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La formation diminutive dans les langues romanes

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Przemyslaw Debowiak

Le travail consiste en une étude contrastive et diachronique des mécanismes de la morphologie évaluative dans onze langues romanes. Il en résulte que la formation des diminutifs par dérivation suffixale y jouit d’une grande vitalité, ce qui confirme un approfondissement des tendances de l’évolution morphologique et lexicale du latin, observables à travers toute la latinité, et spécialement au haut Moyen Âge. Les autres moyens sont plus rares ; ils sont l’effet de l’usure sémantique des formations diminutives déjà existantes et de celle des suffixes particuliers. À propos du problème de la motivation sémantique primitive des suffixes diminutifs, il semble justifié de considérer comme admissible leur origine tant notionnelle qu’émotionnelle, la seconde étant chronologiquement plus récente.
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Résumé

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Le travail intitulé La formation diminutive dans les langues romanes consiste en une étude contrastive et diachronique des mécanismes de la morphologie dite évaluative dans onze langues – ou groupes de langues – romanes : portugais, galicien, espagnol, catalan, occitan, français, arpitan, sarde, italien, langues rhéto-romanes (romanche, ladin, frioulan) et roumain. Les moyens dont ces langues se servent pour former les diminutifs, ainsi que la vitalité et la productivité de ces moyens, sont loin d’être homogènes. Toutefois, il existe beaucoup d’analogies et de convergences, comme les nuances sémantiques que les diminutifs véhiculent et l’évolution du sens qu’ils sont susceptibles de subir. Cet état de choses est conditionné historiquement et on peut le confirmer en analysant les deux aspects, morphologique et sémantique, de la formation diminutive en latin, l’ancêtre commun des langues romanes.

La partie théorique qui ouvre ce travail (Chapitre 1) présente une définition du diminutif et la diversité des moyens à l’aide desquels il peut se former dans différentes langues du monde, comme p.ex. le changement du genre grammatical, la diminution par énallage, le renforcement par un adverbe. Ce chapitre présente également la richesse des fonctions potentielles que les diminutifs peuvent remplir. De plus, il contient des considérations concernant la motivation sémantique primitive des formes diminutives (relationnelle ou affective ?), ainsi que leur usure, lexicalisation (basée principalement sur la métaphore et la métonymie) et les conséquences de ces phénomènes...

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