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Choricios de Gaza, « L’Apologie des mimes »

Texte, traduction française princeps et commentaire. Étude sur le mime

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Christian Pernet

L’Apologie des mimes tient une place particulière dans le corpus des œuvres de Choricios de Gaza (VIe siècle). Composée au début du règne de Justinien, cette pièce reflète des réalités contemporaines et constitue à ce titre un témoignage de première importance pour notre connaissance des mimes et du théâtre au VIe siècle en général. L’orateur présente néanmoins sa défense des mimes comme un exercice. Comment dès lors lire et interpréter ce discours ? L’Apologie des mimes se situe à la frontière des genres, entre les pièces à caractère officiel et les exercices oratoires sous forme de déclamations.

Le présent volume offre une édition nouvelle du texte grec accompagnée d’une traduction française princeps et inédite du discours. Un commentaire et une étude approfondie sur le mime permettent de comprendre les enjeux essentiels du texte. Héritière de Libanios pour son inspiration et sa structure rhétorique, L’Apologie des mimes répond également aux attaques « coutumières » des prédicateurs chrétiens, en particulier Jean Chrysostome, avec qui les correspondances sont remarquables.

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2 L’Apologie des mimes

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2 L’Apologie des mimes

2.1 Plan du discours1

Θεωρία

1 Difficulté de l’orateur à s’exprimer : la suspicion s’oppose à la vérité.

2 Thucydide, thuriféraire de Périclès.

3 Pindare et l’opposition entre suspicion et vérité.

4 Conclusion : défense pour les mimes, mais exercice pour des adversaires trop austères.

Ὁ λόγος

1–5 Exorde : buts et motivations du discours.

6–9 Précaution sur la manière dont il faut juger les mimes.

10–17 L’imitation n’est pas méprisable.

11 Les dieux sont des imitateurs.

12–13 Les arts sont des imitations.

14–17 Les Mimes de Sophron et Platon.

18–28 Les hommes ne vivent pas de manière irréprochable.

18 Accusation : la vie des hommes est remplie de parjure.

19–22 Puisque rien n’est exempt de parjure, faut-il alors bannir tous les arts ?

23–25 Les farces des mimes contiennent du parjure. ← 23 | 24 →

26–27 Les mimes résistent à l’épreuve du parjure et du blasphème.

28 Un homme de bien peut rechercher des choses mauvaises.

29–43 L’adultère.

29 Accusation : les mimes sont remplis de scènes adultères.

30 L’adultère se termine au tribunal. La pièce se termine par du chant et des rires.

31–32 Le rire est le fait de Dionysos qui a pris notre découragement en pitié.

33–34 Dans les pièces, l’adultère est toujours découvert. La justice veille.

35 L’accusateur n’a jamais vu le déroulement du spectacle jusqu’à la fin.

36–42 Exempla d’adultères mythologiques (Hélène, Clytemnestre, Pasiphaé, Térée, Œdipe), mention d’Archiloque, l’adultère d’Arès et Aphrodite chez Homère.

43 Une nature sensée ne peut pas facilement passer dans le camp de la prostitution.

44–49 Un mime peut être doué de bon sens : l’exemple de Satyros.

44–48 Épisode de Satyros à la cour de Philippe II de Macédoine.

49 Satyros évoque les satyres de Sophocle que gourmande Aelius Aristide.

50–55 L’activité des mimes n’est pas dommageable pour le public.

50 Présentation de l’argument.

51–53 Présence des femmes aux spectacles de mimes ; les femmes fréquentent les mimes en dehors également.

54–55 L’adultère avec la femme d’un mime n’est pas moins grave et se termine au tribunal. ← 24 | 25 →

56–72 Lieux où les mimes sont favorisés.

56–57 Les mimes ont leur accès à Sparte.

58–59 Présence des mimes aux festivités des calendes de janvier.

60–67 Philippe de Macédoine s’est entouré de mimes.

68 Transition entre la Macédoine et Rome.

69–72 L’austérité de l’Empire romain est relevée. Les lois de Rome sont plus sévères envers l’adultère que les lois attiques.

73–74 Les rôles de Ménandre : Moschion, Chéréstrate, Cnémon, Smikrines.

75–80 Le rôle de prostitué.

75–76 Accusation : les mimes jouent des rôles de prostitué et efféminent le spectateur.

77 Exemples : Xanthias, Achille.

78 Le mime mythologique.

79–80 Si un mime est en réalité un prostitué, alors il n’aura pas de succès sur scène.

81–86 Le mime ne devient pas ce qu’il imite.

81 Accusation : l’imitation remplace le naturel du mime.

82 L’activité ne fait aucun tort aux mimes et renvoie les spectateurs souriants.

83 Si leur genre de vie protège les mimes, les lois viennent au secours des spectateurs.

84–86 Les enfants peuvent assister aux représentations sans dommage.

87–90 Le métier de mimes.

87 Accusation : ce qui est vil en action n’est pas beau même en paroles.

88 Leur métier consiste seulement en une imitation des choses bonnes ou mauvaises. Les mauvaises sont soumises aux juges.

89–90 Comparaison entre mimes et cuisiniers. ← 25 | 26 →

91–96 Le rire et les mimes.

91 Le fait de faire rire n’est pas matière à accusation.

92 Exemple de la statue du rire érigée par Lycurgue.

93–94 Le rire est le propre de l’Homme.

95–96 Les mimes jouent à Césarée de Palestine en présence du gouverneur de la cité.

97–100 Faut-il abolir le spectacle à cause des spectateurs grossiers ?

97–99 Lors des courses de chars, les spectateurs ne savent pas se tenir et se lancent des injures.

100 Faut-il abolir les jeux déliens ou le mariage à cause de ceux qui ne savent pas se tenir ?

101–102 Les mimes et la thérapie par le rire.

103–107 L’interdiction faite aux maîtres d’assister aux spectacles de mimes.

108–111 Les mimes font des représentations sérieuses.

108 On y voit un homme posé.

109–110 Les rôles des mimes sont variés.

111 Le rôle du prostitué n’effémine pas les spectateurs.

112–122 Profit que l’on peut tirer des mimes.

112–113 Les mimes allègent colère et chagrin.

114–118 Les mimes officient comme intermèdes pendant les courses de chars.

119–122 Les mimes critiquent et raillent les gouvernants.

123–129 Les mimes ne sont pas des fainéants ni n’incitent à la fainéantise.

123 Accusation : les mimes sont comparés aux faux bourdons qui dévorent le travail des autres. ← 26 | 27 →

124–125 Qualités requises pour être mime : voix, élocution, danse, regard, mémoire…

126–128 Les mimes encouragent à travailler plus dur.

129 Les mimes ne sont pas des goinfres ni des biberons.

130–140 Les chants des mimes.

130 Accusation : les chansons des mimes sont honteuses et nuisibles.

131–133 Le naturel est stable et ne peut être corrompu par des chansons.

134–138 Exempla avec citations d’Euripide, Pindare, Éschine.

139 L’homme incontinent ne peut pas être retenu.

140 Nombre de chansons sont dans les limites de la décence.

141–144 Mimes et acteurs tragiques.

141–142 L’accusation contre les mimes éclabousse les acteurs tragiques.

143–144 La conséquence de cette nouvelle accusation : la fermeture des théâtres.

145 Ménandre et Philistion.

146–152 Le rasage et les coups lors des spectacles de mimes.

146–147 Accusation contre les coups et la tête rasée des mimes.

148–149 Les Égyptiens et leurs prêtres se rasent la tête.

150–152 Les coups des boxeurs, des cochers, des athlètes, des coureurs.

153–154 Digression : les joues gonflées du joueur de flûte. ← 27 | 28 →

155–158 Éloge de Dionysos.

155–157 Dionysos a apporté aux hommes le vin et les figures ; en son honneur, les hommes organisent les Dionysies.

158 Péroraison.

2.2 Conspectus siglorum

Codex manu scriptus
M=Codex Matritensis 4641
Editores
Gr.=Graux 1877a
F.=Foerster-Richtsteig 1929
Steph.=Stephanis 1986
Viri docti
Amato=Amato 2016c
Bernardakis=Bernardakis apud F.
Boiss.=Boissonade 1846
Dis=van Dis 1897
Gomperz=Gomperz 1878
Hug=Hug 1879
Kaibel=Kaibel 1890
Kannicht=Kannnicht 2004
Knox=Knox-Headlam 1922
Pizzone=Pizzone 2005
Schamp nunc primum
Sykutris=Sykutris 1930
Tournier=Tournier apud Gr.
Tsopanakis=Tsopanakis apud Steph.
Vill.=Villoison 1781
Weil=Weil apud F.

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Texte et traduction française

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1 Notre découpage est basé sur Westberg 2010, p. 129–132.