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Le Nationalisme en littérature (II)

Le « génie de la langue française » (1870-1940)

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Edited By Stéphanie Bertrand and Jean-Michel Wittmann

La défaite française de 1870 face à la Prusse et l’annexion de l’Alsace-Moselle ont érigé les réflexions linguistiques au statut de préoccupations nationales, voire nationalistes. En littérature, à la suite de Barrès notamment, nombre d’écrivains se sont attachés à relayer cette équivalence entre nation et langue françaises ; le « génie de la langue française » se trouve exalté, sous le signe de la « clarté » et de la « pureté ».

Les formes de l’analogie entre langue et nation, les valeurs linguistiques présentées comme « françaises », la nature des exigences linguistiques académiques et institutionnelles : ce sont les enjeux idéologiques de ces considérations sur la langue que les contributions ici rassemblées se proposent d’expliciter, à partir d’un corpus littéraire narratif, essayistique, voire poétique, composé des œuvres des chantres du nationalisme (Paul Bourget, Maurice Barrès, Charles Maurras), mais aussi d’œuvres reflétant (ou contestant) les idées et les valeurs du nationalisme (René Bazin, Léon Daudet, Paul Verlaine, Anatole France, Henri Barbusse, Jean Giraudoux, etc.).

Ce volume, qui réunit les communications prononcées lors du colloque organisé les 27 et 28 juin 2019 à l’Université de Lorraine, propose ainsi de réfléchir aux liens entre langue et idéologies nationalistes en littérature sous la IIIe République.

Stéphanie Bertrand est maître de conférences en langue et littérature françaises des XXe et XXIe siècles à l’Université de Lorraine (site de Metz). Spécialiste d’André Gide, elle travaille plus largement sur les interactions entre langue, style et idéologie dans la littérature du début du XXe siècle.

Jean-Michel Wittmann est professeur de littérature française à l’Université de Lorraine. Ses travaux portent notamment sur la littérature française de la Belle Époque, en particulier autour des œuvres de Barrès et de Gide.