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Imaginaires et représentations littéraires de la mobilité

Adina Balint

Qu’est-ce que la littérature contemporaine d’expression française (Canada et France) peut nous apprendre de l’expérience de la mobilité comme parcours créateur orienté vers le transculturel?

Inspirée par les théories du mobility turn de John Urry et par la notion de nomadisme de Rosi Braidotti et de Gilles Deleuze et Félix Guattari, Adina Balint réfléchit aux rapports entre les frontières identitaires, spatiales et poétiques qui produisent de nouvelles figures d’appartenance. Cet ouvrage dont la réflexion se situe à la croisée des études littéraires, des études comparatistes et transculturelles explore des similitudes et différences entre les modes de représentation de la mobilité (géographique, des individus, des imaginaires) et la mise en tension entre le sujet littéraire, le territoire et la communauté chez Anaïs Barbeau-Lavalette, Simone Chaput, Sergio Kokis, Catherine Mavrikakis, Régine Robin, Maylise de Kerangal, J.M.G. Le Clézio et Andreï Makine. Il en ressort que la mobilité n’est pas une action achevée mais un processus inachevé/inachevable porteur d’une influence directe sur le devenir du personnage-narrateur/narratrice et de sa créativité.

Adina Balint est professeure agrégée à l’Université de Winnipeg, au Canada. Ses recherches portent sur la littérature française des XXe et XXIe siècles, plus particulièrement, sur la poétique de la création (La poétique de la création chez J.M.G. Le Clézio, 2016), le concept de transculture et les rapports soi-autre (Rencontre des imaginaires, imaginaires transculturels au Canada et dans les Amériques [codir.], 2018).