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Tadeusz Kantor Today

Metamorphoses of Death, Memory and Presence- Translated by Anda MacBride

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Edited By Katarzyna Fazan, Anna R. Burzynska and Marta Brys

This book is a compendium of texts by international authors which reflect on Tadeusz Kantor’s art in a broad range of contexts. The studies include works of prominent art historians, theatrologists and artists. The present revisiting of Kantor’s artistic œuvre reflects a contemporary historiographic approach. The authors place value on individual memory and consider contemporary art outside the traditional boundaries of particular artistic genres. The studies employ the latest strategies for researching theatrical performance as autonomous statements, without a literary anchor. Thanks to this approach, the eschatological and historical issues, crucial to the sphere of reference of Kantor’s Theatre of Death, have acquired a new presence – as art that liberates thinking in the here-and-now.
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Cécile Coutin – La Machine de l’Amour et de la Mort de Tadeusz Kantor

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La Machine de l’Amour et de la Mort de Tadeusz Kantor

Cécile Coutin

Tadeusz Kantor, artiste peintre et sculpteur, auteur dramatique et metteur en scène polonais, s’est toujours démarqué des modes et courants artistiques de son temps.

À l’Académie des Beaux-Arts de Cracovie, il a été l’élève du grand scénographe Karol Frycz, ami d’Edward Gordon Craig. Plus tard, en 1947-1950, Kantor devient à son tour professeur dans cette même école1, mais il est rapidement révoqué.

Dès les années 1930, il pratique un théâtre de rue dans lequel il crée des situations surprenantes, en associant divers éléments d’une manière inattendue : il utilise des moyens d’expression acérés, irritants, offensants et contestataires, des maquillages outranciers, des formes d’expression rappelant celles du cirque, des associations aberrantes, une prononciation artificielle. Par ces moyens déroutants, Kantor crée des situations contraires à la logique de la vie et donne à ses spectacles une logique autonome. Dès cette époque, donc, l’essentiel de sa conception de la mise en scène est déjà en place. Kantor n’hésite pas à séparer le texte de la pièce et les actions scéniques. Les acteurs se bousculent sur une scène encombrée d’objets manufacturés ou fabriqués souvent par Kantor lui-même, objets qui sont généralement sans rapport apparent avec le sujet de la pièce. Les acteurs...

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