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Pratiques et représentations de l’écrit

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Sandrine Onillon

Cette étude examine la relation que différentes personnes entretiennent avec l’écrit, en montrant dans quelles circonstances ces dernières lisent et écrivent, avec quelle adéquation elles le font ainsi que la façon dont elles se représentent le rôle de l’écrit dans leur vie. Par le biais de sept entretiens semi-directifs et dans une approche à la fois psychologique, sociologique et ethnographique, elle tente de répondre aux questions suivantes : Quelles sont les ressources scripturales dont un individu a besoin pour fonctionner aisément dans une société lettrée ? Peut-il facilement développer ses compétences une fois la scolarité terminée ? D’où viennent les représentations de l’écrit ? Quels sont les écrits valorisés dans notre société ? Et finalement, quel est le rôle du multilinguisme dans la compétence scripturale et les représentations de l’écrit ? L’analyse des données a conduit à une théorisation de la compétence scripturale définie comme l’accès à un répertoire de genres dont la maîtrise nécessite des connaissances linguistiques sur le système graphique du français, mais aussi des connaissances socio-pragmatiques sur l’usage de ces genres. Dans un chapitre de synthèse, l’auteure identifie une série de paramètres qui permettent de définir plus précisément les aptitudes requises pour chaque genre et les obstacles à cette maîtrise. Finalement la conclusion met en évidence l’interaction entre besoins, obstacles et développement de la compétence scripturale.
Contenu : Mise en perspective de différentes approches théoriques – Méthodologie et population – Etudes de cas : Céline : L’écrit, un blocage - Laurent : vivre en Suisse sans savoir ni lire ni écrire - Marc : L’écrit, un outil essentiellement professionnel - Nadine : une vision instrumentale de l’écrit - Paul : l’écrit théorisé - Roger : Quand l’orthographe fait défaut - Yves : la passion de l’écrit perçu comme une aventure – Genres et paramètres.