et chascun d’eulx particulierement esté grandement louez et recommandez comme bien dignes, propices et ydoines pour estre oudit ordre. Laquelle chose ouye et entendue par mondit seigneur le souverain, il les a tous par ordre et successivement chascun d’eulx apres la nomminacion et election faite de sa personne pronuncié, esleuz et appellez a freres et compaingnons dudit ordre de la Thoison d’or. Et semblables scrutine et enqueste ont esté faites sur la personne dudit seigneur de la Bastie {93} et riens n’a esté trouvé sur lui, fors que tout bien, mais esté recommandé de vaillance et de grant leaulté qu’il avoit monstrees et gardees devers monseigneur le souverain et devers madame la duchesse, sa compaingne, et qu’il estoit bien digne et ydoine pour estre en l’ordre, parquoy en cas et par condicion seulement que mondit seigneur de Romont {84} ne accepteroit sadite election et le collier de l’ordre, mondit seigneur le souverain par l’advis et consentement de mesdis seigneurs les freres de l’ordre l’a prononcié esleu desmaintenant pour ou cas dessus dit et non autrement estre frere et compaingnon dudit ordre ou mesme lieu auquel estoit esleu ledit monseigneur de Romont.176

[140]    [Die Ordensmitglieder bereiten sich für die Totenmesse vor.]

Ces choses ainsi faites, mondit seigneur le souverain et par l’advis de mesdis seigneurs les chevaliers, ses freres de l’ordre, pour ce qu’il estoit ja tard et failloit aller a la grant messe, a continué le surplus de l’election qui restoit a faire et le chappittre jusques apres disner.177 Et est tantost allé vers l’eglise pour y ouyr ladite grant messe et messeigneurs les chevaliers freres ensemble les officiers de l’ordre l’ont accompaingné tous habillez eu deul de robes longues manteaulx et chapperons noirs et alans a cheval en la maniere et par l’ordre gardez le soir precedent.178 ← 141 | 142 →

[fol. 43r/15r]

Touchant les ceremonies de l’office et messe des trespassez ensamble de l’offrande faite a ladite messe179

[141]    [Zum Beginn der Totenmesse.]

Mondit seigneur le souverain arrivé en l’eglise Saint Salveur et mis en son siege qui estoit tout paré de drap de velou noir ou grant chœur de ladite eglise soubz le tableau de ses armes et mesdis seigneurs les chevaliers freres en leurs lieux chascun soubz son tableau de ses armes,180 reverend pere en Dieu messire Ferry, evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, ja revestu pour dire la grant messe et affulé d’une moult riche chappe de drap d’or noir,181 a apporté l’eaue benoite a mondit seigneur, accompaingnié de deux abbez, a tout croches non mitrez et de deux ministres assavoir diacre et soubzdiacre, prelas aussi. Et deux autres abbez tenoient le chœur au chappittre qui entonnerent la messe ou parquet des chantres.182

[142]    [Der Ordenskanzler fordert die versammelten Ordensangehörigen auf, das Kerzenopfer für den verstorbenen Hz. Karl durchzuführen.]

Tantost apres a ladite messe esté encommençee et continuee mout solemnellement pour lesdis trespassez jusques a l’offertoire d’icelle. Apres lequel offertoire ledit monseigneur l’evesque de Tournay, prelat celebrant, tourné du visaige devers le chœur, a remonstré et dit a haulte voix a messeigneurs les chevaliers freres et compaingnons de l’ordre, comment mondit seigneur le souverain pour honnorer feu monseigneur le duc Charles {34}, son beaupere et predecesseur, jadis chief et souverain de ce noble ordre, darrain trespassé, porteroit a l’offrande le cierge ordonné pour ledit feu. Et Thoison d’or, le roy d’armes, porteroit le blason des armes d’icellui feu. Exhortant pour ce mesdis seigneurs les chevaliers freres qu’ilz voulsissent accompaingner mondit seigneur le souverain et faire honneur au tresnoble prince trespassé.183

[?] No(ta).184 ← 142 | 143 →

[143]    [Das Kerzenopfer für den verstorbenen Hz. Karl.]

Laquelle exhortacion ainsi faite, ledit Thoison d’or, le roy d’armes, est allé lever et prendre reverenment le blason des armes de feu mondit seigneur le duc Charles {34} du lieu ou il estoit mis pardessus le tableau des armes de mondit seigneur le souverain et l’a apporté bas devant le siege de mondit seigneur le souverain et illec l’a baillié a Fusil le herault,185 pour reverenment le tenir pendant qu’il yroit <querir> comme il ala incontinent querir et lever de la harce186 le cierge y mis a tout ung petit escuçon ou blason desdis armes dudit feu monseigneur le duc Charles. Lequel cierge il a apporté a mondit seigneur le souverain qui le attendoit en sondit siege et en le baillant la baisé par grant reverence. Et si tost que mondit seigneur a receu de lui ledit cierge, est ledit Thoison d’or descendu187 et venu devers ledit Fusil, prenant de lui par grant reverence ledit blason des armes d’icellui feu monseigneur le duc Charles, et tantdis sont descendus de leurs lieux des deux costez mesdis seigneurs les chevaliers freres et venus rendre devant icellui monseigneur le souverain encores attendant en son siege et tenant ledit cierge en sa main et lui ont mesdis seigneurs [fol. 43v/15v] fait reverence deue. Et incontinent est descendu mondit seigneur le souverain de son siege, prenant chemin pour aler a l’offrande et les <trois> officiers, assavoir les tresorier et graffier, allans devant jusques aux premiers degrez et messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre suivans deux et deux, par tel ordre que les plus anchiens estoient au plus pres de mondit seigneur, et devant mondit seigneur immediatement aloit ledit roy d’armes Thoison d’or, portant ledit blason et le darrenier estoit mondit seigneur passant parmy lesdis chevaliers freres, alant devers l’autel offrir ledit cierge qu’il portoit. Lequel chierge ainsi offert par mondit seigneur, ledit roy d’armes offrit aussi ledit blason, lequel il ala mettre sur le grant autel. Et tous messeigneurs les freres de l’ordre furent a genoulx comme mondit seigneur le souverain tandis qu’il faisoit ladite offrande et receut la benediction du prelat. Et tantost ledit cierge ainsi offert fut estaint par Fusil le herault, qui incontinent le ala remettre ainsi extaint sur ladite harce en son lieu premier. Et mondit seigneur le souverain apres ladite offrande par lui faite, se retourna devers son siege, passant entre mesdis seigneurs les chevaliers freres et officiers qui l’attendoient et reverenment se separerent par lui donner lieu et passaige parmy eulx, et lui precedent et les plus anchiens chevaliers freres au plus ← 143 | 144 → pres de lui et consequenment les aultres selon leur ordre le suivans ensemble lesdis officiers le convoierent jusques a sondit siege. Et comme il y fut remonté, messeigneurs les chevaliers freres a reverence deue ont prins congié et se sont retrais chascun vers son propre lieu au dextre et au senestre soubz leurs tableaux de leurs armes et lesdis officiers se sont remis en leur banc devant mondit seigneur.

[144]    [Die offrande des Souveräns.]

Ce fait, ledit roy d’armes Thoison d’or ala tantost querir et lever de ladite harce le cierge y estant a tout l’escuçon des armes de mondit seigneur le souverain a tout lequel il s’est venu <mettre> rendre devant le siege d’icellui monseigneur le souverain, appellant par la maniere du jour precedent a haulte voix mondit seigneur pour venir a l’offrande.188 Et ce fait, ledit Thoison d’or, roy d’armes, lui porta et bailla ledit cierge en le baisant reverenment et tantost descendit mondit seigneur de sondit siege et ledit roy d’armes seul alant devant lui et le convoiant est il est allé offrir icellui cierge. Lequel offert, mondit seigneur s’est retourné devers son siege et Fusil le herault, a recouvré ledit cierge tout ardant et ainsi l’est alé remettre en son lieu premier sur ladite harce.

[145]    [Zum Kerzenopfer der übrigen Ordensmitglieder.]

Consequenment s’est continuee et faite l’offrande des aultres cierges par messeigneurs les chevaliers freres illec presens, tant pour eulx comme pour les absens, pour chascun appellé a son tour comme le jour precedent,189 excepté et reservé les cinq cierges estant en ladite harce a tout les escuçons [fol. 44r/16r] des armes des cinq chevaliers estans en France ou parti contraire. Lesquelz chevaliers n’ont point esté appellez pour aler a l’offrande, ne leursdis cierges bougez de ladite harce ou chandelabre, mais quant leur tour estoit pour les appeler, le roy d’armes Thoison d’or ala devant le lieu du tableau de leurs armes, faisant petite inclinacion et ainsi passa oultre sans mot dire et demourerent leursdis cierges ardans sur ladite harce jusques en fin de la messe.190

[146]    [Als nächstes gedenkt der Greffier der toten Mitglieder und danach leitet der Ordenskanzler den weiteren Verlauf der Messe.]

La commemoracion des souverain<s> et chevaliers freres de l’ordre trespassé faite par le graffier de l’ordre.191

Les ceremonies de ladite offrande ainsi observees et parfaites, tantost le graffier de l’ordre s’est mis ou mylieu du chœur et illec, la reverence par lui faite a Dieu premierement par treshumble et devote inclinacion <faite> devers le grant autel et consequenment a mondit seigneur le souverain par obeissance deue et apres a messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre estans aux dextre et senestre costez, il a faite commemoration et recitacion a haulte voix de tous les feuz messeigneurs, tant du premier fondateur comme des aultres chiefs et souverains, comme de tous les roys, ducs et princes, comme aussi des aultres chevaliers, freres et compaingnons qui depuis l’institucion dudit ordre ont esté accompaignez et sont trespassez en icellui jusques a ← 144 | 145 → present, en les nommant tous par noms et surnoms, tiltres et dignitez et touchant en brief de leurs haulx fais et gestes a leur louenge et recommandacion.192 Et mesmement et par especiales des haulx fais et gestes de feu monseigneur le duc Phelippe {01}, jadis duc de Bourgoingne et de Brabant etc., premier fondateur, chief et souverain, et de mondit seigneur le duc Charles {34}, son filz, seul heritier et successeur, aussi chief et souverain de cest ordre, darrenier deffunct, que Dieu absoille. Et finablement a ledit graffier exhorté mesdis seigneurs de l’ordre illec presens et tous aultres de prier Nostre Seigneur Dieu devotement pour lesdis trespassez et pour le sauvement de leurs ames, comme il estoit contenu en certain escript par lui leu en la maniere accoustumee. Et tantost finie ladite exhortacion, monseigneur l’evesque de Tournay disant la messe a commençié le pseaulme De profundis clamavi ad te Domine etc.193 et les chappellains tenans chœur l’ont continué le versoiant jusques a fin, et a ledit prelat amonesté tous a haulte voix pour dire le Pater noster. Lequel fini, il a dit les verset et collecte pour les trespassez. Et ce fait, il a procedé oultre et continué l’office de la messe jusques a fin d’icelle moult solemnellement et devotement.

[147]    [Nach dem Gottesdienst nehmen alle Ordensmitglieder eine Mahlzeit ein.]

Apres ceste messe finié, monseigneur le souverain a surattendu ung peu ledit prelat, chancellier de l’ordre, tant qu’il fust deshabillié des aornemens d’eglise [fol. 44v/16v] et revestu en deul comme les autres dudit ordre. Et ledit chancellier venu mondit seigneur s’est parti de l’eglise et retourné devers son hostel et messeigneurs les chevaliers freres ensemble les quatre officiers de l’ordre l’ont convoyé tous alans a cheval par l’ordonnance premiere.194 Et eulx arrivez a la court mondit seigneur et tous ceulx dudit ordre se sont alez devestir de leurs manteaulx de deul et retournez disner en la petite salle. Et mondit seigneur le souverain estoit seul a sa table. Et au dextre de lui avoit une autre table a laquelle se assirent messeigneurs les chevaliers freres. Et au costé senestre avoit une autre petite table, a laquelle se asseirent monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier, et les autres trois officiers de l’ordre, tous vestus en deul de robes noires. Et fut ce disner bien liberal et plantureux.195

[148]    [Nach dem Essen wird die Ordensversammlung weitergeführt.]

Ce jour apres disner comparurent et se assamblerent en chappittre de l’ordre mondit seigneur le souverain et tous messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre dessus nommez, assavoir monseigneur de Lannoy {50}, monseigneur de Ravestein {55}, monseigneur de Wyncestre {61}, monseigneur de Chimay {74} et messire Engelbert, conte de Nassow {77}, ensemble les quatre officiers dudit ordre. ← 145 | 146 →

Aultres actes du chappittre touchant l’election196

[149]    [Hz. Maximilian kündigt an, dass er am Abend Brügge verlassen werde, um gegen den frz. König ins Feld zu ziehen. Davor sollen aber die Neuwahlen abgeschlossen werden. Es wird erneut über die Wählbarkeit von Matthias Corvinus, Kg. von Ungarn, diskutiert.]

En ce chappittre pour abbregier la chose a cause que mondit seigneur le souverain avoit conclut de partir le soir et s’en aler vers Gand et soy mettre a champs pour les nouvelles qu’il avoit du siege mis devant la ville de Condet et de l’approichement du roy et de son armee devers et contre ses pays,197 a esté premierement besoingné sur le fait des elections qui restoient a faire, qui estoit des deux darreniers lieux seulement. Et eues petites devises et communicacion entre mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre, touchant les deux personnaiges dont la nuyt passee mondit seigneur leur avoit parlé, assavoir le roy de Honguerie et monseigneur Albert, duc de Saxe {96},198 mesdis seigneurs recors et souvenans du demené de ladite nuyt passee au regart de ces deux princes et sentans l’affection de desir que mondit seigneur avoit a eulx pour les avoir en l’ordre, delibererent et conclurent de faire leur election en la maniere qu’il appartenoit selon les status de l’ordre. Par tel si que ladite election seroit franc[h]e et absolue aussi bien du roy de Honguerie, en cas qu’il seroit esleu comme des aultres. Saulf que, se cellui ou ceulx qui seroient ordonnez et commis de par mondit seigneur et de par l’ordre pour anuncer et signifier audit roy de Honguerie sadite election, en cas qu’il seroit esleu, et lui porter le collier, sentoient et trouvoient chose raisonnable au contraire, fust devers l’empereur {94} apres qu’il auroit [fol. 45r/17r] accepté son election et le collier et seroit accompaignié audit ordre ou autrement, parquoy bonnement icellui roy de Honguerie ne peust ou deust estre accompaignié au mesme ordre et que ce ne seroit le bien de mondit seigneur ne dudit ordre qu’il en fust, que oudit cas lesdis commis ne passeroient oultre, mais s’en tairoient et rapporteroient ledit collier. Semblablement aussi, s’il avenoit que ledit roy de Honguerie s’excusast ou feist reffus de accepter sadite election, apres quelle lui seroit signiffiee, ledit collier se rapporteroit devers mondit seigneur et devers l’ordre et demourroit le lieu vacant jusques au chappittre prouchain avenir, sans ce que nul aultre s’en doye mesler ou avoir faculté ne auctorité d’en disposer autrement en maniere quelconque.

[150]    [Die Wahl von Matthias, Kg. von Ungarn.]

L’election du roy de Honguerie199

Ceste deliberacion et declaracion ainsi faite et consentie par mondit seigneur le souverain, ont mesdis seigneurs procedé oultre en leur election. Et a la premiere foiz par leurs cedules mises ou bachin, icelles veues et publiees, s’est trouvé avoir la pluralité ← 146 | 147 → des voix treshault et tresexcellent prince le roy Mathias, roy de Honguerie.200 Et inquisicion faite et demandee a mesdis seigneurs et a monseigneur le souverain s’il y avoit aucun qui sceust ou eust ouy dire dudit roy de Honguerie chose, parquoy il ne peust estre receu en l’ordre, n’a esté trouvé sur lui riens qui l’en doyé empeschier dont mesdis seigneurs saichent a parler. Mais tous l’ont estimé et reputé pour propice et ydoine et que ce sera l’onneur de mondit seigneur et de l’ordre, s’il lui plaist de l’accepter et y estre accompaingnié. Parquoy mondit seigneur le souverain a pronnoncié ledit Mathiam, roy de Honguerie, estre esleu et appellé pour frere et compaingnon dudit ordre de la Thoison d’or.201

[151]    [Die Wahl von Albert, Hz. von Sachsen.]

Election du duc Albert de Saxe202

Apres et pour la darreniere foiz ont mesdis seigeneurs les souverain et chevaliers freres de l’ordre fait aultre election par aultres et nouvelles leurs cedules mises en bacin. Lesquelles veues, publiees et enregistrees s’est trouvé avoir la pluralité des voix hault et puissant prince monseigneur Albert, duc de Saxe {96}. Et scrutine et inquisicion sur lui faite s’il avoit personne d’entre eulx qui sceust ou eust ouy dire dudit duc Albert de Saxe chose, parquoy il ne peust estre receu en l’ordre, ont mesdis seigneurs les freres dit et respondu que non, car de sa personne n’avoient cognoissance aucune. Mais s’en rapportoient a mondit seigneur le souverain, qui mieulx que eulx le povoit cognoistre et savoir a parler de son affaire et de ses meurs et condicions, parquoy mondit seigneur le souverain, qui grandement a loué et recommandé ledit duc Albert de haulte noblesse, vaillance, saigesse et prudence, a prononcié icellui duc Albert, duc de Saxe, esleu et appellé pour frere et compaingnon dudit ordre de la Thoison d’or.203

Les noms et surnoms ou tiltres des chevaliers trespassez ensemble de ceulx qui ont esté esleuz en ce present chappittre de l’ordre204

[152]    [Damit ist die Wahl der neuen Mitglieder abgeschlossen.]

Et ainsi a esté parfaite et furnie ladite election par laquelle ont successivement esté esleuz autant de nobles chevaliers qu’il avoit de lieux vuys et vacans en l’ordre qui estoient en nombre de xij, car depuis la derreniere feste dudit ordre, tenue a Valenciennes [fol. 45v/17v] l’an lxxiij,205 douze chevaliers freres d’icellui ordre estoient trespassez, sans y comprende feu mondit seigneur le duc Charles {34}, jadis chief et souverain. C’est assavoir:206 ← 147 | 148 →

[153]    [Nennung der verstorbenen Mitglieder:]

Au lez dextreAu lez senestre
Feuz messire Anthoine, seigneur de Croy {15}, conte de Porcien;Feuz hault et puissant prince Jehan, duc d’Alençon {39}, conte du Perche;
messire Loys de Chalon {64}, seigneur de Chasteauguyon;messire Bauduin de Lannoy {19}, dit le Besque, seigneur de Molembais;
messire Jehan de Reubempré {73}, seigneur de Bievre, etmessire Symon de Lalaing {26}, seigneur de Montigny;
messire Jehan de Lucembourg {75}, conte de Marle.207messire Jehan, ber et seigneur d’Auxj {45}; messire Henry de Borssele {44}, seigneur de la Vere, conte de Grantpré;

messire Regnault, seigneur de Breederode et de Vyanen {43};

hault et puissant prince monseigeur Adolph de Gheldres et de Zutphen {58};

messire Guy de Brimeu {76}, seigneur de Humbercourt, conte de Meghen.

[154]    [Die neugewählten Mitglieder:]

Pour et ou lieu desquelz chevaliers trespassez ont es chappittres de ceste feste esté esleuz messeigneurs les chevaliers, cy apres nommez es jours et par la maniere cy dessus declarés. C’est assavoir:208

Treshault, tresexcellent, trespuissant et tresvirtorieux prince seigneur Frederic {94}, par la grace de Dieu empereur de Rome etc., duc d’Austrice etc., pere naturel de mondit seigneur le souverain de l’ordre;209

messire Bertremy de Lichtenstein {85}, chevalier;210

messire Phelippe de Bourgoingne {82}, seigneur de Bevre etc.;211

messire Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny;212

messire Pierre de Luczembourg {83}, conte de Saintpol, de Conversan et de Bryenne etc.;

messire [Hugues] de Chalon, seigneur de Chasteauguion, prisonier en France;213

messire Jaques de Luczembourg {81}, seigneur de Fyennes;214 ← 148 | 149 →

messire Wolffart de Borssele {79}, conte de Grantpré, seigneur de la Vere;215

messire Guillaume, seigneur d’Egmonde etc. {78};216

monseigneur Jaques de Savoye {84}, conte de Romont etc.;217

treshault et trespuissant prince seigneur Mathias, par la grace de Dieu roy de Honguerie etc.;218

hault et puissant prince monseigneur Albert {96}, duc de Saxe etc.

[fol. 46r/18r]

L’ordre et forme de la recepcion de messeigneurs les chevaliers nouvellement esleuz219

[155]    [Von den Neugewählten halten sich mehrere in Brügge auf. Jakob von Savoyen soll durch Ludwig von Brügge verdeckt befragt befragt werden, ob er seine Wahl annehmen wolle.]

Apres laquelle election ainsi parfaite et furnie, comme dit est, ont mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres capittulans deliberé et conclut de faire appeller les chevaliers lors estans presens en la ville de Bruges qui avoient esté ainsi esleuz a l’ordre, assavoir messire Bertremy de Lichtensteyn {85}, messire Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny, monseigneur Pierre de Luczembourg {83}, conte de Saintpol, et monseigneur Jaques de Savoye {84}, conte de Romont. Et pour ce que en faisant l’election de la personne de mondit seigneur de Romont aucune doubte estoit s’il l’a vouldroit accepter ou non,220 monseigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, a221 qui par monseigneur le souverain et par le chappittre estoit ordonné et consenti d’en sentir de lui secretement et couvertement son intencion et volenté, fist son rapport et dit qu’il avoit parlé audit monseigneur de Romont et estoit venu en devises avec lui du collier de l’ordre qu’il portoit et entre aultres choses lui avoit demandé s’il avenoit que a ce il fust esleu, il vouldroit porter tel collier. Surquoy ledit monseigneur de Romont lui avoit respondu qu’il feroit ce que monseigneur lui ordonneroit ou en semblable substance, dont tous messeigneurs furent bien contens.

[156]    [Die in Brügge befindlichen Neugewählten sollen befragt werden, ob sie die Wahl annehmen wollen.]

Et tantost furent envoiez querir les quatres chevaliers dessusnommez pour parler a eulx et savoir et sentir d’eulx <s> leur intencion, s’ilz accepteroient chascun l’election ← 149 | 150 → faite de sa personne et s’ilz vouldroient chascun a son endroit faire le serment et les aultres devoirs accoustumez et qu’il appartient.222

Messire Bertremy de Lichtestein223

[157]    [Ludwig von Brügge und Engelbert, Gf. von Nassau, sollen als erstes Bartholomäus von Liechtenstein unterrichten und Befragen.]

Et pour ce que ledit messire Bertremy de Lichtestein {85} fut trouvé le premier par l’advertissement de monseigneur le souverain, considerant qu’il ne savoit point de françois et peu de latin, parquoy fauldroit que mondit seigneur fust son interprete, fut icellui messire Bertremy appellé et fait venir en la chambre devant le chappittre et fut ordonné et consenti qu’il seroit le premier expedié en attendant la venue des aultres trois. Et furent ordonnez et depputez par mondit seigneur le souverain et par le chappittre messire Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wyncestre, et messire Engelbert, conte de Nassouw {77}, freres chevaliers capittulaires, pour aler parler audit messire Bertremy, le advertir de l’election que avoit esté faite de sa personne pour estre frere en l’ordre, pour les grans biens que messeigneurs avoient oys de lui et sentir et savoir de lui, s’il vouldroit accepter sadite election et faire les devoirs qu’il appartient a l’ordre.

[158]    [Bartholomäus von Liechtenstein nimmt die Wahl an.]

En ensuivant ceste ordonnance mesdis seigneurs de Wyncestre {61} et de Nassow {77} sont partis du chappittre et alez devers ledit messire Bertremy {85}, lequel ilz ont adverti et interrogué selon leur charge. Surquoy icellui messire Bertremy liberalement et honnestement leur a respondu, rendant treshumbles graces a Dieu et consequenment a mondit seigneur le souverain et a tous messeigneurs de l’ordre de l’honneur qu’ilz lui faisoient, soy offrant prest et appareillié pour faire tout ce que mondit seigneur lui ordonneroit et qu’il appartendroit a son povoir. Ce ouy, mesdis seigneurs de Wincestre et de Nassow sont retournez oudit chappittre et ont fait rapport a mondit seigneur le souverain et a leurs confreres dudit chappittre de la response que leur avoit faite ledit messire Bartremy, de laquelle ilz ont tous esté joyeux et bien contens. Et ont ordonné qu’ilz retournassent devers [fol. 46v/18v] icellui messire Bertremy pour le faire vestir d’un mantaul de l’ordre et ainsi vestu l’amener ou chappittre, ce que ainsi a esté fait. Et ledit messire Bertremy venu en chappittre, s’est humblement mis a genoulx devant mondit seigneur le souverain, et pour ce que la devant il avoit entendu de messeigneurs les contes de Wyncestre et de Nassouwe qui la estoient venus devers lui, comment de la grace de mondit seigneur et de leur chappittre il avoit esté esleu pour estre frere et compaingnon du noble ordre de la Thoison d’or, treshumblement de ce les a remerciez, disant qu’il estoit prest pour faire de son costé ce qu’il appartendroit a l’ordre de son povoir. ← 150 | 151 →

Touchant la recepcion – de nouveaulx chevaliers esleuz224

[159]    [Seine Aufnahme in den Orden erfolgt in lateinischer und deutscher Sprache.]

Les sermens de messire Bertremy225

Oyé ceste response, mondit seigneur le souverain lui a fait en brief recitacion de l’effect des status de l’ordre et des sermens qu’il auroit a faire, pour de tout le advertir en son langaige allemant. Et ledit messire Bertremy {85} tout ouy et entendu, a respondu de rechief et dit qu’il en feroit tout devoir a son leal povoir. Et apres s’est approchié icellui messire Bertremy devers mondit seigneur, devant lequel avoit ja sur ung scabelle paré mise une croix d’or, garnié d’une piece de la vraie croix Nostre Seigneur et benoit Saulveur, y avoit aussi mis ung missel ouvert devers le canon de la messe.226 Et illec s’est engenoullié humblement et reverenment ledit messire Bertremy, mettant l’une de ses mains sur la sainte croix et l’autre sur ledit missel, et reverend pere en Dieu monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, tenant en sa main le livre des status et ordonnances dudit ordre translaté du françois en latin,227 a leu a haulte voix a mondit seigneur le souverain de point en point les sermens ordonnez et accoustumez a faire par les chevaliers nouvellement esleuz a leur entree et recepcion oudit ordre. Et mondit seigneur le souverain a exposé audit messire Bertremy de point en point en langaige allemant la forme dudit serment, laquelle icellui messire Bertremy a juree solemnellement tout selon contenu du livre desdis statuts.228 Lequel serment ainsi fait par ledit messire Bertremy, mondit seigneur le souverain lui a baillié et mis autour du col le collier dudit ordre, disant en alemant apres mondit seigneur de Tournay lisant du livre en latin les mots des ceremonies en tel cas pertinentes selon les statuts dessusdis. Et sur ce a respondu ledit messire Bertremy disant « Amen, Deus hanc michi det graciam. »229 Et ce fait, monseigneur de Lannoy {50}, le plus anchien de messeigneurs les chevaliers freres dudit ordre presens oudit chappittre, s’est levé de son lieu et venu lever ledit messire Bertremy et l’a amené devers mondit seigneur le souverain pour le baisir, ce que mondit seigneur a fait benignement, et tantost s’est ledit seigneur de Lannoy alé remettre en son premier lieu, la ou ledit messire Bertremy l’est allé baiser et consequenment tous lesdis aultres chevaliers freres qui la estoient, l’ung apres aultre selon leur ordre et en leurs lieux. ← 151 | 152 →

Monseigneur de Romont, monseigneur de Saintpol et monseigneur de Montigny230

[160]    [Die anderen drei in Brügge weilenden Neugewählten sollen von ihrer Wahl unterrichtet werden.]

Item et pendant ce mistere sont venus l’ung apres aultre en ladite chambre, seant devant ledit lieu capittulaire, les aultres trois chevaliers, [fol. 47r/19r] assavoir monseigneur de Romont {84}, messire Pierre de Lucembourg {83}, conte de Saintpol, et messire Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny. Pardevers lesquelz y furent tantost envoiez par mondit seigneur le souverain et par le chappittre monseigneur de Wincestre {61} et monseigneur le conte de Chimay {74}, accompaigniez de roy d’armes Thoison d’or, pour les advertir particulierement chascun et a part de l’election que ou chappittre avoit esté faite de leurs personnes, pour estre freres et compaignons de l’ordre de la Thoison d’or et savoir et sentir d’eulx s’ilz accepteroient leurs elections.

[161]    [Ludwig von Brügge, Philippe de Croy und Toison d’or unterrichten die drei, die erfreut ihrer Aufnahme zustimmen.]

Mesdis seigneurs de Wincestre {61} et de Chimay {74} ensemble ledit roy d’armes Thoison d’or y sont allez et les ont advertis particulierement et a part chascun de leurdite election pour en savoir leurdite intencion. Et tous et chascun a son endroit ont grandement remercyé mondit seigneur le souverain et tous messeigneurs de l’ordre de l’onneur qu’ilz leur avoient fait et faisoient et liberalement et volentiers ont accepté leursdites elections, offrans chascun a son endroit de faire tout le devoir qu’il appartiendroit a l’ordre. Ce que mesdis seigneurs de Wincestre et de Chimay ont ainsi rapporté en chappittre, de quoy tant mondit le souverain comme tous messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre ont esté moult joyeux et bien contens. Et ont ordonné a leursdis commis de retourner devers eulx et les faire vestir des manteaulx de l’ordre et les amener oudit chappittre l’ung apres l’autre.

[162]    [Ludwig von Brügge bittet den Orden, vor der Aufnahme von Josse de Lalaing bei den zwischen ihm und Josse bestehenden Differenzen zu vermitteln.]

Du different d’entre monseigneur de Gruythuse et son filz d’une part et messire Josse de Lalaing, seigneur de Montigny d’autre231

Laquelle ordonnance oyé et entendue par mondit seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, il s’est mis a genoulx oudit chappittre devant mondit seigneur le souverain, remonstrant treshumblement a mondit seigneur et a messeigneurs les chevaliers, ses freres de l’ordre, comment es jours passez ou mesme lieu cappitulaire, eulx besoingnans sur le fait des corrections, il avoit pleu a mondit seigneur et a eulx, de lui parler du different d’entre ledit messire Josse, seigneur de Montigny {80}, et lui, tant ← 152 | 153 → a cause de l’estat du chevalier d’honneur devers ma tresredoubtee dame madame la duchesse, comme pour l’office du grant veneur de Flandres,232 donné a son filz,233 et sur ce lui avoient fait faire certaines remonstrances afin qu’il s’en voulsist rapporter et submettre par voye aimable, fust a l’ordonnance de mondit seigneur et de l’ordre ou d’autres amis, tant qu’il s’en estoit submis en mondit seigneur et en l’ordre, pour en estre appointié se faire se povoit veuz ses drois et tiltres et pourveu qu’il en puist avoir brieve fin et conclusion. Toutevoie riens n’en avoit esté fait depuis, mais avoit esté esleu ledit messire Josse qui prestement vendroit en chappittre pour y estre receu a frere et compaignon en l’ordre, parquoy humblement les en advertissoit afin que apres que ledit messire Josse seroit receu, leur plaisir fust de semblablement lui faire parler de ceste matiere, pour de son costé aussi s’en submettre en mondit seigneur et en l’ordre, pour les appointier de leursdis differens et brief tellement, que, puis qu’ilz seroient d’ung mesme ordre et serment, ilz puissent avoir amour et charité fraternelle ensemble [fol. 47v/19v] telle et ainsi, que selon les status dudit ordre il appartenir et faire se devoit. Disant aussi que de son costé ne tendroit que ainsi ne fust, moyennant que ledit messire Josse lui laissast et a sondit filz ce que de droit leur appartient, comme il disoit.234 Surquoy fut respondu audit monseigneur de Wincestre, que de ceste matiere ilz feroient aussi parler audit messire Josse, et a esté ordonné de le amener et faire entrer le premier.

[163]    [Josse de Lalaing erscheint vor dem versammelten Orden.]

Tantost apres sont revenus en chappittre mesdis seigneurs de Wincestre {61} et de Chimay {74} et ont amené avec eulx ledit messire Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny, habillié et vestu de [!] manteau de l’ordre. Lequel seigneur de Montigny ainsi arrivé oudit chappittre, s’est mis a genoulx devant mondit seigneur le souverain et a remonstré et dit, qu’il avoit sceu et entendu par messeigneurs de Wincestre et de Chimay, comment de la grace de mondit seigneur le souverain et des treshonnorez freres et compaignons de l’honnorable ordre de la Thoison d’or, il avoit esté esleu audit ordre et a leur aimable compaignie. Dont il se tenoit grandement honnoré, l’avoit reverenment et aggreablement receu et accepté et humblement et de tout son ceur ← 153 | 154 → les en remercioit. Si estoit il venu devers eulx soy presentant prest d’obeir et faire touchant icellui ordre tout ce qu’il devroit et seroit tenus de faire. Surquoy par ordonnance de mondit seigneur le souverain lui fut respondu par monseigneur de Tournay, chancellier de l’ordre: « Sire, monseigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers compaingnons de cest ordre, qui de vous ont ouy moult de biens, esperans que y doiez parseverer et les augmenter a l’exaltacion et honneur de l’ordre de chevalerie et a vostre merite, <et> louenge et recommendacion vous ont esleu a estre perpetuellement, se Dieu plaist, frere et compaignon d’icellui ordre et aimable compaignie, parquoy aurez a faire les sermens qu’il appartient. Mais pour ce que les aultres deux chevaliers estans en l’autre chambre sont pareillement esleuz a l’ordre et doivent faire pareil serment comme vous, vous surattendrez ung peu, tant qu’ilz se soient presentez et par l’ordre receuz pour faire vostre serment avoit eulx pour cause de briefté. »

[164]    [Auch er erklärt sich bereit, wegen der Differenzen mit Ludwig von Brügge sich der Ordensgerichtsbarkeit zu unterwerfen.]

Touchant le different d’entre messire Josse et monseigneur de Gruythuse235

Apres ce a fait, dire et remonstrer, mondit seigneur le souverain audit messire Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny, par l’advis de messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre et par la bouche dudit chancellier, comment mesdis seigneurs estoient advertis qu’il avoit certain different et question entre lui et le seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, leur frere et compaignon de cest ordre, et le seigneur de le Pierre, son filz,236 a cause d’aucuns estas ou offices. Lesquelz differens leur desplaisoient et voudroient bien qu’ilz en fussent appointiez aimablement pour oster d’entre eulx toute rancune et malvueillance, et de [fol. 48r/20r] tant plus consideré que maintenant mondit seigneur de Gruythuse et lui seroient d’ung mesme ordre, a cause duquel, selon les status et ordonnances d’icellui, ilz devroient avoir et maintenir doresenavant entre eulx bon amour et charité fraternelle et vouloir le bien et honneur l’un de l’autre.237 Si avoient mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres de cest ordre parlé de ceste matiere, audit seigneur de Gruythuse et icellui tellement exhorté que de ladite matiere il s’estoit submis en mondit seigneur et en l’ordre par ainsi que pareillement il le voulsist faire de son costé ad ce le exhortant. Car desja mondit seigneur le souverain y avoit commis et depputé le seigneur de Lannoy {50}, chevalier frere, et ledit reverend pere l’evesque de Tournay, chancellier dudit ordre.238 Sur quoy ledit messire Josse, seigneur de Montigny, soy mettant a genoulx et faisant brieve et moult humble remonstrance du droit qu’il maintenoit avoir en ceste partie. A respondu et dit, que dez pieça voulentiers il s’en fust rapporté sur amis pour estre appointié aimablement avec mondit seigneur de Gruythuse et n’avoit tenu a lui ne encoire tendroit. Remerciant treshumblement mondit seigneur le souverain et tous messeigneurs ← 154 | 155 → de l’ordre de ce qu’il leur avoit pleu d’en parler et que au regart de lui, il estoit et seroit prest de s’en rapporter et submettre pareillement de son costé en mondit seigneur et en par ou en ceulx qu’il leur plairot y deputer et commettre moyennant que son droit soit entendu et que ses tiltres et lettres qu’il en a soient veuz comme il appartient. De laquelle response dudit monseigneur de Montigny ont mondit seigneur le souverain et tous messeigneurs les freres de l’ordre esté bien contens.239

[165]    [Auch Pierre de Luxembourg, Gf. von Saint-Pol, und Jakob von Savoyen, Gf. von Romont, nehmen die Wahl an und treten zusammen mit Josse de Lalaing zur Aufnahme vor den Orden.]

Ce fait, mondit seigneur de Gruythuse {61} et monseigneur de Chimay {74} sont alez querir monseigneur le conte de Saintpol {83} premiers et apres monseigneur le conte de Romont {84}, lesquelz, successivement et ung apres autre arrivez et entrez oudit chappittre, ont fait les remonstrances, remerciements et offres en semblables substance et effect que fait les avoit ledit monseigneur de Montigny {80} et leur y a esté respondu comme a lui en substance. Et quant lesdis trois chevaliers furent ainsi receuz, leur fist mondit seigneur le souverain pour abbregier la chose declarer et exposer par monseigneur de Tournay, chancellier de l’ordre, l’effect sommié du contenu des status dudit ordre de la Thoison d’or et les motifs justes et honnestes et raisonnables causes de l’institucion d’icellui, et leur eust fait lire tout au long le livre desdis status [fol. 48v/20v] en la maniere accoustumee,240 se n’eust esté pour la haste que mondit seigneur avoit de partir et que la nuyt fort approichoit, mais especialement les fist advertir des sermens qu’ilz auroient a faire chascun pour lui mesmes, dont ilz se tindrent pour assez advertis.

[166]    [Die drei leisten ihren Aufnahmeeid.]

Icy sont le[s] serment[s] messeigneurs de Romont, de Saintpol et de Montigny241

Ceste informacion faite et donnee ausdiz trois chevaliers nouveaulx esleuz, tantost eulx trois ensemble ordonneement et reverenment se mirent a genoulx devant la sainte croix, reposant avec ledit missel sur ledit scabelle, paré et estant devant le siege de mondit seigneur le souverain comme dessus est dit, et mettans chascun d’eulx l’une de ses mains sur ladite croix et l’autre sur ledit saint canon du missel.242 Ilz firent tous trois par ensemble et chascun a par lui le serment accoustumé de point en point en la forme et maniere qu’il est escript et contenu ou livre desdis status de l’ordre, hors duquel mondit seigneur de Tournay, chancellier dudit ordre, leur lisoit ledit serment a haulte voix de mot a aultre. Concluant par chascun sondit serment sur sa foy et sur son honneur par attouchement de ladite sainte croix et des saintes Evangilles. ← 155 | 156 →

[167]    [Die neuen Mitglieder erhalten ihre Ketten, der Bruderkuss wird ausgetauscht und danach werden ihnen ihre (vorläufigen) Sitzplätze zugewiesen.]

Ledit serment ainsi fait par mesdis seigneurs de Montigny {80}, de Saintpol {83} et de Romont {84}, mondit seigneur le souverain a baillié a chascun d’eulx et mis a tour du col ung collier dudit ordre en disant au bail de chascun desdis colliers les mots et gardant les ceremonies a ce servans et accoustumees selon lesdis status. Et tantost comme le premier d’eulx avoit receu de mondit seigneur ledit collier, mondit seigneur de Lannoy {50} l’a fait lever et l’a mené baiser a la bouche mondit seigneur le souverain et pareillement l’a fait des aultres deux et monseigneur de Lannoy retrourné et remis en son lieu, tous trois l’un apres autre le sont alez baiser et consequenment ont ilz baisé tous les aultres chevaliers freres illec presens ordonneement en leurs lieux, l’ung apres l’autre. Et au surplus en tout et par tout y ont esté gardees et observees en fait et en parolles les ceremonies243 accoustumees en tel cas et qu’il appartenant selon les status de l’ordre dessusdis. Et de prime face sans prejudice furent donnez et assignez lieux oudit chappittre ausdis quatre nouveaulx chevaliers freres ja receuz, assavoir a monseigneur de Saintpol et a messire Bertremy de Lichtesteyn {85} ou banc du lez dextre et a monseigneur de Romont et a messire Josse, seigneur de Montigny, ou banc du lez senestre jusques qu’il seroit advisé et ordonné des lieux qui a chascun d’eulx competeroient selon lesdis status de l’ordre.244

[168]    [Das Ende des Ordensfestes wird beschlossen, davor sind aber noch einige Dinge zu regeln:]

Ceste recepcion ainsi faite, mondit seigneur le souverain desirant et volant tantost [fol. 49r/21r] partir et s’en aler vers Gand pour soy mettre aux champs a la cause dessus touchee,245 par l’advis et consentement de mesdis seigneurs les chevaliers, ses freres et compaignons de l’ordre assamblez avec lui oudit lieu cappittulaire, a deliberé et conclut de246 abbregier et conclure son chappittre de l’ordre pour ceste fois. Et devant ladite conclusion a ordonné et fait les choses qui s’ensuivent:

[169]    [Die in Brügge verbleibenden Mitglieder und Amtsträger des Ordens sollen die noch ausstehenden Gottesdienste absolvieren.]

Ordonne monseigneur le souverain que les chevaliers qui demouront facent continuer le devin service247

Assavoir premierement: Que messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre qui demouront a Bruges et ne s’en yront avec lui, continuent et facent continuer ensemble les officiers dudit ordre les solemnitez du divin service en l’eglise qui encores restent a faire. Assavoir la messe de Nostre Dame et la messe du Saint Esprit qui selon les ordonnances d’icellui ordre encore se doivent dire et celebrer en la mesme eglise ← 156 | 157 → et ou lieu ou la principale solemnité s’est a tenue.248 Voulant que ladite messe de Nostre Dame solemnellement soit celebree lundy prouchain,249 pour cause de la procession generale a tout le Saint Sang, qui sera demain en ce250 lieu de Bruges et tant pour reverence dudit Saint Sang, comme pour l’occupacion que toutes gens d’eglise et autres audit Bruges auroient pour ce jour par le fait de ladite procession et autrement.251 Et que la messe du Saint Esprit se die a mardi ensuivant, ve jour du present mois de may.252 Ordonna aussi mondit seigneur que ausdites deux messes messeigneurs les chevaliers freres et aussi lesdis officiers de l’ordre fussant et soient habituez et habillez selon l’ordonnance et devise sur ce faites ou chappittre darrenier precedent, tenu a Valenciennes l’an lxxiij.253

[170]    [Sie sollen auch für die Ausführung der während des Kapitels erfolgten Beschlüsse sorgen.]

A ordonné en oultre mondit seigneur le souverain que messeigneurs les chevaliers freres qui demouront avisent ensemble ce qui sera de faire au surplus pour l’execucion des choses qui ont esté deliberees en conclues ou present chappittre de l’ordre.254

[171]    [Alle nicht erledigten Angelegenheiten des Ordens sollen auf dem nächsten Fest im kommenden Jahr erledigt werden.]

Icy se conclut de tenir la feste au second jour de may ensuivant que sera l’an lxxix255

Et pour ce que mondit seigneur le souverain n’a peu pour le present, obstant sesdites affaires de la guerre, vaquer ne entendre es aultres besoingnes et affaires de l’ordre, tant touchant la correction au regart des freres absens, comme pluseurs aultres choses qui restent et demeurent a faire.256 A par l’advis, deliberacion et du consentement expres de mesdis seigneurs les chevaliers freres estans oudit chappittre conclut de tenir la feste de l’ordre a l’encommencement du mois de may prouchain venant, remettant tout le surplus desdites affaires dudit ordre jusques a lors. Et a declairé desmaintenant que les cinq chevaliers encores tenans lieu oudit ordre, estans en France ou parti contraire, soient adjournez par mandement patent, donné en placcart et par Thoison d’or, le ← 157 | 158 → roy d’armes, ou par aultre officiers d’armes, ayant povoir et commission especiale sur ce soubz le seel d’icellui ordre.257 Mais du temps quant la significacion s’en devra faire et de la maniere de appeller monseigneur de Cleves {47} noté en ce chappittre,258 mondit seigneur le souverain en delibera en conclura cy apres avec messeigneurs les chevaliers, ses freres dudit ordre, qui lors se trouveront devers lui pour et afin de faire faire expedier et envoier les lettres de ladite signifcacion de ladite feste avenir a tous ceulx dudit ordre et les advertir du lieu ou tenir et faire se devra a temps convenable et competent et chascun a son endroit.259

[fol. 49v/21v]

[172]    [Nach Anfrage bestätigt Hz. Maximilian die von Hz. Karl im Jahr 1473 erteilten Vorrechte der Ordensmitglieder und Amtsträger.]

La confirmacion, aggreacion et augmentacion des privileges et libertez de messeigneurs les chevaliers freres ensamble des quatre officiers de l’ordre260

Apres ce oyé et entendue par mondit seigneur le souverain l’umble remonstrance, requeste et supplicacion que messeigneurs les chevaliers freres et compaignons et les quatre officiers de l’ordre de la Thoison d’or moult humblement et reverenment lui ont fait faire par la bouche dudit reverend pere l’evesque de Tournay, chancellier dudit ordre, touchant les honneurs261, amour et faveur que feu monseigneur le duc Phelippe {01}, jadis duc de Borgoingne, premier fondateur, et feu monseigneur le duc Charles {34}, son filz, darrenier deffunct, jadis chiefs et souverains de cest ordre, ses predecesseur que Dieu absoille, avoient en leur temps portez et demonstrez aux freres et compaignons dudit ordre, et262 mesmement et par especiales les honneurs, drois, prerogatives, libertez, franchises et exemption que icellui feu monseigneur le duc Charles, son beaupere et predecesseur immediat, ou chappittre darrenier precedent du devantdit ordre tenu a Valenchiennes l’an lxxiij leur avoit ottroiez et donnez et ausdis quatre officiers du mesme ordre, dont il apparissoit par acte incorporé et enregistré entre les actes dudit chappittre de Valenciennes.263 Lui suppliant treshumblement que son tresnoble plaisir fust de leur aggreer, ratifier et confermer lesdis drois, prerogatives, libertez et franchises, telles et ainsi que ledit feu duc Charles, son beaupere, les leur avoit ottroiees et concedees comme dit est.264 ← 158 | 159 →

A de sa grace benignement et liberalement aggree, ratifié et confermé a mesdis seigneurs les chevaliers freres et compaingnons dudit ordre de la Thoison d’or et ausdis quatre officiers, assavoir aux chancellier, tresorier, graffier et au roy d’armes d’icellui ordre presens et avenir, et a chascun d’eulx a leur endroit et si comme il leur peut toucher les poins et articles desdis honneurs, drois, prerogatives, libertez, franchises et exemption telz et en la forme et maniere que icellui feu duc Charles, son beaupere, leur avoit ottroié et concedez. Et a prins et mis en sa sauvegarde especiale mesdis seigneurs les chevaliers freres et compaingnons ensemble lesdis quatre officiers dudit ordre et chascun d’iceulx. Et mesmement a declaré et consenti de plusample grace a la supplicacion et remonstrance que dessus, que en cas que aucuns qui qu’ilz fussent par forme de commotion tumulte ou autrement feissent envahissement, injure grief, oppression ou violence de fait et de force hors forme et ordre de droit aux personnes desdis chevaliers freres et compaingnons ou des quatre officiers dudit ordre de la Thoison d’or ou d’aucun d’iceulx, que point il ne pardonnera ne remettra ladite injure et violence aux coulpables qui qu’ilz soient, que ce ne soit par l’advis et consentement des chevaliers freres dudit ordre et en leur chappittre, et sur tout a ordonné et commandé mondit seigneur le souverain audit graffie[r] [fol. 50r/22r] d’en faire et expedier de par lui ses lettres patentes en forme deue soubz le seel d’icellui ordre que soient enterinees et publiees en tous lieux et a tous qu’il appartendra.265

[173]    [Hz. Maximilian bestätigt Martin Steenberch, dessen von Hz. Karl verliehenen lebenslangen Einnahmen zu Brüssel.]

Touchant le graffier266

Avec ce a aggree et confermé mondit seigneur le souverain a maistre Martin Steenberch, son secretaire et graffier dudit ordre de la Thoison d’or, sa provision par an sa vie durant, telle et ainsi que feu mondit seigneur le duc Charles {34}, son beaupere, oudit chappittre de l’ordre tenu a Valenciennes et par ses lettres patentes267 la lui avoit ottroiee, <et> donnee et assignee sur les deniers de sa recepte du quartier de Brouxelles en Brabant,268 voulant et ordonnant que nouvelles lettres de ratificacion et confirmacion de par lui en fussent faites et baillees audit maistre Martin en la forme qu’il appartendroit pour sa seurté d’icelle provision.269 ← 159 | 160 →

[174]    [Desgleichen für eine Pension aus Saint-Omer zugunsten des Wappenkönigs Toison d’or.]

N(ota): Touchant le roy d’armes de l’ordre270

Semblablement a confermé mondit seigneur le souverain a Thoison d’or, roy d’armes dudit ordre, sa pension en la maniere que par icellui feu monseigneur le duc Charles {34} ladite pension lui avoit esté assignee sur la recepte de Saint Omer.271

[175]    [Das Ende des Ordensfestes.]

N(ota): Conclusio capittuli xxj ordinis272

Toutes lesquelles choses273 ainsi faites, mondit seigneur le souverain et messeigneurs les chevaliers freres et compaingnons de l’ordre de la Thoison d’or delibererent et conclurent par commun accord de cloire pour ceste foiz le chappittre dudit ordre. Et par l’ordonnance et expres commandement de mondit seigneur le souverain ledit reverend pere en Dieu messire Ferry, evesque de Tournay, chancellier d’icellui ordre, a illec pronunciee et faite ladite cloision dudit chappittre ou mesme lieu cappitulaire, en disant ces mots a haulte voix « Concludimus in nomine Patris et Filij et Spiritus Sancti. Amen ». Ce fut fait oudit lieu cappitulaire ledit second jour du mois de may environ viij heures du vespre l’an M cccc soixante dixhuit, presens a ce lesdis autres officiers du mesme ordre, assavoir maistre Jehan Gros, tresorier, Thoison d’or, le roy d’armes, et moy, Martin Steenberch, graffier dessusdit.

M(artin) Steenberch274

[176]    [Alle verlassen den Versammlungsort und Hz. Maximilian bricht nach Gent auf.]

Laquelle cloison et conclusion dudit chappittre de l’ordre ainsi faite et pronunciee, mondit seigneur le souverain incontinent s’est parti dudit chappittre et lieu cappitulaire et s’est allé armer et habillier pour partir et s’en aller vers sa ville de Gand275 et messeigneurs les chevaliers freres <aussi> ensemble lesdis quatre officiers s’en partirent aussi et alerent devestir des habits de l’ordre, eulx revestans d’autres leurs habis chascun a son plaisir. ← 160 | 161 →

[fol. 50v/22v]

4.   Mai 1478

[177]    [Die in Brügge verbliebenen Mitglieder versammeln sich für den gemeinsamen Besuch der Marien-Messe.]

Comment en ensuivant l’ordonnance de monseigneur le souverain faite en chappittre devant la conclusion d’icllui le devin service a esté continué276

Le lundi, iiije jour dudit mois de may,277 environ ix heures du matin, se assemblerent en l’ostel de mondit seigneur le souverain audit lieu de Bruges en la mesme chambre, ou es jours passez le chappittre de l’ordre s’estoit tenu, messeigneurs Jehan, seigneur de Lannoy {50}, Adolff de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, Pierre de Luczembourg {83}, conte de Saintpol, et Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny, tous chevaliers freres et compaingnons dudit ordre de la Thoison d’or,278 et avec eulx reverend pere en Dieu messire Ferry, evesque de Tournay, chancellier, maistre Jehan Gros, tresorier, Martin Steenberch, doyen de Brouxelles, graffier, et Gilles Gobet, dit Thoison d’or, roy d’armes, tous officiers d’icellui ordre, vestus de robes de damas blances sans manteaulx279 <mais> affullez de leurs chapperons de velou cramoisy brun, servans sur leurs manteaulx et habis de l’ordre, pour eulx en aller ainsi habillez devers l’eglise Saint Saulveur y oyr la grant messe, que selon les ordonnances et status du mesme ordre dire et celebrer se y devoit de Nostre Dame.280 ← 161 | 162 →

[178]    [Zuvor ergeben sich noch zwei Fragen: Bei den früheren Festen waren die neuen Mitglieder erst nach Absolvierung aller Gottesdienste in den Orden aufgenommen worden. Da dies nun aber früher geschah, besteht gewisse Ratlosigkeit, wo die Neuen in der Kirche platziert werden sollen. Auch über den Rang des Ordenskanzlers besteht gewisse Unsicherheit, denn in Abwesenheit des Souveräns fungiert er als dessen Stellvertreter und gleichzeitig ist er während des Gottesdienstes auch der für Brügge zuständige Bischof.]

Du lieu pour messeigneurs les nouveaulx esleuz en l’eglise281

Mesdis seigneurs ainsi la estans assemblez, question et demande y a esté proposee et misé en termes <l’une que fut> telle en effect, pour ce que paravant aux festes et solemnitez de l’ordre qui avoient successivement esté tenues, l’on avoit communement a chascun fois fait parachevé et accompli le divin service accoustumé en l’eglise premiers et devant que l’on besoingnast en chappittre, et n’avoit jamais esté veu en l’ordre, mesmement par messeigneurs dudit ordre qui la estoient, qu’il fust quelque election faite, ne chevaliers esleu et receu en icellui ordre devant ledit divin service parfait et furny en ladite eglise. Ce que a ceste foiz advenu282 et fait estoit <advenu>, car pour cause des guerres et grans affaires de mondit seigneur le souverain besoing a283 esté de haster, anticiper et abbregier tant la feste que le chappittre dudit ordre, tellement que desja l’election des nouveaulx chevaliers freres est faite et celebree, dont desja en a<voit> quatre desdiz chevaliers nouveaux receuz en l’ordre, assavoir monseigneur de Romont {84}, monseignur de Saintpol {83}, monseigneur de Montigny {80} et messire Bertremy de Lichtestein {85}, devant que ladite messe de Nostre Dame <fust ne> soit celebree, laquelle reste encore et se celebrera a ce matin prestement, et celle du Saint Esprit, ordonnee pour celebrer demain matin.284 Ausquelles deux messes que [!] se diront solemnellement, tous messeigneurs les chevaliers et compaignons dudit ordre estans en ceste ville de Bruges, tant vielz que nouveaux,285 doivent estre personnellement ensemble les quatre officiers d’icellui ordre pareillement habituez et habillez selon certaines ordonnances <cy dessus escripte> sur ce faite ou darrenier chappittre de l’ordre, tenu a Valenchiennes, comme dessus est dit.286 Pour savoir quel lieu auront en l’eglise pendant que lesdites messes se celebreront mesdis seigneurs les chevaliers freres nouvellement esleuz et ainsi receuz en l’ordre, car le cas semblable n’a esté veu ne sceu advenir oudit ordre et n’ont encoires lesdis nouveaux [fol. 51r/23r] chevaliers point de lieu es rengs des tableaux des anchiens chevaliers freres survivans et qu’ilz se deussent mettre es estalz et lieux des trespassez seroit chose impertinente, ← 162 | 163 → veu qu’ilz ne scevent et n’est encore ordonné ne determiné par l’ordre quel lieu par et selon les status dudit ordre leur287 competera et appartenir devra.288

Du lieu de monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre

Avec ce y a esté mené et mise en termes une aultre question et demandé, touchant reverend pere en Dieu monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier d’icellui ordre, pour savoir ou il se devra aussi tenir pendant le service desdites messes, attendue l’absence de mondit seigneur le souverain289 et que ledit <monseigneur le> chancellier est evesque et prelat diocesain audit lieu de Bruges et par toute ceste diocese de Tournay.

[179]    [Die drei ältesten anwesenden Ordensmitgliedern regeln die Reihenfolge beim Gang zur Kirche und während des Gottesdienstes.]

Advis sur ce290

Sur lesquelles deux demandes et difficultez mesdis seigneurs de Lannoy {50}, de Ravestein {55} et de Gruythuse {61}, anchiens291 <les> freres de l’ordre, ont eu deliberacion et advis ensemble. Et leur conclusion a esté, quant a la premiere desdis demandes et difficultez par maniere d’avis et pour ceste foiz seulement: Que monseigneur le conte de Saintpol {83} soit au lez dextre en lieu d’aucuns des aultres freres survivans et absens au dessoubz des freres anchiens illec present. Et ledit messire Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny, au lez senestre ou lieu d’aucuns desdis aultres freres suivans et absens du mesme lez et au dessoubz des freres anchiens qui presens y seront, et tout sans prejudice et pour ceste foiz, comme dit est. Au regard de la seconde question et difficulté touchant mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, mesdis seigneurs les chevaliers freres, eu sur ce deliberacion et advis entre eulx, ont ordonné et dit que pour ceste foiz, veue ladite absence de mondit seigneur le souverain dudit ordre pour consideracion mesmement et regard de la qualité et dignité especiale dudit monseigneur de Tournay a laquelle ilz entendent et veulent deferer, ils s’en rapportent a lui de prendre tel lieu qu’il lui plaira devers le grant autel, soit emprins les sieges du celebrant estans au lez dextre dudit autel ou ailleurs la ou et ainsi que bon lui semblera. Pourveu toutevoye que les aultres trois officiers d’icellui ordre, assavoir le tresorier, le graffier et le roy d’armes Thoison d’or, se tiennent ensamble en leur lieu pour eulx ordonné devant le siege de mondit seigneur le souverain. Lesquelles deliberacion et advis ont par monseigneur de Lannoy de l’ordonnance et adveu de messeigneurs de Gruythuse et de Ravestein ← 163 | 164 → esté declarez a mesdis seigneurs de Saintpol et de Montigny, nouveaulx confreres, qui se y sont liberalement accordez pour leur endroit et aussi a mondit seigneur l’evesque de Tournay pour son endroit. Et ainsi a esté fait, car a aler devers l’eglise monseigneur le conte de Saintpol et monseigneur de Montigny alerent les premiers ensemble inmediatement apres mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, monseigneur de Gruythuse et monseigneur de Ravestein consequenment appariez et monseigneur de Lannoy ala le darrenier, tenant son reng au lez senestre car il n’avoit point de compaignon au lez dextre.292 Et mesdis seigneurs venus ou grant chœur de ladite eglise, monseigneur de Gruythuse, monseigneur de Ravestein et monseigneur de Lannoy se sont mis chascun en son lieu et estal soubz ses armes et monseigneur de Saintpol se mist ou lieu penultime du reng dextre soubz les armes de monseigneur le conte de [fol. 51v/23v] Chimay {74} absent. Et ledit messire Josse, seigneur de Montigny, au les senestre ou lieu et soubz les armes de messire Engelbert, conte de Nassouwe {77}, aussi absent, qui est le darrenier du reng des tableaux de mesdis seigneurs de l’ordre audit lez senestre. Et monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier dudit ordre, a eu son lieu pour lui preparé honnestement au dextre dudit grant autel devant les chayres du celebrant et ses ministres. Mais lesdis trois autres officiers d’icellui ordre se sont mis et tenus ou petit banc293 pour eulx ordonné devant ledit siege de mondit seigneur le souverain. Et tantost s’est encommencié et dite solemnellement la grant messe de Nostre Dame par reverend pere en Dieu monseigneur l’abbé de Saint Bertin, prelat mitre.294

[180]    [Nach dem Gottesdienst begeben sich die Mitglieder zum Abendessen.]

Apres ladite messe messeigneurs les chevaliers freres ensemble les quatre officiers de l’ordre sont retournez ordonneement vers la court, tous a cheval ainsi que venus estoient, et descendus de cheval se sont retrais, deux a deux, en la chambre ou s’estoit tenu le chappittre dudit ordre es jours precedens et d’illec sont tantost allez disner en la petite sallette devant la chambre de mondit seigneur le souverain. Et tous mesdis seigneurs les chevaliers freres ensemble monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier dudit ordre, se sont assis au disner a une table et fut le premier en chief mondit seigneur de Tournay et au plus pres de lui monseigneur de Lannoy {50}, monseigneur de Ravestein {55}, monseigneur de Gruythuse {61}, monseigneur le conte de Saintpol {83} et monseigneur de Montigny {80}, chevaliers freres295. Et les autres trois officiers, assavoir le tresorier, le graffier et le roy d’armes, furent assis a une aultre petite table illec pour eulx ordonnee. Et fut ledit disner plantureux et liberal, haultement et grandement servi aux despens de mondit seigneur le souverain. ← 164 | 165 →

[181]    [Danach versammeln sich die Ordensmitglieder, um die offenen Angelegenheiten zu regeln.]

Nota ce disner296

Ce disner fait et graces dites, apres aucunes devises messeigneurs les chevaliers freres ensemble l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, dessus nommez297 se sont tirez a part en ladite chambre, ont appellé devers eulx lesdis tresorier, graffier et roy d’armes dudit ordre et fait <tint> partir dehors icelle chambre tous les aultres qui n’estoient <pas du serment> d’icellui ordre, pour y tenir conseil et en ensuivant l’ordonnance de mondit le souverain, faite par la deliberacion du chappittre derrenierement devant la conclusion dudit chappittre, assavoir que ceulx de mesdis seigneurs les chevaliers freres qui298 ensemble les quatre officiers de l’ordre <qui> la demourroient apres son partement advisassent ensemble ce qui seroit de faire pour <mettre a> l’execucion des choses qui avoient esté deliberees et conclues oudit chappittre pour leur deliberacion et advis, sur ce lui signiffier le plus brief que faire se pourroit bonnement etc., illec communiquer, adviser et deliberer sur ce que dit est:

[182]    [Nach Meinung der in Brügge verbliebenen Mitglieder sollten an die abwesenden Mitbrüder folgende Informationen gesandt werden: [1.] Hz. Maximilian ist ordnungsgemäß als Souverän des Ordens eingeführt worden. [2.] Wegen Zeitmangel sind die corrections der abwesenden Mitglieder auf das nächste, im kommenden Jahr geplante Fest verschoben. [3.] Die neugewählten Mitglieder, die sich nicht in Brügge aufgehalten haben, sollen von ihrer Wahl und die abwesenden Mitglieder über die Wahlergebnisse unterrichtet werden. Mit dieser Empfehlung wird Toison d’or zu Hz. Maximilian gesandt und mit einer entsprechenden Instruktion ausgestattet.]

L’advis de messeigneurs les chevaliers freres ensamble du chancellier de l’ordre demo[u]rez a Bruges apres le departement de monseigneur le souverain touchant les affaires dudit ordre299

Et tantost pour entrer en besoingne mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier, [fol. 52r/24r] a par l’ordonnance de mesdis seigneurs les chevaliers freres illec assamblez mis en termes les matieres surquoy faisoit a deliberer <lors>, dependans des conclusions dudit darrain chappittre, lesquelles par maniere depilogacion il a divisees en trois parties:300 ← 165 | 166 →

No(ta) icy conseil sur iij poins301

[1] Assavoir l’une touchant les misteres, solemnitez et ceremonies gardees et observees a creer et faire mondit seigneur le duc chevalier et mesmement a l’acceptacion, emprinse et relievement par lui faiz dudit ordre de la Thoison d’or comme chief et souverain d’icellui, pour aviser et deliberer par mesdis seigneurs les chevaliers freres, s’il seroit bon et expedient que mondit seigneur le souverain par ses lettres ou autrement le signifiast aux tresexcellentes roys et princes et aux aultres chevaliers freres dudit ordre absens et qui n’y avoient esté, ne procureur pour eulx.302

[2] L’autre touchant le fait des corrections, mesmement au regart de messeigneurs les chevaliers freres absens dont parlé avoit esté oudit darrenier chappittre. Mais pour les grans affaires et empeschemens survenus a mondit seigneur a cause de la guerre, la matiere desdis corrections avoit par la conclusion dudit chappittre esté remise ou prouchain chappittre de l’ordre avenir, qui se tendroit a l’encommencement du mois de may prouchain venant etc. Pour deliberer et adviser s’il est expedient d’en faire desmaintenant la significacion ou de la differer jusques a autre temps convenant et competent selon les status dudit ordre, et aussi de la forme et maniere comment ladite significacion son devroit faire, mesmement a ceulx qui avoient esté notez en icellui darrenier chappittre pour divers cas et par divers moyens declairez assez au long es actes dudit chappittre.303

[3] Et la tierce partie estoit touchant le fait des elections faites ou mesme darrenier chappittre pour adviser et deliberer, s’il seroit bon et neccessaire de signiffier aux seigneurs chevaliers esleuz estans en marches longtaines l’election faite de leurs personnes <et a chascun les siennes> pour estre chevaliers freres de l’ordre et a chascun la sienne,304 tant pour les en advertir comme pour savoir leurs intencions, s’ilz la vouldront accepter et estre accompaingnez audit ordre en faisant les devoirs qu’il appartient et chascun en son endroit ou non.305 Et de advertir aussi desdites elections faites les roys d’Angleterre {63}, d’Arragon {57}, de Castille {71} et de Naples {72} et pareillement les aultres chevaliers freres absens, mesmement au regard des personnes des nouveaulx esleuz qui desja ont accepté leur election, ont fait les devoirs et portent le collier dudit ordre.306

Sur lesquelles trois matieres ainsi mises en termes par mondit seigneur l’evesque de Tournay, chancellier de l’ordre, ont mesdis seigneurs les chevaliers freres deliberé meurement et donné leur opinion et advis. Lequel advis ilz ont par moy, graffier, fait rediger et mettre en escript par forme d’instruction et memoire pour le baillier audit Thoison d’or, le roy d’armes de l’ordre, auquel ilz ordonnerent de s’en aller devers mondit seigneur le souverain diligenment ou qu’il seroit pour selon ladite instruction par l’advis et adreçement de monseigneur le conte de Chimay {74}, qui seroit devers lui, et de monseigneur de Montigny {80}, qui avoit esté present a ceste deliberacion, et prestement s’en y aloit rapporter a mondit seigneur le souverain leurdit advis touchans ← 166 | 167 → ces matieres et plainement l’en advertir et informer de bouche et aussi par humble ostencion et exhibicion de sadite instruction, se mestier estoit, afin que mondit seigneur, plainement et bien sur tout informé et adverti, y puist penser et au surplus en ordonner et faire ainsi que son noble vouloir et plaisir seroit, par l’advis mesmement de messeigneurs dudit ordre qui lors se trouveroient devers lui.

Desquelz advis, instruction et memoire sur ce ainsi baillez audit roy d’armes Thoison d’or, la teneur s’ensuit et este telle:307

[183]    [Es folgen die für Toison d’or ausgestellten Instruktionen, in deren erstem Absatz die beteiligten Personen und der Auftrag Toison d’ors genannt werden:]

Instruction et memoire touchans les affaires deppendans du chappittre de la Thoison d’or308

Memoire par forme de brieve instruction pour Thoison d’or, le roy d’armes du noble ordre de la Thoison d’or, des poins et choses que de la part de messeigneurs [fol. 52v/24v] Jehan, seigneur de Lannoy {50}, Adolph de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, Loys, seigneur de Gruythuse {61}, conte de Wincestre, et Pierre, conte de Saintpol {83}, chevaliers freres et compaingnons, et reverend pere en Dieu monseigneur l’evesque de Tournay, chancellier dudit ordre de la Thoison d’or, demourez et estans en la ville de Bruges, ledit roy d’armes aura a dire, rapporter, exposer et remonstrer a nostre tresredoubté seigneur monseigneur le duc, chief et souverain d’icellui ordre, par l’advis de monseigneur le conte de Chimay {74}, premier chambellan de mondit seigneur, et de messire Josse de Lalaing {80}, seigneur de Montigny, chevaliers, aussi freres et compaingnons du mesme ordre.

[184]    [Als erstes soll Toison d’or Empfehlungen ausrichten.]

Premierement ledit roy d’armes Thoison d’or recommandera treshumblement en reverence et obeissance deues mesdis seigneurs a la bonne grace de nostredit tresredoubté seigneur et aussi recommandera lesdis seigneurs a messeigneurs de Chimay {74} et de Montigny {80}, ausquelz il exposera premiers sadite charge.

[185]    [Toison d’or soll im Beisein der bei Hz. Maximilian befindlichen Ordensritter Philippe de Croy und Josse de Lalaing über die Ergebnisse der Beratung der in Brügge verbliebenen Ordensritter unterrichten.]

Item dira ledit Thoison d’or a nostredit tresredoubté seigneur monseigneur le duc et par l’adivs que dessus, comment depuis son departement de sa ville de Bruges messeigneurs de l’ordre dessus nommez, ensemble ledit seigneur de Montigny {80}, pour obeir a sa tresnoble ordonnance qu’il lui avoit pleu leur faire darrenierement en son chappittre dudit ordre devant la cloison dudit chappittre, assavoir de aviser et communiquer de et sur les choses qui restoient a faire selon les conclusions dudit ← 167 | 168 → chappittre, ont le iiije jour de ce present mois de may,309 eu deliberacion et advis ensemble <de et sur les choses qui restoient> et finablement advisé les choses qui s’ensuivent soubz la benigne correction de mondit seigneur et saulf et reservé son tresnoble plaisir en tout et de mesdis seigneurs de Chimay {74} et de Montigny.

[186]    [Empfehlung, dass Hz. Maximilian den beim Fest fehlenden Mitgliedern schreibt und sie von seiner ordnungsgemässen Übernahme des Ordens und über den Ablauf des Festes unterrichtet.]310

C’est assavoir que mondit seigneur a toute diligence doit escripre et signiffier au roy d’Angleterre {63} et aux roys d’Arragon {57}, de Castille {71} et de Naples {72} et semblablement aux aultres messeigneurs les chevaliers freres et compaingons dudit ordre absens a lui bien vueillans et de son parti, comment mondit seigneur en ensuivant sa conclusion a eulx pieça par aultres ses lettres escripte et signiffiee, a receu [fol. 53r/25r] l’ordre et estat de chevallier le darrenier jour du mois d’avril passé en l’eglise Saint Salveur, eglise notable de ceste sadite ville de Bruges, et puis incontinent y a relevé solemnellement et emprins l’ordre et receu le collier de ladite Thoison d’or comme chief et souverain d’icellui ordre selon la forme des status dudit ordre, faisant le serment publiquement et gardees les ceremonies en tel cas requises, presens a ce pluseurs grans prelas, haulx princes, nobles hommes et aultres notables et a la veue du peuple sans nombre qui la estoienet assamblez.311 A aussi depuis sadite recepcion tenu la solemnité et feste et le chappittre dudit ordre de la Thoison d’or avec messeigneurs les chevaliers freres et compaingnons d’icellui ordre a ce convoquez et lors presens. Et a besoingnié sur le fait des corrections et des elections, pour remplir les lieux qui estoient vuys et vacans oudit ordre selon lesdis status et ordonnances d’icellui et y a vaqué par aucuns jours et encores eust plus contenué, se ne fussent les nouvelles qui lui survindrent de l’approichement du roy de France et de son armee en ses pays, parquoy mondit seigneur s’est abbregié de cloire sondit chappittre et remettre le surplus des affaires d’icellui ordre jusques a l’autre feste avenir. Et s’est incontinent mis a champs, pour a l’ayde de Dieu et des ses bons et leaulx parens, vassaulx, amis et subgiez obvier et resister de toute sa puissance aux entreprinses de sesdis adversaires, dont mondit advertist lesdis roys et aultres freres absens, chascun a son endroit, afin qu’ilz cognoissent et saichent, ce qui est fait et que de present il est chief et souverain dudit ordre et que a ce en tout est procedé selon lesdis status et ordonnances. Et comment son desir est non seulement entretenir et maintenir icellui ordre en bon estat, mais aussi de le honnorer, augmenter et decorer a son povoir, les exhortant par la conclusion desdites lettres qu’ilz le vueillent doresenavant tenir et cognoistre pour chief dudit ordre et, tant devers lui comme autrement au regart des devoirs et affaires d’icellui ordre, eulx acquiter et conduire par et selon lesdis statuts et ordonnances du mesme ordre, ainsi comme par serment et promesses solemnellement sur ce faites, ilz y sont astrains, obligiez et tenus, et mondit seigneur est et sera tousjours desirant de leur complaire a son povoir.312 ← 168 | 169 →

[187]    [Dem Souverän wird empfohlen, in Briefen und mit Gesandtschaften sich von den königlichen Ordensmitgliedern den Fortbestand ihrer Allianz bestätigen zu lassen.]

Item dira aussi ledit Thoison d’or a mondit seigneur le duc, chief et souverain dudit ordre, que a mesdis seigneurs a samblé bon et expedient de haster l’expedicion desdites lettres, mesmement celles desdis roys d’Angleterre {63}, de Castille {71} et de Naples {72}, tant pour le bien, honneur et devoir de mondit seigneur comme dudit ordre, especialement pour empescher et rompre les entendemens et alliances, que comme mondit seigneur est adverti se pourchasset [fol. 53v/25v] de la part dudit roy de France devers eulx, tendans de soubstraine a mondit seigneur l’amour, faveur et assistance d’iceulx roys, parquoy seroit bon les parvenir et advertir, dont comme espoir est lesdis roys moult se contenteront et en seront mieulx ediffiez a la faveur de mondit seigneur, et pour rebouter et reaetter les offres et pourchas de partie adverse que autrement ne seroient. Et feroit bien mondit seigneur d’envoier devers chascun desdis roys avec lettres personnes notables qui parlassent pour les informer et advertir de bouche de toutes choses mieulx et plus amplement qu’il ne seroit loisible de faire par lettres. 313

[188]    [Es sollen Gesandtschaften zu Kaiser Friedrich III. und evtl. auch zu Kg. Matthias Corvinus, Kg. von Ungarn, und Albrecht, Hz. von Sachsen, entsandt werden, um diese von ihrer Wahl zu unterrichten.]

Touchant l’ambassade a envoier es Alemangnes314

Item dira et remonstrera en oultre ledit Thoison d’or a mondit seigneur que par cy devant apres les elections faites en chappittre de l’ordre quant il y avoit esleuz aucuns grans <seigneurs> personnaiges comme roys ou ducs,315 la coustume de messeigneurs les predecesseurs, chiefs et souverains, et les chevaliers freres de cest ordre a esté d’envoier devers lesdis roys ou ducs ainsi esleuz aucun des chevaliers freres ensamble le roy d’armes dudit ordre Thoison d’or et ce le plus brief que faire se povoit pour leur signifier honnorablement ladite election et porter le collier d’icellui ordre,316 ← 169 | 170 → en recevant desdis esleuz les sermens et gardant les ceremonies en tel cas requises selon les status du mesme ordre, parquoy, s’il plaisoit a mondit seigneur, semble a messeigneurs de l’ordre dessusnommez, veue ceste darrenier election faite de trois grans personnaiges, dont le premier est le plus grant qui puist estre, que mondit seigneur feroit bien de deputer et commettre ung ou deux de mesdis seigneurs les freres de l’ordre, accompaingnez d’aucun prelat ou clerc notable qui portast la parolle et avec ledit Thoison d’or, le roy d’armes, pour audit premier esleu signifier reverenment et honnestement sadite election et, s’il l’accepte, recevoir de lui le serment et icellui fait solemnellement et en la maniere qu’il appartient lui baillier le collier. Et apres ce en ensuivant la conclusion dudit darrain chappittre, prinse informacion par l’advis d’icellui premier esleu s’il n’y a chose raisonnable au contraire, l’ung desdis freres chevaliers passerant oultre et s’en yroit devers le penultime esleu qui est aussi grant et puissant prince, et l’autre s’en yroit devers le darrenier esleu leur signiffier a chascun en son endroit l’election faite de leurs personnes, recevoir leurs sermens et leur baillier le collier dudit ordre aux ceremonies que dessus.

[189]    [Mit ihrer Aufnahme sollten gleichzeitig auch Allianzen zum gegenseitigen Schutz geschlossen werden.]

Item avec ce dira et remonstrera de par mesdis seigneurs a mondit seigneur le duc, souverain de l’ordre, ledit roy d’armes, qu’il leur samble expedient de haster et avancer l’expedicion de ceste ambassade pour advertir lesdis trois grans personnaiges de [fol. 54r/26r] leurdite election. Car il est vraissemblable que oultre l’amitié, alliance ou bienvueillance que puist estre entre eulx, encores par moyen de leur conscripcion oudit ordre en ensuivant les status et ordonnances d’icellui, accroisera et se317 confermera pour tousjours et perpetuellement, au moins leurs vies durant et celle de mondit seigneur. Et pourra ceste nouvelle alliance que se fera se Dieu plaist au moien dudit ordre par especiale d’entre les deux plus grans personnaiges, prouffiter grandement tant a la chose publique crestienne comme aux deux parties et singulierement a mondit seigneur et a sa seurté, tant au regart de ses pays et seignouries de pardela que de pardeça et lui sera grant honneur et louenge et consequenment pour ledit ordre par toutes les Allemaingnes.318

[190]    [Zur Vorgehensweise bei der Aufnahme der anderen Neugewählten.]

N(ota): Item et quant aux aultres esleuz estans es marches de pardeça,319 mesdis seigneurs croient vraisemblablement que aucuns desdiz nouveaulx esleuz se pouroit trouver briefment devers mondit seigneur, lesquelz il pourra lors faire appeller pour savoir d’eulx secretement leur intencion et s’ilz acceptent leur election. Comme il fait a presumer mondit seigneur pourra recevoir d’eulx le serment et leur baillier le collier aux ceremonies qu’il appartient selon les status de l’ordre. Et a ceste fin ← 170 | 171 → portera avec lui ledit roy d’armes, Thoison d’or, deux colliers avec le livre desdis status et ordonnances dudit ordre en françois et en latin.320

[191]    [Zur Vorgehensweise bei zwei weiteren deutschsprachigen Neugewählten.]

Item au regart des aultres deux esleuz de la langue thioise321 ledit Thoison d’or pourra, s’il plaist a mondit seigneur, aler devers eulx es marches de leur residence a tout lettres de credence de par mondit seigneur et portera avec lui deux aultres coliers et le livre desdis status et ordonnances de l’ordre pour leur signifier l’election fait de leurs personnes et savoir d’eulx leur intencion s’ilz l’accepteront ou non. Et en cas, que si comme il fait assez a presumer, il recevra d’eulx le serment et leur baillera le collier aux ceremonies qu’il appartient, moyennant toutevoie que chascun d’eulx deux baillera ses lettres patentes audit roy d’armes qui les rendra a mondit seigneur le souverain, et par icelles cognoisera et certifiera avoir aggreablement accepté l’election faite de sa personne, a lui signifiee par ledit roy d’armes, et avoit fait solemnellement le serment a l’ordre selon les chappittres et receu le colier d’icellui ordre, promettant de venir et comparoir ou prouchain chappittre se faire le peut bonnement ou devers mondit seigneur le souverain le plus tost qu’il pourra, ou tantost que mondit seigneur le lui fera savoir, pour y jurer de nouvel les poins dudit ordre et faire tout ce a quoy il sera tenu.

[fol. 54v/26v]

[192]    [Empfehlung, die Einladungsschreiben für das nächste Ordensfest erst fünf oder sechs Monate vor Festbeginn zu versenden.]

Item et en tant qu’il touché la significacion du futur chappittre pour l’annee avenir a faire par lettres closes aux roys, princes et autres messeigneurs les chevaliers freres de l’ordre non estans notez etc., comme par plaquart a autres etc.,322 il semble soubz la benigne correction de mondit seigneur que de cestedite significacion il pourra encore surseoir jusques a v ou vj mois avenir, car selon les status de l’ordre souffira que l’intimacion et signifacion dudit chappittre avenir leur soit faite quatre mois devant le jour. Et la peut conclure mondit seigneur et faire faire toutes et quantesfois a son plaisir par l’advis de six de mesdis seigneurs les chevaliers freres de l’ordre.323 ← 171 | 172 → Et semble plus expedient de encore delaier ladite significacion dudit futur chappittre que de l’avenier pour les causes assez par mondit seigneur entendues.324

[193]    [Diese Vorschlägen sollen eine unterrichtete Entscheidung Hz. Maximilians ermöglichen.]

De toutes lesquelles choses dessusdites mesdis seigneurs de l’ordre font advertir mondit seigneur le souverain en toute humilité, reverence et obeissance deues et aussi messeigneurs de Chimay {74} et de Montigny {80}, leurs freres oudit ordre, pour et afin que a mondit seigneur de tout bien adverti plaise d’y avoir advis et d’en faire et ordonner ainsi que son tresnoble vouloir et plaisir sera.

[194]    [Er soll dem Souverän auch mitteilen, dass die in Brügge verbliebenen Mitglieder wie verabredet, an zwei Messen teilgenommen haben.]

Oultre plus dira et remonstrera a mondit seigneur le souverain ledit roy d’armes Thoison d’or, que mesdis seigneurs de l’ordre estans a Bruges en ensuivant son ordonnance ont lundi et mardi darrenier passez fait dire et celebrer solemnellement en l’eglise Saint Saulveur, ou la principale feste quant au divin service s’estoit, tenue les messes de Nostre Dame et de Saint Esprit et y sont alez ensemble les quatre officiers de l’ordre, ordonneement comme il appartenoit selon des ordonnances sur ce faites.325

[195]    [Ausgestellt von Martin Steenberch auf Befehl der Ordensmitglieder.]

Avisees, ordonnees et conclues par messeigneurs les chevaliers freres du noble ordre de la Thoison d’or dessus nommez en la ville de Bruges, le viije jour de may l’an lxxvij326 et pour les rediger par escript commandees a moy M(artin) Steenberch327

5.   Mai 1478

[fol. 55r/27r]

[196]    [Die Ordensmitglieder besuchen die Hlg.-Geist-Messe.]

De la messe du Saint Esprit328

Le mardi ensuivant, ve jour dudit mois de may l’an lxxviij,329 environ ix heures du matin, se sont de rechief assamblez en l’ostel de mondit seigneur le souverain en la chambre de monseigneur de Chimay {74}, premier chambellan, la ou monseigneur Adolph de Cleves {55}, seigneur de Ravestein, pour lors estoit logié, monseigneur ← 172 | 173 → de Lannoy {50}, mondit seigneur de Ravestein, monseigneur Loys, conte de Wincestre et seigneur de Gruythuse {61}, et monseigneur Pierre, conte de Saintpol et de Bryenne {83}, chevaliers freres, ensemble les quatre officiers de l’ordre de la Thoison d’or. Et d’illec sont allez devers l’eglise Saint Saulveur ordonneement a cheval, tous vestus pareillement de leurs robes de velours cramoisy brun et affulez de leurs chapperons du mesmes, comme ilz avoient esté vestus au matin le jour de la principale feste dudit ordre, saulf des manteaulx que pour ceste fois point ne porterent, pour en ladite eglise oyr la messe solemnelle du Saint Esprit, selon l’ordonnance sur ce faite ou chappittre darrenier precedent d’icellui ordre tenu a Valenciennes l’an lxxiij.330 Et mesdis seigneurs les chevaliers freres arrivez en icelle eglise, monteront ou grant chœur es haulx sieges, chascun soubz le tableau de ses armes, reservé mondit seigneur le conte de Saintpol qui se mist et tint ou lieu et soubz le tableau de monseigneur de Chimay {74}, chevalier frere absent. Et monseigneur l’evesque de Tournay s’en alla mettre en son lieu pour lui comme prelat diocesain, paré devers le grant autel, la ou il s’estoit tenu le jour precedent, comme dessus est dit.331 Et les aultres trois officiers en leur lieu premier devant le siege de mondit seigneur le souverain. Et tantost s’est encommencee et dite ladite messe du Saint Esprit a preslat non mitré, assavoir par reverend pere en Dieu l’abbé de Clermares de l’ordre saint Bernard332, a discant et orgues moult solemnellement et devotement. Apres laquelle messe finie, messeigneurs les chevaliers freres ensemble les quatre officiers de l’ordre dessusdit sont ordonneement retournez devers la court et remontez en ladite chambre du logis de mondit seigneur de Ravestein, la ou ilz ont trouvé en la salle devant la table mise et le diner prest. Et mondit seigneur de Ravestein leur a donné le diner et les a receuz et festoiez grandement et liberalement. Et a ce disner avoit pluseurs autres chevaliers, grans seigneurs, officiers des hostelz de mondit seigneur le souverain et de madame la duchesse, sa compaingne, assis et meslez entremy ceulx de l’ordre.

[fol. 55v/27v] [unbeschrieben.] ← 173 | 174 → ← 174 | 175 →


1      Zur doppelten Foliierung siehe die Erklärung in der Einleitung S. 37 mit Anm. 133.

2      Zur Zählung der Ordensfeste vgl. § 1.

3      30. April 1478.

4      Vgl. dazu die Angaben in § 69 mit Anm. 343.

5      Zur Ausstattung des Versammlungsraumes vgl. die Angaben in § 39.

6      Ms.: a son povoir steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehenen Stelle im Text.

7      Ms.: Diese Zeile steht am Rand zu Beginn des Absatzes. – Steenberch hatte wohl nachträglich und zur besseren Übersicht immer wieder Zwischenüberschriften eingefügt; je nach freiem Platz stehen sie zwischen den Absätzen oder am linken Rand und sind in einer größeren Schrift geschrieben.

8      Ms.: Diese Zeile wurde zwischen den Absätzen eingefügt und ist unterstrichen; vgl. dazu Anm. 7.

9      Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

10    Jean Gros (1434–1484) war unter Hz. Karl seit 1453 als dessen Audienzier und dazu noch seit 1468 als Sekretär für Finanzangelegenheiten tätig; zur Person vgl. BARTIER, Légistes, 1955, S. 372- 377, hier S. 375 f. zu seiner Ernennung zum Trésorier; KOLLER, Service, 1971, S. 65–67; COCKSHAW, Prosopographie, 2006, S. 47 f., Nr. 37. Eine schriftliche Fixierung von Hz. Karls Versprechen konnte bisher nicht gefunden werden.

11    Die Aufgaben des Trésoriers wird in § 33–39 (neu § 7–11 der Amtsträger) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) geregelt. Jean Gros erhielt das Amt des Ordenstrésorier, nachdem sein Vorgänger Guillaume de Clugny ins französisiche Lager gewechselt war und sein Ordensamt zurückgegeben hatte; vgl. dazu § 9, Anm. 40. Jeans provisorische Ernennung erfolgte am 29. Nov. 1477; so KOLLER, Service, 1971, S. 63 f. Im Protokollbuch feht unter dem genannten Datum ein Hinweis auf eine Sitzung.

12    Ms.: Am linken Seitenrand befindet sich vor der Zeile, die mit supplia beginnt ein Doppelstrich.

13    Vgl. Reg. 48.

14    Nach § 49 (neu § 24) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) waren die Mitglieder des Ordens verpflichtet, am Abend vor Beginn des eigentlichen Ordensfestes am Vesper-Gottesdienst teilzunehmen.

15    Zu Lucas de Tolentis vgl. die Angaben in § 8 mit Anm. 32. – Zu den bei den Ordensfeierlichkeiten anwesenden Gästen vgl. auch § 41, Anm. 213. Einige der Gäste nahmen auch an der Mahlzeit des Ordens teil; vgl. § 97.

16    Zu Georg von Baden, Ebf. von Metz, vgl. die Angaben in § 5 mit Anm. 17.

17    Jakob von Savoyen wird noch während des Festes in den Orden aufgenommen, vgl. dazu § 138; mehr Angaben zu seiner Person finden sich in § 261 mit Anm. 283.

18    Philipp von Kleve (1456–1528) wuchs am burgund. Hof auf und wurde im Frühjahr 1477 als einer der möglichen Heiratskandidaten für Hz.in Maria gehandelt. Er diente Hz. Maximilian als Rat, Kammerherr und Truppenführer und in Zeiten der Abwesenheit seines Vaters war er als dessen Stellvertreter als burgund. Statthalter im Hennegau tätig. Spätestens 1488 beteiligte er sich dann aber an der flämischen Opposition gegen Hz. Maximilian. Kg. Ferdinand von Neapel {72} nannte ihn 1478 in seiner Kandidatenliste; vgl. Reg. 37. Zu seiner Person vgl. u. a. COOLS, Mannen, 2000, S. 338 f., Nr. 133; DEBRIS, Felix Austria, 2005, S. 581; Philippe de Clèves, 2007; DÜNNEBEIL, Erbtochter, 2008, S. 179.

19    Zu seiner Person vgl. die Angaben in § 47 mit Anm. 237.

20    Philippe de Croy, Gf. von Porcien († 1511), Sohn Antoines de Croy {15}, befand sich in frühen 1470er Jahren in den Diensten Ludwigs XI., Kg. von Frankreich, wechselte dann aber wieder zu Hz. Karl, mit dem er zusammen aufgewachsen war. 1476 führte er aber burgund. Truppen nach Lothringen und wurde vor Nancy gefangen genommen. Auch unter Hz. Maximilian diente er als Truppenführer. Jean de Melun {28} nominierte ihn 1478 als einen der Aufnahmekandidaten (Reg. 46). Zu seiner Person vgl. u. a. WYMANS, Inventaire de Croy, 1977, S. 50, Nr. 37–40; BORN, Croy, 1981, S. 67 f.; COOLS, Mannen, 2000, S. 283 f., Nr. 60.

21    Die Reihung entspricht der Prozession vom Vormittag anlässlich Maximilians Ernennung zum Ordenssouverän; vgl. § 45–67. Bei den früheren Ordensumzügen war die Reihung jedoch eine andere: als erstes der gesamte burgund. Hof, dann der Orden und zuletzt die Gesandten; vgl. z. B. die Beschreibung von 1473 in PB 3, S. 37 f., § 12. Dazu auch DÜNNEBEIL, Innen und Außen, 2005, S. 252 f.

22    Der Orden selbst besitzt noch heute ein äußerst wertvolles, reichbesticktes Messornat aus dem 15. Jahrhundert, das in der Schatzkammer des Kunsthistorischen Museums in Wien zu sehen ist. Vgl. dazu u. a. SCHMITZ-VON LEDEBUR, Messornat, 2008; dies., Textilien, 2009, S. 89–107; dies., Messornat, 2010; HAMILTON, Art of Embroidery, 2013; http://bilddatenbank.khm.at/viewArtefact?id=86213 (11.11.2015) (alle mit zahlreichen Abb.).

23    Ms.: ensamble steht über einer Radierung.

24    Vgl. Beschreibung der Ausstattung der Kirche St. Salvator anlässlich des Ordensfestes in § 36–38.

25    Vgl. dazu die Angaben in § 30 mit Anm. 183.

26    Zu den Wappentafeln vgl. oben § 31–34 mit Anm. 187.

27    Zur Kette des Toison d’or vgl. in § 42, Anm. 216.

28    Ms.: Dieses Zwischenüberschrift steht zu Beginn des Absatzes am linken Rand und ist links und rechts mit geschweiften Klammern versehen; vgl. dazu Anm. 7.

29    Ms.: Dieses Zeile steht am Beginn des Absatzes und ist mit geschweiften Klammern links und recht versehen; vgl. dazu Anm. 7. – Fortsetzung von § 28 f., dort mit Angaben zur Mitgliedschaft dieser Mitglieder im Michaelsorden umd zum Exklusitätsgebot des Ordens vom Goldenen Vlies.

30    Ms.: au regart steht über einer Radierung.

31    Zu ihrem Ausschluss vom öffentlichen Zeremoniell vgl. in der Einleitung S. 18 f. sowie die Ausführung in § 88–91, 123 und 145.

32    Fortsetzung in § 122.

33    Ms.: Diese Zeile steht zwischen den Absätzen; vgl. dazu Anm. 7.

34    Gemeint ist hier das Ordensfest, das 1473 in Valenciennes gefeiert wurde; vgl. PB 3.

35    Vgl. Reg. 47. – In Anm. 132 der Verweis auf die die Neuwahl betreffenden Statutenartikel.

36    Fortsetzung in § 127.

37    Ms.: Dieses Zeile steht am Beginn des Absatzes und ist mit geschweiften Klammern links und recht versehen; vgl. dazu Anm. 7.

38    Fortsetzung in § 101.

39    1. Mai 1478.

40    Zum Umzug vgl. § 75.

41    Laquelle s’est celebree moult solemnellement […] pour aler a l’offrande wird zitiert bei MERKLEY, Role, 1998, S. 356.

42    Diese Zeremonie beschreibt DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 339 f.; in seiner Beschreibung erfolgte die offrande jedoch gleich im Anschluss nach Hz. Maximilians Ernennung zum Ordenssouverän. – Den Ablauf der „großen Messe“ und dem dazugehörigen Münzopfer ist in aller Kürze in § 51 (neu § 26) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) geregelt; erste ausführlicher Beschreibungen sind bei den Festen von 1468 und 1473 zu finden; vgl. PB 2, S. 81–83, § 47–52 sowie PB 3, S. 42–49, § 17–38, dazu auch DÜNNEBEIL, Innen und Außen, 2005, S. 244 f.

43    Ms.: Dieses Zeile steht am Beginn des Absatzes und ist mit geschweiften Klammern links und recht versehen; vgl. dazu Anm. 7.

44    Ms.: Der Text steht in der Kopfzeile der Doppelseiten fol. 3v/4r und 4v/5r; der Bindestrich trennt die Worte von der linken und rechten Seite. Vgl. dazu auch Anm. 7.

45    Nach DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 339, rief Toison d’or den Souverän mit folgenden Worten auf: Très haut, très excellent et très puissant prince, chef du très noble ordre de la Toison d’or, venez à l’offrande. Dazu auch Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 253 f.

46    Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 254, berichtet, dass Jean de Lannoy hier die Rolle des Stellvertreters übernahm.

47    Zur Benennung der Stellvertreter am 29. April 1478 vgl. § 26 f.

48    Vgl. Reg. 35.

49    Ms.: mesme costé dextre et s‘est steht über einer Radierung.

50    Ms.: ou lieu steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehenen Stelle im Text.

51    Dazu auch Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 254. – Vgl. dazu den Beschluss in § 78.

52    Ms.: appellé steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehenen Stelle im Text.

53    Diese Ritterschläge erwähnen auch Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 254; KUYER, Veertiende kapittel, 1981, S. 76. – Schon am 30. April hatte Maximilian anlässlich des Gottesdienstes zu seiner Ernennung zum Ordenssouverän Jan van der Bouverien zum Ritter geschlagen; vgl. § 67 mit Anm. 333.

54    Bartholomäus von Liechtenstein wurde noch am selben Tag in den Orden aufgenommen (§ 133); zu seiner Person vgl. die Angaben in § 10, Anm. 61 oben.

55    Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 254, nennt ihn Berthemieu de Traembourg, baron. Es handelt sich dabei um Bartholomäus von Starhemberg (1460–1531), der 1482 zum Rat Ks. Friedrichs III. {94} ernannt wurde, 1501 zu Maxilmilians Rat und und Regent in Niederösterreich. Am 26. März 1477 hatte er von Ks. Friedrich III. den Befehl erhalten, gut gerüstet und mit vier Knechten, Hz. Maximilian auf seiner Brautfahrt zu begleiten; vgl. CHMEL, Regesta, 1838, Nr. 7104; RAUSCH, Heirat, 1880, S. 167. Zu seiner Person vgl. u. a. SCHWERDLING, Starhemberg, 1830, S. 146–150 (datiert S. 146 den Ritterschlag irrtümlich 1486 anlässlich der Königskrönung Maximilian in Aachen); SIEBMACHER, Oberösterreich, 1984, S. 392; HEINIG, Friedrich III., 1997, I, S. 253.

56    Chroniques de MOLINET, I, 1935, S. 254, nennt ihn Michiel de Train, baron, Deutscher. Es handelt sich dabei um Michael von Traun († ca. 1522), der ab den 1490er Jahren als Maximilians Verwalter der niederösterreichischen Hauptmannschaft belegt ist. Zu seiner Person vgl. u. a. HOHENECK, Oesterreich ob der Enns, 1732, S. 706 f.

57    Ms.: Steenberch ließ für den Vornamen eine Lücke. – Nicolas d’Aveluys († um 1484) versah seit Nov. 1477 das Amt des zweiten Hofmeisters Hz. Maximilians; vgl. zu seiner Person u. a. COOLS, Mannen, 2000, S. 232, Nr. 001. MOLINET, I, 1935, S. 254, bezeichnet ihn als messire Colart de Havelu, Walon.

58    Ms.: Der letzte Satz wurde nachträglich zwischen den Zeilen von Steenberch mit kleinerer Schrift eingefügt.

59    Vgl. § 75.

60    Die Einrichtung des Festsaales wurde auch schon in § 39 beschrieben. Vgl. auch die Angaben zum Festmahl, das am Vortag nach Maximilians Erhebung zum Ordenssouverän veranstaltet wurde in § 68.

61    Die Zusammensetzung der Speisen zählt DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 540 f. (ohne Quellenangabe) auf.

62    Zu seiner Person vgl. die Angaben in § 75 mit Anm. 18.

63    Zu den namentlich genannten Ehrengästen vgl. die Angaben in § 75, wo die Teilnehmer des Vespergottesdienst am Vorabend genannt sind. In der Aufzählung hier fehlt Philippe de Croy, Gf. von Porcien, während Christoph, Markgraf von Baden, erst hier genannt ist; zu seiner Person vgl. die Angaben in § 10 mit Anm. 58. Auffällig ist, dass bei dieser Festmahlzeit die geistlichen Würdenträger nicht teilnahmen. – Auch am nächsten Tag nahmen die Ordensglieder ein gemeinsames Festmahl ein, vgl. § 147.

64    Der Ablauf der Totenvigil ist in aller Kürze in § 52 (neu § 27) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) geregelt; zum schwarzen Ordensornat, der zu diesem Anlass getragen werden musste, vgl. die Angaben in § 40 mit Anm. 210.

65    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz; vgl. dazu auch Anm. 7.

66    1. Mai 1478.

67    Zur Kette des Wappenkönigs vgl. die Angaben in § 42, Anm. 216.

68    Ms.: Die erste Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn von § 101 und die zweite oberhalb; vgl. dazu auch Anm. 7.

69    Vgl. § 80.

70    Vgl. dazu die Angaben in Anm. 74.

71    § 55 (neu § 30) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) verlangt, dass nichts von dem, was während der Ordenssitzungen besprochen wird, in die Öffentlichkeit gelangen darf.

72    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz; vgl. dazu auch Anm. 7.

73    Nach DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 342 (ohne Quellenangabe), sagte der Ordenskanzler folgendes: Chevaliers et frères! Vous savez qu’entr’autres choses qui nous sont imposées, nous sommes tenus de faire une information des vies et mœurs, afin que les membres de notre ordre auguste soient plus pénétrés de leurs devoirs. Pour cet examen qui doit commencer, selon nos statuts, par le roi d’armes et autres officiers pour continuer par le dernier chevalier reçu, et remonter jusu’au souverain, je vous somme de déclarer ouvertement tout ce que vous savez ouï dire à personne digne de foi, sur ce que votre frère et compagnon a fait, dit ou commis qui soit contre l’honneur, la renommée, ou le devoir de chevalerie, notamment contre les statuts et ordonnances, et nous délibérons sur la correction que chascun d’eux aura respectivement méritée. Je prescris donc à Toison d’or de sortir du conseil et d’attendre qu’on le rappelle.

74    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile von fol. 6v sowie auf der Doppelseite fol.7v/8r; vgl. dazu auch Anm. 44. – Den Ablauf der corrections regeln die § 56–60 (neu § 31–35) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14); mit der damit verbundenen Sozialkontrolle beschäftigt sich ausführlich STERCHI, Umgang, 2005, S. 420–440 sowie DERS., Rendre compte de leur honneur, 2007, S. 148–154; dazu auch MELVILLE, Rituelle Ostentation, 1997, S. 220 f.; DÜNNEBEIL, Entwicklung, 2007, S. 31 f. Mit der Prozedur von 1478 beschäftigen sich u. a. DÜNNEBEIL, Zeichen, 2012, S. 120. – Siehe dazu auch in der Einleitung S. 17.

75    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz; vgl. dazu auch Anm. 7.

76    Am 19. Dezember 1468 hatte er Cimburga von Baden (1450–1501) geheiratet, Tochter von Karl I., Mgf. von Baden (1427–1475), und der Katharina von Österreich (1420–1493), einer Schwester Kaiser Friedrichs III.; vgl. WIN, Engelbert van Nassau-Dillenburg, 1992, S. 87; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, S. 180, Nr. 77.

77    Der 1451 geborene Engelbert war zu diesem Zeitpunkt 27 Jahre alt; vgl. Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 77. – Seine correction erwähnt WIN, Engelbert van Nassau, 1992, S. 115.

78    Beim nächsten Ordensfest im Jahr 1481 fiel Engelberts Beurteilung durch den Orden ähnlich aus; vgl. PB 5, fol. 23v-24r.

79    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz; vgl. dazu auch Anm. 7.

80    Auch beim nächsten Fest im Jahr 1481 fiel seine Beurteilung durch den Orden sehr gut aus; vgl. PB 5, fol. 33r

81    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz. Sie scheint jedoch gleichzeitig entstanden zu sein, denn im folgenden Absatz wird der Name nicht wiederholt; vgl. dazu auch Anm. 7.

82    § 110–112 zitiert STERCHI, Umgang, 2005, S. 426, Anm. 156. – Schon beim Ordensfest 1473 war Ludwigs Lebensstil gelobt worden (PB 3, S. 76, § 95), aber 1481 wurde ihm aufgrund seines Fehlens beim Ordensfest ein Bußgeld aufgebürdet (PB 5, fol. 31r und passim).

83    Ms.: Der gestrichene Satz wird in § 112 wiederholt.

84    Josse de Lalaing wird noch am selben Tag zum neuen Mitglied des Ordens gewählt (§ 134); mehr Angaben zu seiner Person sind in § 162 mit Anm. 232 zu finden.

85    Ludwigs einziger Sohn war Johann V. van Brügge, Herr von Gruuthuse und Spiere (1458–1512), der im Nov. 1477 zu Maximilians Kammerherren zählte und anlässlich der Schlacht von Guinegatte (vgl. Anm. 286) zum Ritter geschlagen wurde. Spätestens 1484 wechselte er zu Ludwig XI. über und war einer der führenden Köpfe der anti-habsburgischen Partei Flanderns; vgl. PRAET, Recherches, 1831, S. 64–71; COOLS, Mannen, 2000, S. 263 f., Nr. 39; HAEMERS, Common Good, 2009, S. 111 f.

86    Zur Funktion der Ordensschiedsgerichtsbarkeit vgl. in der Einleitung S. 23 mit Anm. 96; zur Fortsetzung dieser Angelegenheit § 162, wo man etwas mehr über die Auseinandersetzung erfährt.

87    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz; vgl. dazu auch Anm. 7.

88    Ms.: lui steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehenen Stelle im Text. –Auch bei den Festen von 1473 und 1481 gab es bei Adolf von Kleve nichts zu beanstanden; vgl. u.a PB 3, S. 80, § 105; PB 5, fol. 23v-24r.

89    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz; vgl. dazu auch Anm. 7.

90    Auch 1473 und 1481 wurde Jean de Lannoys Lebensstil gelobt; vgl. PB 3, S. 83 f., § 115 f.; PB 5, fol. 24r.

91    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile der Doppelseite fol. 8v/9r und in leichter Abwandlung (Touchans les corrections de messeigneurs les freres absens) auf der Doppelseite fol. 9v/10r. Vgl. dazu auch Anm. 44.

92    Zur weiteren Planung des neuen Ordensfestes vgl. die Fortsetzung in § 171.

93    Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand des folgenden Absatzes; vgl. dazu auch Anm. 7.

94    Fortsetzung von § 26. – Angaben zu Philipps Kritikpunkten sind in Reg. 82, Anm. 87, und zu Jeans Kritikpunkten in Reg. 7, Anm. 5, genannt.

95    Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

96    Vgl. Reg. 13, 8, 7 und 25–18. – Zwischen 1469 und 1477 ist Gilles Jaspart als Herold Ferrette belegt; vgl. DB Heraudica ID Person 7 und 190.

97    Vgl. Reg. 26.

98    Ms.: Der durchgestrichene Text ist eine Wiederholung schon geschriebener Worte und weist darauf hin, dass Steenberch von einer Vorlage abgeschrieben hat.

99    Nach MELVILLE, Heroldwesen, 2002, S. 305, haben Herolde im Tappert normalerweise bei ihren Reisen (auch im Feindesland) Immunität genossen.

100  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand in der Höhe, wo die Eintragungen über Jean de Neufchâtel beginnen.

101  Vgl. Reg. 28.

102  Vgl. dazu Reg. 43.

103  Ms.: Die Zwischenüberschrift steht am rechten Rand des folgenden Absatzes; vgl. dazu auch Anm. 7.

104  Vgl. Reg. 81 f. Zu dem in der Folgezeit entstandenen Briefwechsel zwischen Hz. Maximilian und Jean de Neufchâtel vgl. auch STERCHI, Überläufer, 2003, S. 82–84 und S. 97–103; STERCHI, Umgang, 2005, S. 458–460. – Fortsetzung in § 209 und 226.

105  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt. Zu Beginn der folgenden Seite (fol. 9v) steht auch noch Touchant mondit seigneur de Cleves am linken Rand. – Eine Kopie des folgenden Absatzes befindet sich in AOGV, Codex 45, fol. 61r. Dort befindet sich fol. 55r-62r ein Dossier mit Kopien der Korrespondenz zwischen dem Orden von Johann, Hz. von Kleve.

106  Vgl. Reg. 5, 19 und 39 sowie § 27.

107  Zur Person des Herold Limburgs vgl. § 19, Anm. 99.

108  In § 9 mit Anm. 49 wurde angemerkt, dass die Entschuldigung wegen Krankheit nur eine vorgeschobene Ausrede war.

109  Fortsetzung in § 171; vgl. dazu auch § 209 sowie Reg. 89 f.

110  Ms.: Diese Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz. Sie ist unterstrichen und davor steht ein c/ für capitulum.

111  Fortsetzung von § 78. Vgl. dazu auch in der Einleitung S. 18.

112  Zur Mitgliedschaft im frz. Michaelsorden vgl. die Angaben in § 28, Anm. 174.

113  Item, et combien que mondit seigneur […] oudit prouchain chappittre avenir d’icellui ordre zitiert STERCHI, Umgang, 2005, S. 457 f., Anm. 302. Dazu auch COMMIES, Anton van Bourgondie, 1979, S. 70. – In § 14–16 der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) werden die Anlässe für den Ausschluss von Ordensrittern genannt, darunter auch Verrat.

114  Vgl. Reg. 75–79.

115  Vgl. Reg. 80.

116  Nur im Zusammenhang mit der Vorladung der nach Frankreich gewechselten Mitglieder wird die Formulierung cum intimacion oder o intimacion verwendet; damit gemeint ist, dass die Vorladung – im Falle der Unzustellbarkeit bei den Adressaten – an öffentlichen Orten verkündet werden sollte; vgl. dazu die Worterklärung u. a. http://www.rzuser.uni-heidelberg.de/~cd2/drw/e/in/timi/eren/intimieren.htm (Juli 2015).

117  Fortsetzung in § 209; eine kurze Erwähnung dazu findet sich auch in § 171.

118  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

119  Zu großen Kerzenständer (harce) des Ordens, der während der Totenmesse seinen Einsatz fand, vgl. die Angaben in § 143 mit Anm. 186.

120  Ms.: messe steht über der Zeile und eine Marke zeigt die dafür vorgesehene Stelle im Text. – Schon beim Münzopfer wurden diese Fünf von der Zeremonie ausgeschlossen; vgl. § 78 und 88–91 sowie in der Einleitung S. 18 f.

121  Der Ablauf der Totenmesse mit dem damit verbundenen Kerzenopfer ist in aller Kürze in § 52 (neu § 27) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) geregelt. Vgl. dazu auch die entsprechenden Beschreibungen zu den Festen aus den Jahren 1468 und 1473; vgl. PB 2, S. 86–92, § 59–65 und PB 3, S. 53–59, § 47–60; dazu auch DÜNNEBEIL, Entwicklung, 2007, S. 30 f.

122  Zur Ausführung vgl. § 145.

123  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz. Sie ist unterstrichen und davor steht ein c/ für capitulum.

124  Vgl. dazu die Mitgliederliste im Anhang S. 229–232.

125  Zur Ausführung vgl. § 146.

126  Ms.: Die Randbemerkung steht links von der Zeile, die mit Que ledit feu monseigneur le duc Charles a esté prince beginnt.

127  Vgl. PB 2, S. 90 f. § 63.

128  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand des folgenden Absatzes und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

129  15. Juni 1467.

130  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatzes und touchant le fait des elections ist unterstrichen. – Fortsetzung von § 79.

131  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand des folgenden Absatzes.

132  Nach § 71 (neu § 46) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) soll bei der Auswahl neuer Mitglieder nicht persönliche Interessen des Einzelnen im Vordergrund stehen, sondern die Kandidaten sollen für den Souverän und dessen Herrschaften sowie für die Ehre und das Gedeihen des Ordens förderlich sein. Das weitere Verfahren zur Wahl neuer Mitglieder ist in § 70–74 (neu § 45–49) der Statuten geregelt. – Zu den Neuwahlen siehe auch in der Einleitung S. 20–22.

133  Nach DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 343, sprach der Kanzler folgende Worte: «Messeigneurs, pour faire justement et saintement l’élection des douze nouveaux frères et compagnons que nous devons élire, en remplacement d’autant de chevaliers décédés, vous devez jurer de ne choisir ni par amour, ni pour en tirer avantage; mais de nommer des gentilshommes de nom et d’armes, sans reproche.»

134  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile von fol. 11r und 13r.

135  Vgl. die Angaben in Anm. 132.

136  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand des folgenden Absatzes und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

137  Auch der abwesende Jean de Melun {28} hatte Ks. Friedrich III. vorgeschlagen; s. Reg. 46; andere erhaltene Wahlvorschläge sind in Reg. 31 und 37 verzeichnet.

138  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt. Saxe ist wegen eines Flecks im Papier nur schwer lesbar.

139  Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze und Unterpunkte eingefügt.

140  1458 wurde Matthias Corvinus (1443–1490) von den Magnaten zum König von Ungarn gewählt, während die gegnerische Partei Kaiser Friedrich III. {94} 1459 zum Gegenkönig bestimmte. Erst nach weitreichenden Zugeständnissen gab Friedrich III. seine Ansprüche auf die ungarische Krone auf, sodass am 29. März 1464 Matthias zum König gekrönt werden konnte. Aber auch in der Folgezeit gab es immer wieder Spannungen zwischen Matthias und Friedrich III., denn der ehrgeizige König strebte auch nach der böhmischen Königskrone und nach den im Osten liegenden Besitzungen Ks. Friedrichs III., die er ab 1482 nach und nach eroberte; vgl. dazu u. a. NEHRING, Matthias I., 1993. Kg. Matthias unterhielt auch zu Hz. Karl {34}, der ähnlich ehrgeizige Pläne verfolgte wie er, gute Beziehungen und hatte auch im Jahr 1473 eine Gesandtschaft entsandt, die sich während eines der Gottesdienste des Ordens vorstellte; vgl. PB 3 S. 62 f., § 69. Nach dem Tode Karls bemühte sich Kg. Matthias jedoch in enger Zusammenarbeit mit Kg. Ludwig XI. von Frankreich darum, die habsburgisch-burgundische Heiratsverbindung zu hintertreiben, indem er versuchte, einige deutsche Fürsten gegen die Heirat aufzubringen und in Österreich Ks. Friedrich III. und dessen Sohn durch zahlreiche kriegerische Streifzüge abzulenken; vgl. dazu RAUSCH, Heirat, 1880, S. 172 f.; BACHMANN, Reichsgeschichte, 2, 1894, S. 584 ff.; WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 129, DÜCKER, Konfrontation und Kooperation, 2011, sowie künftig KUNDE, Antipoden der Macht. 1478 hoffte Hz. Maximilian wohl, mit der Aufnahme Kg. Matthias’ in den Orden vom Goldenen Vlies die Ende November 1477 geschlossene Beilegung des Konflikts (vgl. KOLLER, Friedrich III., 2005, S. 200–203) zu festigen. Da er sich aber der Reaktion seines Vaters nicht sicher war, schlug er zwar Matthias vor, aber machte die endgültige Aufnahme von der Zustimmung seines Vaters abhängig. Maximilian betonte vor dem Orden aber, dass die Mitgliedschaft Matthias’ seiner maison imperial und somit auch seiner Person und seinen Herrschaften nützen würde.

141  Albrecht, Hz. von Sachsen (1443–1500) war ein Neffe Ks. Friedrichs III. und stand in dessen Diensten. 1477 und später beteiligte er sich immer wieder an den ksl. Feldzügen gegen Ungarn, wenngleich dabei auch Eigeninteressen eine Rolle spielten. 1488 ernannte ihn Hz. Maximilian zu seinem Statthalter in den Niederlanden. Zu seiner Person vgl. u. a. BLOCKMANS, Albrecht de Soutmoedige, 1992; HEINIG, Friedrich III., 1997, S. 435–439; COOLS, Mannen, 2000, S. 396 f., Nr. 227, Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 96; COOLS, Quelques hommes, 2006, S. 167 f., sowie den Tagungsband Herzog Albrecht der Beherzte, 2002.

142  1473 hatte Karl der Kühne während des Wahlverfahrens verkündet, dass mit vier Königen dem Orden genügend hochgestellte Mitglieder angehörten; vgl. PB 3, S. 117, § 177; DÜNNEBEIL, Beherrschung, 2010, S. 178.

143  Unter den „pays de par-deça“ versteht man die burgundischen Niederlanden und unter den „pays de par-dela“ das Herzogtum und die Freigrafschaft Burgund; vgl. dazu u. a. PAVIOT, Recrutement, 1996.

144  Zum Wahlverfahren vgl. die Angaben in Anm. 132.

145  Ms.: Nachträglich wurde fol. 40 mit § 133 eingelegt. Um zu zeigen, dass der laufende Text aber erst auf fol. 41r weitergeht, wurden am unteren Rand von fol. 39v nachträglich die ersten Worte von fol. 41r nachgetragen: aussi des chevaliers etc. sowie in der Zeile darunter noch c(ontinu)iez on second fueillet. – Vgl. dazu auch die Angaben in der Einleitung S. 27 sowie unten Anm. 150.

146  Lies: finalement.

147  Zu den Bemühungen, dass die Namen neuer Mitglieder erst nach ihrem Beitritt bekannt wurden, siehe in der Einleitung S. 22.

148  Vgl. dazu die Angaben in § 156, Anm. 222.

149  Fortsetzung in § 149.

150  Ms.: fol. 40r wurde nachträglich von Steenberch eingefügt und umfasst § 133. Ein großes A und eine Markierung am linken Rand zeigen an, dass dieser Absatz zwischen § 132 und 134 gehört. Das untere Drittel des Blattes ist unbeschrieben und zwei geschlängelte, den freien Platz ausfüllende Linie und dazwischen das Wort nul sollen anzeigen, dass dieser Platz auch leer bleiben soll. Fol. 40r ist ebenfalls unbeschrieben und eine senkrechte, geschlängelte Linie, die von den Worten vacat – nul unterbrochen ist, kennzeichnet ebenfalls, dass diese Seite leer bleiben soll. Vor Beginn von § 134 befindet sich die gleiche Marke wie auf fol. 40r und zu Beginn des danach folgenden Absatzes steht am linken Rand ein großes B. Beides soll ebenfalls anzeigen, dass § 133 hierher gehört. – Vgl. dazu auch die Angaben in Anm. 145.

151  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile von fol. 40r.

152  Bartholomäus von Liechtenstein wurde am Morgen während der Großen Messe des Ordens von Hz. Maximilian zum Ritter geschlagen (§ 95). Zu seiner Person vgl. die Angaben in Anm. 61 oben zu § 10.

153  Wilhelm von Liechtenstein-Karneid († 1432) und Martha von Wolkenstein-Trostburg; PFEIFER, Liechtensteiner, 1998, S. 85–88; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, S. 203.

154  Ms.: estoient steht über der Zeile und eine Marke zeigt die dafür vorgesehene Stelle im Text.

155  Fortsetzung in § 154.

156  Zu Reihung der Absätze vgl. Anm. 150.

157  Philipp von Burgund, Herr von Beveren, wurde im März 1468 zum Statthalter in Namur ernannt und führte immer wieder burgund. Truppen an. Schon 1473 stand er auf der Kandidatenliste und bei diesem Fest wurde er u. a. von den abwesenden Mitglieder Ferdinand, Kg. von Kastilien {71}, und Jean de Melun {28} vorgeschlagen (Reg. 31 und 46). Zu seiner Person vgl. u. a. COOLS, Mannen, 2000, S. 250 f., Nr. 26; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, S. 198 f., Nr. 82; HAEMERS, Common Good, 2009, S. 121 f.; PB 3, S. 115, § 176 mit Anm. 432 sowie unten § 261.

158  Er stand schon 1473 auf der Kandidatenliste; vgl. PB 3, S. 115, § 176 mit Anm. 430; mehr Angaben zu seiner Person sind in § 162 mit Anm. 232 zu finden.

159  Zu seiner Person vgl. die Angaben in § 47 mit Anm. 237.

160  Ms.: Steenberch ließ eine größere Lücke, um den Vorname nachtragen zu können. Es handelt sich dabei um Hugues de Chalon-Arlay, Herr von Orbe und Châtel-Guyon († 1490), Sohn des 1463 verstorbenen Louis de Chalon, Prinz von Orange und hzl. Rat, Kammerherr und Truppenführer. 1473 wurde sein Name auf die Kandidatenliste bei der Neuwahl des Ordens vom Goldenen Vlies gesetzt, ohne jedoch gewählt zu werden. Nach Hz. Karls Tod {34} unterstützte Hugues Hz.in Maria und wurde im Frühjahr 1478 bei der Verteidigung der burgund. Besitzungen in der Franche-Comté von dem Sénéschal von Toulouse gefangen genommen. Danach wurde er in Chalons-sur-Saône etwa 18 Monate gefangengehalten, denn Kg. Ludwig XI. verlangte 52.000 écus d’or für seine Freilassung. 30.000 wurden im Januar 1479 bezahlt, des Weiteren wurde eine Rente über 1.000 Francs aus der Saline von Salins übergeben. Ein Teil seiner Schuld wurde Hugues wohl nachgelassen, nachdem er im Mai 1479 sich Kg. Ludwig XI. angeschlossen und auf dessen Bemühungen hin im Oktober 1479 Louise von Savoyen (1462–1503) geheiratet hatte, dem Mündel Kg. Ludwigs XI. und Tochter von dessen im August 1478 verstorbenen Schwester Yolande, Regentin von Savoyen. Zu seiner Person vgl. u. a. GINGINS-LA SARRA, Recherches, 1857, S. 244–300, hier S. 283–287 zu seiner frz. Gefangenschaft; VAUGHAN, Charles the Bold, 1973, S. 232 f.; ES II/61; Recueil du Fay, 2003, S. 166, Anm. 1191; PB 3 § 176 mit Anm. 411. – Vgl. dazu auch in der Einleitung S. 21.

161  Fortsetzung in § 154.

162  Fortsetzung in § 138.

163  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem Absatz, wurde aber während des eigentlichen Schreibvorgangs eingetragen.

164  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

165  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt. Aufgrund des wenigen Platzes ist sie kleiner als die übrigen Zwischenüberschriften geschrieben.

166  Vgl. PB 2, S. 86 f., § 60 f. sowie die Angaben in § 126.

167  Zur Durchführung vgl. § 142 f.

168  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz. Sie ist unterstrichen und davor steht ein c/ für capitulum.

169  Er stand schon 1473 auf der Kandidatenliste; vgl. PB 3, S. 116, § 176 mit Anm. 435; zu seiner Person vgl. u. a. COOLS, Mannen, 2000, S. 356–358, Nr. 160; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 81.

170  Zu seiner Person vgl. u. a. COOLS, Mannen, 2000, S. 242–244, Nr. 19; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 79; HAEMERS, Common Good, 2009, S 47 f.; SICKING, LOUIS, Ten faveure, 2009, S. 42–44.

171  Zu seiner Person vgl. u. a. COOLS, Mannen, 2000, S. 296 f., Nr. 72; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 78.

172  Lies: voix.

173  Ms.: Vor und nach dem Namen monseigneur Jaques de Savoye, seigneur de Romont, befinden sich jeweils zwei senkrechte Striche. – Zu seiner Person vgl. die Angaben unten § 261 mit Anm. 283.

174  Claude de Toulongeon stand schon 1473 auf der Kandidatenliste; vgl. PB 3, S. 113, § 176 mit Anm. 410. Nachdem Jakob von Savoyen aber seine Wahl angenommen hatte, wurde Claude de Toulongeon 1481 noch einmal gewählt; vgl. PB 5, fol. 40r (dort wird auch vermerkt, dass er schon bei der Neuwahl im Jahr 1468 etliche Stimmen erhalten hatte). Zu seiner Person vgl. u. a. RICHARD, Claude de Toulongeon, 1992; COOLS, Mannen, 2000, S. 401 f., Nr. 240; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 93. – Zur Aufstellung von Ersatzkandidaten vgl. in der Einleitung S. 21, Anm. 80.

175  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile von fol. 42v.

176  Zu Claude de Toulongeon vgl. die Angaben in Anm. 174. – Forsetzung des Wahlverfahren in § 149 und Fortsetzung zu den hier Gewählten in § 154.

177  Fortsetzung in § 149.

178  Angaben zur Totenmesse mit dem dazugehörigen Kerzenopfer finden sich in § 123, Anm. 121; zum schwarzen Ordensornat vgl. in § 40 mit Anm. 210 und zum prozessionsartigen Gang in die Kirche § 75 mit Anm. 21. – Diesen Gottesdienst beschreibt auch DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 541.

179  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile von fol. 43r und ist durch einen Strich von diesem getrennt. Davor steht ein c/ für capitulum. Auch in der Kopfzeile von fol. 43v steht als Zwischenüberschrift Touchant les ceremonies de ladite messe de trespassez.

180  Vgl. zur Ausstattung der Kirche vgl. § 36–38 und zu den Wappentafeln § 31 mit Anm. 187.

181  Vgl. dazu auch die Angaben in § 76 mit Anm. 22.

182  Nur die Namen von drei beim Ordensfest anwesenden Äbte sind belegt: Kurz vor dem Ordensfest hatte Hz. Maximilian den Abt von Sint-Pieters in Gent aufgefordert, mit seinen kirchlichen Festgewändern am Ordensfest teilzunehmen (Reg. 44), und am 4. Mai assistierte der Abt von Saint-Bertin (§ 179) und 5. Mai der Abt von Clairmarais bei den Gottesdiensten des Ordens (§ 196).

183  Vgl. dazu die Planung in § 124 und 137. – Vgl. dazu auch die Beschreibung bei VERSCHELDE, Feeste, 1873, S. 27 (nach Stadtbibl. Brügge, Historisch Fonds ms. 437 [Excellente Chronycke van Vlaanderen]).

184  Ms.: Die Randbemerkung steht am linken Rand, die mit visaige devers le choer a remonstré beginnt. Direkt neben dieser Zeile befindet sich auch noch ein Doppelstrich.

185  Zwischen 1477 und 1481 wurde das Amt des Herolds Fusil von Jean Loncle versehen; vgl. DB Heraudica ID Person 107.

186  Der Orden besaß einen großen Kerzenständer (harce), der bei dieser Zeremonie benutzt wurde. Es handelte sich dabei um einen vielarmigen Ständer, bei dem in der Mitte die Kerze des Souveräns aufgesteckt werden konnte. Davon ausgehend fanden links und rechts jeweils 15 weitere Kerzen Platz, die durch ein kleines Wappenschild die Ordensmitglieder ihrem Rang entsprechend repräsentierten. Eine Beschreibung des Kerzenständers findet sich in PB 5, fol. 16r. Erhalten hat sich eine Abbildung des 1556 in Antwerpen benutzten Kerzenständers, der aber entsprechend der 1516 erhöhten Mitgliederzahl 50 Kerzen für die Mitglieder und zwei Kerzen für den Souverän halten konnte; vgl. AOGV, Codex 24, fol. 28v-29r, sowie in einem weiteren Exemplar in BM Valenciennes, Ms. 505, fol. 31v-32r. Dazu auch LEMAIRE, L’arbe d’or, 2001; LEMAIRE, Miradas, 2007, S. 75 (Abb.), 77 und 493; DÜNNEBEIL, Gründung, 2013 mit Abb.

187  Ms.: Links vor der Zeile, die mit est ledit Thoison d’or descendu beginnt, befindet sich ein senkrechter Strich.

188  Vgl. § 83.

189  Vgl. § 83–94.

190  Vgl. dazu § 123.

191  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz. Sie ist unterstrichen und davor steht ein c/ für capitulum. – Vgl. dazu die Vorbereitungsbesprechung in § 124 f.

192  Toison d’or und der Greffier hatten die Aufgabe, die guten Taten und Verdienste der einzelnen Mitglieder aufzuzeichnen, damit die verstorbenen Mitglieder während der Totenmesse entsprecht gewürdigt werden konnten. Leider ist über den Verbleib dieser Listen nichts bekannt. Vgl. dazu § 31, 42 und 69 (neu: Mitglieder § 44 und Offiziere § 13 und 17) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) sowie die Angaben in PB 3, S. 61, § 65.

193  Psalm 130, 1–8. Vgl. dazu auch MERKLEY, Music and patronage, 1999, S. 230 f. (mit Hinweis auf MERKLEY, Role, 1998).

194  Vgl. § 75.

195  Vgl. dazu auch die Angaben zum Festmahl vom Vortag in § 97.

196  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz. Sie ist unterstrichen und davor steht ein c/ für capitulum.

197  Vgl. dazu die Angaben in § 69 mit Anm. 344.

198  Fortsetzung von § 132.

199  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz. Sie ist unterstrichen und davor steht ein c/ für capitulum.

200  Auch Ferdinand {71}, Kg. von Kastilien, und Ferdinand {72}, Kg. von Neapel, hatten in ihren Wahlvorschlägen Kg. Matthias genannt; vgl. Reg. 31 und 37.

201  Fortsetzung in § 154.

202  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

203  Fortsetzung in § 154.

204  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile von fol. 17v.

205  Zu diesem Fest vgl. Anm. 80.

206  Vgl. dazu auch die Aufzählung der toten Mitglieder in § 26 f. (dort mit Sterbedaten) und § 33 f. sowie REIFFENBERG, Toison d’or, 1830, S. 95.

207  Ms.: Ein Kreuz unterhalb dieses Namens zeigt an, dass auf dieser Seite kein weiterer Name mehr eingetragen werden sollte.

208  Zu den Wahlen vgl. § 129–134, 138 f. und 149 f. – Diese Namen nennen auch CHRISTYN, Jurisprudentia heroica, 1, 1668, S. 486; REIFFENBERG, Toison d’or, 1830, S. 94; BARANTE/GACHARD, HISTOIRE, II, 1838, S. 602 mit Anm. 6; DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 343; SMEDT, Orden vom Goldenen Vlies, 2003, S. 129 f.; DÜNNEBEIL, Burgund und Österreich, 2006, S. 22 und 27; AUER, Maximilian Ier, 2008, S. 59. Vgl. dazu auch die Angaben in der Einleitung S. 20–23, insbesondere S. 22.

209  Fortsetzung in § 188.

210  Fortsetzung in § 155 und 157.

211  Zu seiner Aufnahme vgl. die Angaben in Reg. 53.

212  Zu seiner Aufnahme sowie die von Jakob von Savoyen und Pierre de Luxembourg vgl. § 155 f. und 160.

213  Fortsetzung in § 221.

214  Er trat dem Orden am 16. Mai 1478 bei; vgl. Reg. 52 und 59.

215  In PB 5, fol. 64r, bestätigt Toison d’or dem Ordenssekretär, dass er Wolfart im Jahr 1478 in einer öffentlichen Zeremonie in dessen Kapelle in Veere in den Orden aufgenommen hat. Dies muss vor dem am 25. Sept. 1478 gewesen sein, denn von diesem Datum an wird er im PB 4 als Mitglied genannt; vgl. § 199 und 204 sowie Reg. 75.

216  Willem van Egmond wurde im Mai 1478 in Arnheim von Toison d’or in den Orden aufgenommen, er leistete dann auch noch während des Festes von 1481 seinen Aufnahmeeid in Gegenwart des versammelten Ordens; vgl. PB 5, fol. 21v und fol. 64r.

217  Fortsetzung in § 155.

218  Zu den Aufnahmeverhandlungen der beiden letztgenannten siehe die Fortsetzung in § 188.

219  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile von fol. 46r.

220  Vgl. § 138.

221  Ms.: a steht über der Zeile.

222  Das Aufnahmeverfahren wird in § 75–85 (neu § 50–61) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) geregelt; darin findet sich auch der Text des zu leistenden Eides.

223  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes.

224  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile der Doppelseite fol. 18v/19r.

225  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand, etwas oberhalb der Mitte des folgenden Absatzes bei der Zeile, die mit mettant l’une de ses mains sur la sainte croix beginnt, und ist links und rechts mit einer Klammer versehen.

226  Zum Schwurkreuz und dem Meßbuch vgl. die Angaben in § 56 mit Anm. 315.

227  Vgl. dazu die Angaben in § 12 mit Anm. 71.

228  Vgl. die Angaben in Anm. 222.

229  Vgl. die entsprechende frz. Formel in § 84 (neu § 59) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14). Vgl. dazu auch die Eidesleistungen mit anschließendem Bruderkuss anlässlich Hz. Maximilians Aufnahme in den Orden in § 58–61.

230  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn von fol. 19r und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

231  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes und ist links und rechts mit einer Klammer versehen. – Diese Angelegenheit kam auch schon während Ludwigs correction zur Sprache (§ 111–113); vgl. dazu auch in der Einleitung S. 31 f. mit Anm. 96.

232  Im März 1477 ernannte Hz.in Maria Josse de Lalaing zu ihrem chevalier de compaigne und im Juli 1477 wird er als ihr zweiter chevalier d’honneur bezeichnet werden; vgl. dazu COOLS, Mannen, 2000, S. 343 f., Nr. 136. Schon unter Hz. Karl {34} war Josse de Lalaing als dessen Rat und Kammerherr tätig gewesen und seit 1468 war er auch Souverän-Bailli von Flandern. Lt. BORN, Lalaing, 1986, S. 184 (ohne Quellenangabe), hatte Josse de Lalaing nach dem Tode seines Vaters Simon {26} Anfang 1477 dessen Ämter des grand veneur von Flandern, des amiral de la mer und des capitaine von Sluis übernommen. Später [wohl nach dem Ordensfest 1478] wurde er von Hz. Maximilian in diesen Ämtern bestätigt. Zu seiner Person vgl. auch BORN, Lalaing, 1986, S. 179–192; Chevaliers de la Toison d’or, 22000, Nr. 80. – Ludwig von Brügge wurde seit März 1477 als Marias premier chevalier d’honneur und erster Kammerherr bezeichnet; vgl. dazu u. a. USSEL, Regeering van Maria, 1943, S. 8; COOLS, Mannen, 2000, S. 264. Zu seiner Person vgl. auch USSEL, Regeering van Maria, 1943, S. 10 f.; MARTENS, Biografie, 1992; COOLS, Mannen, 2000, S. 264–266, Nr. 40.

233  Zu Ludwigs Sohn Jan von Brügge, Herr von Spiere, vgl. die Angaben in § 113 mit Anm. 85.

234  Mais avoit esté esleu ledit messire Josse […] leur appartient comme il disoit wird zitiert bei STERCHI, Umgang, 2005, S. 426, Anm. 157.

235  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes und ist links und rechts mit einer Klammer versehen.

236  Zu Jan von Brügge, Herr von Gruuthuse und Spiere, vgl. die Angaben in Anm. 85 zu § 113.

237  lesquelz differens leur desplaisoientet […] le bien et honneur l’un de l’autre wird zitiert bei STERCHI, Umgang, 2005, S. 426, Anm. 157. – § 4 der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) gebietet den Mitgliedern gegenseitige Freundschaft und Hilfeleistung.

238  Vgl. § 113.

239  Über den weiteren Verlauf der Angelegenheit schweigen die Protokollbücher des Ordens.

240  Vgl. die Angaben zum Aufnahmeverfahren in Anm. 222.

241  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand etwas oberhalb der Mitte des folgenden Absatzes und ist links und rechts mit Klammern versehen.

242  Vgl. dazu die Angaben zur Eidesleistung von Bartholmäus von Liechtenstein {85} in § 159.

243  Ms.: ceremonies nach einem Schreibfehler gleichzeitig korrigiert.

244  Zu ihrer Plazierung vgl. die Angaben in der Einleitung S. 28.

245  Vgl. dazu die Angaben in § 149.

246  Ms.: de steht über einer Radierung und füllt den dadurch entstandenen Raum nicht ganz aus.

247  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt. Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und wird mit einem c/ für capitulum eingeleitet.

248  Vgl. dazu die Angaben in Anm. 280 in § 177 und Anm. 330 in § 196.

249  4. Mai 1478. – Fortsetzung in § 177.

250  Ms.: en ce steht über einer Radierung.

251  Schon bei dem 1468 ebenfalls in Brügge gefeierten Ordensfest wurden die Termine des Ordens wegen des Hlg. Blut-Festes verschoben. Höhepunkt des Brügger Hlg. Blut-Festes, das eine überregionale Bedeutung bis in die heutige Zeit hinein hat, ist die große Prozession am 2. Mai, bei der alle großen Kirchen der Stadt besucht werden; vgl. dazu u. a. TOUSSAERT, Sentiment religieux, 1963, S. 259–267; SCHELER, Inszenierte Wirklichkeit, 1992, S. 124–127; PB 2, S. 13 mit An. 31; BROWN, Civic Ceremony, 2011, S. 37–72.

252  5. Mai 1478. – Fortsetzung in § 196.

253  Zum 1473 neueingeführten Ordensornat und Kleiderordnung vgl. die Angaben in § 53, Anm. 309.

254  Fortsetzung in § 181.

255  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand etwas oberhalb der Mitte des folgenden Absatzes und ist links und rechts mit einer Klammer versehen.

256  Vgl. dazu § 118.

257  Vgl. dazu § 122 sowie die Vorladungsschreiben in Reg. 75–80. – Fortsetzung in § 209 und 225.

258  Vgl. dazu § 121 sowie Reg. 83 und 89 f. – Fortsetzung in § 209 und 221.

259  Fortsetzung in § 192 und 208. Vgl. dazu auch in der Einleitung S. 32 f.

260  Ms.: Die Zwischenüberschrift, die mit einem c/ für capitulum eingeleitet wird, steht vor dem Absatz (oberhalb des eigentlichen Schriftraumes) und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

261  Ms.: honneurs steht über einer Radierung.

262  Ms.: et wurde über ein le korrigiert.

263  Am 12. Mai 1473 hatte Hz. Karl den Ordensmitgliedern und -amtsträgern ein weitreichendes Privileg erteilt. Zum Inhalt von Karls Privileg siehe ausführlich die Angaben in Reg. 74, dazu auch in der Einleitung S. 24 f.

264  Ms.: Nach dit est befindet sich eine größere Lücke und ein Doppelstrich; in der Edition wurde dafür ein Zeilenumbruch gewählt.

265  Die schriftliche Niederlegung dieser Betätigung erfolgte erst im Okt. 1478; vgl. Reg. 74. Die Regesten Friedrichs III., Suppl. 1, 2008, S. 58, Nr. 31, erschlossen aufgrund der Erwähnung im Inventar von Türck (Brüssel, AGR, Mss. div. 1050), fol. 131v-132r zusätzlich noch ein Depertitum mit der Datierung von 1478 [April 30 bis Anfang Mai].

266  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

267  In den Aufzeichnungen zum Ordensfest im Jahr 1473 (PB 3) ist nichts von diesen Vorrechten für Steenberch und Toison d’or zu lesen; sie werden auch nicht in der in § 9, Anm. 38 f. genannten Literatur erwähnt.

268  Ms.: en Brabant steht über der Zeile.

269  Vgl. Reg. 49. – Zu Steenberchs diversen Einkünften vgl. HOOREBEECK, Steenberch, 2006, S. 316.

270  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

271  Vgl. Reg. 50. Am 30. Nov. 1468 hatte Hz. Karl Gobet für sein Amt als Toison d’or eine jährliche Gage von 157 Livres und 10 sous zugesagt; vgl. PB 2, S. 27 und S. 197, Reg. 67. Schon im Laufe des Jahres 1477 erhielt dieser eine Bestätigung über die Einnahme von zwei Pensionen für seine Kleidung; überliefert in Lille ADN, B 2112; danach IADNB IV, 1881, Nr. 2112; KOLLER, Service, 1971, S. 140. – Auch bei dem Ordensfest von 1481 ließen sich die Amtsträger ihre Einnahmen von Hz. Maximilian bestätigen; vgl. PB 5, fol. 47v.

272  Ms.: Diese Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz. Sie ist unterstrichen und davor steht ein c/ für capitulum. Dazu ist auch noch von Steenberch am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes Conclusion du chappittre notiert worden.

273  Ms.: choses steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

274  Steenberch benutzt hier seine „offizielle“ Unterschrift; vgl. dazu Angaben in PB 2, S. 11.

275  Hz. Maximilians Abreise erwähnen u. a. die Mémoires de la MARCHE, 3, 1885, S. 251.

276  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz.

277  4. Mai 1478.

278  Demnach haben folgende Mitglieder zusammen mit Hz. Maximilian Brügge verlassen: Philippe de Croy {74}, Engelbert von Nassau {77}, Jakob von Savoyen {84} und Bartholomäus von Liechtenstein {85}.

279  Ms.: sans manteaulx steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

280  Von dieser Messe berichtet auch VERSCHELDE, Feeste, 1873, S. 28 f. (nach Stadtbibl. Brügge, Historisch Fonds ms. 437 [Excellente Chronycke van Vlaanderen]); DELEPIERRE, Fête en 1478, 1842, S. 345. Der Besuch der Marien-Messe ist in § 53 (neu § 28) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) geregelt; zur Kleiderordnung für diesem Anlass vgl. § 53 mit Anm. 309.

281  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt.

282  Ms.: advenu steht über einer Radierung.

283  Ms.: a steht über der Zeile.

284  Vgl. dazu auch in der Einleitung S. 25.

285  Ms.: tant vielz que nouveaux steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

286  Vgl. die Angaben in Anm. 280.

287  Ms.: leur steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

288  Ms.: Nach appartenir devra befindet sich eine größere Lücke und ein Doppelstrich; in der Edition wurde dafür ein Zeilenumbruch gewählt. Die folgende Zwischenüberschrift steht am linken Rand auf fol. 51r bei der Zeile, die mit devra. Avec ce y a esté mené et mise beginnt, und ist links und rechts mit einer Klammer versehen.

289  Da Hz. Maximilian an den weiteren Ordenssitzungen nicht teilnehmen konnte, übernahm der Ordenskanzler in seiner Funktion als Stellvertreter des Souveräns den Vorsitz; vgl. dazu § 26 (neu Amtsträger § 6) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14).

290  Ms.: Diese Zwischenüberschrift, die mit einem c/ für capitulum eingeleitet wird, steht vor dem folgenden Absatz und ist unterstrichen.

291  Ms.: de Lannoy, de Ravestein et de Gruythuse, anchiens steht am linken Rand und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

292  Zu der Reihung bei den Kirchgängen an den vorhergehenden Tagen vgl. vor allem § 45.

293  Ms.: banc steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

294  Jean de Lannoy wurde im Okt. 1473 zum Abt von Saint-Bertin bei Saint-Omer ernannt und im Dez. 1480 zum Kanzler des Ordens vom Goldenen Vlies; dazu ausführlicher (auch zu seiner Person) unten in § 276.

295  Ms.: chevaliers freres steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

296  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand zu Beginn des folgenden Absatzes.

297  Vgl. § 177; zu ihrem Auftrag sich um die ausstehenden Ordensangelegenheiten zu kümmern vgl. 170.

298  Ms.: qui steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

299  Ms.: Diese Zwischenüberschrift, die mit einem c/ für capitulum eingeleitet wird, steht in der Kopfzeile von fol. 24r und ist durch einen Strich vom folgenden Absatz getrennt.

300  Ms.: Zur besseren Lesbarkeit dieses langen Paragraphen wurden Absätze eingefügt. Die folgende Nummerierung entspricht der von Steenberch am linken Rand vorgenommen Nummerierung, die nach der folgenden Zwischenüberschrift einsetzt.

301  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand, die mit [relie]vement par lui faiz dudit ordre beginnt.

302  Vgl. Reg. 60–64.

303  Fortsetzung in § 186.

304  Ms.: et a chascun la sienne steht über der Zeile und eine Marke zeigt auf die dafür vorgesehene Stelle im Text.

305  Vgl. Reg. 52–55 sowie 71. – Fortsetzung in § 188.

306  Vgl. Reg. 56–58, 66 und 68 f. – In der nach dieser Verhandlung ausgestellten Instruktion für Toison d’or (Reg. 51) ist von diesem Punkt nicht mehr die Rede.

307  Vgl. Reg. 51.

308  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht vor dem folgenden Absatz und ist durch einen Strich von diesem getrennt. Dazu befindet sich in den Kopfzeilen der Doppelseiten fol. 24v/25r und 25v/26r auch noch jeweils der Vermerk Instruction pour le roy d’armes – Thoison d’or.

309  4. Mai 1478.

310  Fortsetzung von § 182.

311  Zu Maximilians Ritterschlag und Aufnahme in den Orden am 30. April 1478 vgl. § 45–67.

312  Vgl. Reg. 60–64.

313  Vgl. dazu die Angaben in Reg. 60–63. – In der Aufzählung fehlt Johann, Kg. von Aragon {57}, möglicherweise ein Versehen Steenberchs – Von einer Gesandtschaft nach England ist Ende Sept. 1478 in § 201 die Rede. Maximilians Bemühung um Unterstützung durch „Spanien“ in dieser Zeit erwähnt WIESFLECKER, Maximilian, 1, 1971, S. 138.

314  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht am linken Rand, etwa in der Mitte des folgenden Absatzes und ist links und rechts mit einer Klammer versehen.

315  Gemeint sind damit Kaiser Friedrich III. {94}, Matthias Corvinus, Kg. von Ungarn, und Albrecht, Hz. von Sachsen {96}; zu ihrer Wahl vgl. § 131 f. und 149–151. Interessanterweise werden ihre Namen in dieser Instruktion nicht direkt genannt. Da dieses Dokument auch von Personen gelesen werden konnte, die nicht dem Orden angehörten, wollte man so wohl verhindern, dass ihre Namen frühzeitig bekannt wurden; vgl. dazu auch in der Einleitung S. 29 f.

316  Vgl. die Gesandtschaften anlässlich der Aufnahmen von Alfons V., Kg. von Aragon {41}, in PB 1, S. 98–104, § 21–38 und S. 151 f., § 13; von Johann, Kg. von Aragon {57}, ebd., S. 135, § 39 f. und S. 155 f., § 16; von Eduard IV., Kg. von England {63} in PB 2, S. 150–161, § 192–203, sowie von Ferdinand, Kg. von Neapel {72}, und Ferdinand, Kg. von Sizilien {71} in PB 3, S. 139, § 220 f. und S. 163 f., § 254 f.

317  Ms.: se wurde nachträglich hinzugefügt.

318  Fortsetzung in § 197.

319  Hiermit dürften Philipp von Burgund {82} und Jacques de Luxembourg {81} gemeint sein; vgl. dazu Reg. 52–53.

320  Zu einer lateinischen Fassung der Statuten vgl. § 11 f. mit Anm. 71; eine niederländische Fassung beschreibt LIEFTINCK, Uniek handschrift, 1950.

321  Hiermit dürften Wolfart van Borssele {79} und Willem van Egmond {78} gemeint sein, über deren Aufnahmeverfahren jedoch nichts bekannt ist; vgl. dazu Reg. 54 f.

322  Fortsetzung von § 171.

323  § 47 (neu § 22) der Statuten (dazu S. 16, Anm. 14) regelt die Abfolge der Ordensfeste: Mit der Statutenrevision im Winter 1445/46 wurde der Versammlungsbegrinn auf den 2. Mai fixiert (vgl. dazu auch in der Einleitung S. 33) und die ursprünglich jährlichen Versammlungen wurden auf eine zeitliche Abfolge von drei Jahre ausgedehnt. Sollte es jedoch erforderlich sein, konnte auch schon früher, aber frühestens ein Jahr nach dem letzten Ordensfest eine Versammlung einberufen werden. Des Weiteren wird in diesem Statutenartikel geregelt, dass die Einladungen zum Ordensfest entsprechend der Entfernung der Ordensmitglieder zeitgerecht erfolgen sollen, ohne dass aber genaue Termine genannt werden. Für das Fest im Mai 1468 erfolgten die Einladungen z. B. im Februar und März dieses Jahres und für das Fest im Jahr 1473 schon im Dezember davor; vgl. PB 2, S. 180 f. und PB 3, S. 167 f.

324  Fortsetzung in § 208, vgl. auch Reg. 83–91.

325  Am 4. Mai besuchten sie die Marien-Messe und am darauf folgenden Tag die Hlg. Geist-Messe; vgl. § 177 und 196.

326  7. Mai 1478.

327  Zur Unterschrift Steenberchs vgl. Anm. 274. – Dieser Absatz ist eingerückt und ist links mit einem senkrechten und unten mit einem waagrechten Strich versehen, um zu zeigen, dass damit die Instruktion beendet ist.

328  Ms.: Diese Zwischenüberschrift steht in der Kopfzeile von fol. 27r.

329  5. Mai 1478.

330  Zur Einführung der Hlg.-Geist-Messe und der dazugehörigen Kleiderordnung während des 1473 gefeierten Ordensfestes vgl. die Angaben in PB 3, S. 21 (mit Hinweis auf die entsprechenden Stellen im Protokoll und in der Literatur).

331  Vgl. dazu § 178.

332  Engelram Grayben, gebürtig in Saint-Omer, war zwischen 1465 und 1484 Abt von Clairmarais, OCist.; vgl. zu ihm LAPLANE, Abbés de Clairmarais, 1868, S. 371–381.