Show Less
Restricted access

Langage et Narration dans «Voyage au bout de la nuit» et «Mort à crédit» de Louis-Ferdinand Céline

Vincent Tchamy Kouajie

Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit de Louis-Ferdinand Céline sont deux romans dont les spécificités du langage assurent l’émergence de la narration et de la construction du sens. Les rapports entre langage et narration qui se dégagent des microanalyses se déclinent sous formes de procédés linguistiques que prennent certaines composantes formelles du récit. Ces procédés linguistiques par ricochet scandent et dynamisent le récit. La précision de la cohérence structurelle et narrative de ces romans, à première vue épisodiques, se situe au cœur de cette recherche. L’application de différents concepts de narratologie et des sciences du langage imposent à l’analyse une démarche multiperspectiviste. Cette recherche présente un récit célinien syntagmatique plutôt que paradigmatique.
Show Summary Details
Restricted access

2. La métaphore de l’horreur ou l’horreur de la métaphore

Extract

Abstract : Voyage au bout de la nuit, en tant que récit épisodique, dissimule néanmoins entre ses épisodes forts différents quelques liens subtils. Si tel est le cas, quel rapport existe-t-il entre la scène de guerre qui ouvre ce roman et la scène d’avortement que l’on découvre par la suite ? Quel lien établir entre la même scène de guerre et la grande foule d’hommes que Bardamu rencontre dans les rues de New York ? Ou encore quelle corrélation trouver entre la guerre et la scène de distribution de la viande pour le régiment où Bardamu s’évanouit pour la première fois? Par ailleurs, quel commerce peut-il exister entre le dollar américain et le Saint-Esprit ? Pourtant, le narrateur célinien réussit, dans sa narration, à jeter les ponts entre ces différentes séquences et isotopies en réglant la progression du récit par des combinaisons sémantiques qui dépassent l’unité du simple syntagme ou mot pour s’étendre à l’échelle du texte dans son entier. Ces mosaïques subreptices qui se faufilent dans le récit, ces agencements en filigrane qui ne se dessinent qu’imperceptiblement et qui ne laissent apparaître l’interaction des contextes qu’au terme d’une reconstruction méthodique, est le fruit du filage discret qu’introduit la métaphore célinienne dans le rapport entre les séquences mis en parallèle. Le concept de métaphore filée, convoqué dans l’effort de mieux cerner la...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.