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La triple chaîne prédicative

Analogies biologiques et structures mathématiques pour un génotexte

de Gaëll Guibert (Auteur) Benoît Sauzay (Auteur)
Monographies 539 Pages

Résumé

A partir des verbes opérateurs d’un texte, jusqu’à leur enchaînement complet et original en une triple chaîne prédicative, l’ouvrage construit des scénarios de schèmes dans le cadre théorique de la Grammaire Applicative et Cognitive. Il propose une analyse de comparaisons existantes entre le génome et l’alphabet ou le texte, mettant en exergue la nécessité de niveaux d’analyse. A travers une série d’analogies, et une réflexion de ce fait interdisciplinaire, ces structures du langage sont mises en relation avec des structures mathématiques et biologiques : l’ADN, les protéines, la formation de l’embryon, selon des niveaux de comparaison. Construit par ses opérateurs qui mettent en œuvre un concept, le texte se déploie à partir de repères topologiques internes, tel le système nerveux puis le corps à la suite des cellules neurales. Une topologie textuelle devient appropriée pour décrire ce processus.

Table des matières

  • Couverture
  • Titre
  • Copyright
  • Sur l’auteur/l’éditeur
  • À propos du livre
  • Pour référencer cet eBook
  • Table des matières
  • Chapitre 1 : Un cadre théorique pour le Génotexte
  • 1. Des métaphores en linguistique
  • 2. Une histoire de la biologie moléculaire
  • 3. Que se passe-t-il dans la cellule ?
  • 4. Des analogies avec le langage en biologie
  • 5. Un problème de niveaux d’analyse
  • 6. Archétype et analogie : l’impossibilité de « monter », de « théoriser » et « renouveler »
  • 7. Relativisme et anti-relativisme, anti-anti-relativisme en linguistique
  • 8. Des paradigmes et idéologies sous-jacents en biologie
  • 9. La critique de la métaphysique en biologie ou la confusion du quid et du quod
  • Chapitre 2 : Applications de l’hypothèse du Génotexte
  • 1. Application au texte de la Constitution européenne
  • 2. Application au texte de Perceval
  • 3. Application au texte de Koltès
  • 4. Comparaison avec la chaîne d’une parure ou d’un tissu
  • 5. Application au texte d’entretien Dr Shea – Mr Withman
  • 6. Application aux poésies de La Fontaine
  • 7. Application au texte de Frege
  • 8. L’hypothèse du génotexte en comparaison avec d’autres textes et l’intertexte
  • Chapitre 3 : La triple chaîne, une morphogenèse du texte
  • 1. L’analogie des séquences et des niveaux, vers une typologie
  • 2. Le génotexte comme niveau intermédiaire vers les schèmes
  • 3. ADN et Protéinomique
  • 4. L’embryologie, la morphogenèse, et l’analogie de R. Thom
  • 5. Embryogenèse cardiaque
  • 6. Comparaison entre biologie, linguistique, philosophie et informatique : vers la forme
  • 7. Les trois chaînes au cœur du texte, i.e. au cœur de l’être et de son langage
  • Chapitre 4 : Vers une topologie textuelle
  • 1. Parcours des chaînons ou de la double chaîne
  • 2. Modélisation du génotexte par les treilles ou multiopérateurs
  • 3. Modélisation d’un réseau de chaînons ou d’occurrences
  • 4. Elargissement aux marques énonciatives, de localisation et temporelles du texte
  • 5. Concilier différentes sortes de représentations dans un même modèle du texte
  • 6. Topologie et typologie, vers une quasi-topologie textuelle
  • 7. L’ordre linéaire et l’ordre des opérateurs
  • Conclusion
  • Bibliographie
  • Titres de la collection

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Chapitre 1 : Un cadre théorique pour le Génotexte

Entre la linguistique qui décrit les langues et leur rapport avec le langage, et la biologie qui observe les organismes vivants et leurs constituants, jusqu’à leur génome, des analogies ont pu être élaborées. Nous présentons tout d’abord des métaphores de linguistes. Nous faisons ensuite une présentation critique de la cellule dans la biologie actuelle et des analogies existant avec le langage. Enfin, dans un cadre théorique linguistique, nous proposons des analogies entre le langage et le génome, origine emblématique controversée d’une bio-logie, d’un langage du vivant ou de l’être de parole.

1. Des métaphores en linguistique

Les composants de la phrase ou même du texte sont parfois comparés avec des phénomènes d’un autre domaine. Par exemple, R. Thom et B. Victorri en proposent chacun une version que nous analysons ci-après.

1.1 Une première métaphore avec les composants phrastiques

Il ne suffit pas de savoir comment est fait un système pour comprendre comment il fonctionne surtout quand les éléments ont une structure interne plutôt compliquée. […] Identifier la structure triploblastique de l’embryon avec la structure ternaire de la phrase transitive sujet-verbe-objet peut sembler n’être qu’une métaphore, difficile à accepter. […] j’identifie l’ectoderme avec l’objet, le mésoderme avec le verbe et l’endoderme avec le sujet, tout au moins pour les vertébrés (Thom, 1983, p. 86)1. ← 15 | 16 →

Cette métaphore compare « sur un même plan » les éléments de la phrase à une structure de l’embryon. Quelle est exactement la justification pour associer le verbe et le mésoderme ? Le stade de développement ? Une similitude d’interface entre deux aspects de la structure ou des processus ? La démarche d’analogie est intéressante, dès lors que les associations réalisées sont bien justifiées, comme ici avec une analogie de structure. Les caractéristiques fonctionnelles et relationnelles très particulières d’un verbe par rapport à un sujet et à un objet ne semblent cependant pas prises en compte, ni les différents niveaux possibles d’une telle métaphore permettant de la préciser. Aucune hiérarchie n’est évoquée, d’un point de vue structurel, entre le verbe d’une part, sujet et objet (ses arguments) d’autre part, pour bâtir une telle analogie. Cette comparaison est rigoureuse dans sa démarche car elle est basée sur une analogie de structure. Néanmoins, ses termes peuvent nuire à la compréhension globale. Les stades du développement ne sont pas hiérarchisés. La voie d’une comparaison plus précise entre biologie et linguistique est ainsi ouverte, i.e. une comparaison en proportion, hiérarchisée, non une égalité ni une identité.

1.2 Une seconde métaphore linguistique avec le texte

Dans la métaphore proposée par B. Victorri, la dimension du texte est prise en compte de façon réaliste.

Dès lors, la dimension textuelle est non seulement une unité plus vaste, mais encore synonyme d’organisation et de structure interne propre, par rapport à la phrase. L’article propose alors une métaphore biochimique, développée dès 1996, où les morphèmes porteraient « en quelque sorte des atomes de sens » :

Il s’agit donc bien, selon plusieurs critères, de la description d’une protéine, et non pas d’un ADN dont la combinatoire n’a pas de sens intelligible, puisque c’est un code. Ces associations complexes, propres au texte, sont structurantes de la signification et nécessaires à son organisation intrinsèque2. Suite à ces aspects théoriques, l’article énumère les différents facteurs de structuration d’un texte, dont les principaux : la coréférence, la temporalité, les structures du récit, les isotopies, la structuration thématique. Si la dimension textuelle a fort bien été envisagée et associée à la structuration et à l’organisation, les descripteurs retenus comme caractéristiques de cette dimension sont-ils les plus pertinents ? Certes, les chaînes de coréférence permettent de problématiser et de retrouver l’ensemble des anaphores et de leur référence discursive dans un texte. Mais, cette coréférence est-elle bien synonyme de structure, d’organisation, au même titre que la temporalité ou l’organisation thématique ? Ne fait-elle pas plutôt partie d’une économie gérant l’information textuelle, étrangère à la structure organisatrice dans un texte, et plutôt intégrée au contenu organisé par cette structure ? De même, que dire des isotopies : sont-elles au même plan que les éléments structurels organisant le texte ou bien au niveau des coréférences citées ? Sont-elles davantage des parties d’une organisation ou bien elles-mêmes des organisateurs ? Analogues à un champ sémantique délimité par des marqueurs thématiques plus structurels dans un texte ou bien une chaîne de marqueurs textuels structurants (e.g. traces énonciatives, double chaîne de prédicats) ? Au contraire, la réponse apportée par l’auteur à cette dernière question concerne la coréférence. Celle-ci lui apparaît comme « un des facteurs de structuration les plus évidents », la référence à des « objets » (d’un monde conçu : des entités, évènements) extralinguistiques, relevant d’un certain domaine de discours.

On dira alors que les expressions coréfèrent si elles renvoient au même ‘objet’ (ibid., p. 77).

Ainsi, renvoyant à un même objet, les chaînes de coréférence proposées se situent au niveau des actants : e.g. le docteur, le concierge, lui, etc. La coréférence s’exerce pourtant au niveau des évènements : e.g. m’a percuté, choc, dans un même texte (reprise par un pronom ou un groupe nominal) (ibid., p. 78). La structuration mise en exergue par cette théorie s’oppose à celle ← 17 | 18 → que nous utilisons, car il n’est pas question des mêmes marqueurs textuels. La conception de la structuration d’un texte diverge, ce qui explique la comparaison de l’auteur avec une macromolécule. Les caractères observables se trouvent d’abord au niveau phénotype.

Une question se pose : cette linguistique a-t-elle vraiment compris la dimension textuelle, pour la traiter ainsi en fonction des évènements, de leur enchaînement, sans prendre en compte de connecteurs textuels entre ces évènements, ou leur relation avec l’information pertinente ? Par exemple, pour dégager l’ensemble des actions de cet actant dans ce texte ? Le modèle textuel proposé, travaillant au niveau des entités et des actants, ne semble en effet pas propre non plus à dégager cette information pertinente, i.e. ce qui se passe dans le texte, son information originale ou son organisation propre de l’information et des entités ou évènements qui y occurrent. Il s’agit d’une suite de sujets, de thèmes ou encore d’objets. En ce cas, ne seraient-ils pas extralinguistiques et non pas les entités d’une structure ? Tous ces concepts mènent ainsi à l’extension, et rien d’autre ne peut être comparé à une macromolécule ; qui dès lors est un polypeptide, c’est-à-dire une protéine, et non un ADN poly nucléotide.

Pourtant, l’analyste aborde la temporalité et pourrait donc identifier que la référence spatio-temporelle est prépondérante dans la structuration du texte ; elle a, par exemple, été mise en exergue par A. Culioli (1999) pour la linguistique en général et peut s’appliquer au texte. La temporalité est également étudiée par l’article de B. Victorri, jusqu’à représenter le chronogramme d’un texte : « La structuration temporelle d’un texte sera caractérisée par un chronogramme visualisant les relations temporelles entre ces périodes. » (ibid., p. 79). Les chronogrammes dégagent la cohérence temporelle. Les formes d’organisation du récit sont également repérées sur la base des contes de Propp (ibid., p. 80), car selon l’auteur, « la compréhension du texte inclut la reconnaissance du schéma culturel sous-jacent. » (ibid., p. 81). Le chronogramme et le schéma culturel sont lus pour eux-mêmes, mais un repère spatio-temporel ne pourrait-il pas mettre simplement en exergue une structure spatio-temporelle ou un schéma sous-jacent ? La structuration est pourtant bien visée finalement par toutes ces études complémentaires du texte. Pour ce faire, la récurrence, autant que l’enchaînement temporel, sont analysés : ← 18 | 19 →

La structuration thématique est également prise en compte, motivée en particulier par des applications documentaires ; mais encore, des marques de segmentation, d’organisation, intentionnelles ou simplement dues à la structuration logique de l’exposé du rédacteur (ibid., p. 83).

Ces marques concernent l’organisation et la mise en forme matérielle, spatiale, du texte, la densité lexicale, les isotopies, des marques linguistiques explicites et la notion de « cadre de discours » de M. Charolles. La structure peut encore être rhétorique.

L’usage des productions langagières est ensuite considéré à travers une approche pragmatique de tous les types d’actes auxquels l’usage de la langue donne lieu. Deux aspects importants consistent en la situation de communication, l’énonciation, et l’interprétation faite par le récepteur, « les inférences réalisées, inévitablement, pour aller en quelque sorte « au-delà du texte » » (ibid., p. 85). La notion de « lecteur modèle » d’U. Eco (1985) rend compte des mécanismes à l’œuvre dans la compréhension, tels que combler des vides informationnels ou effectuer des interprétations et des inférences (Victorri, in Enjalbert, 2005, p. 90). Mais, le modèle du lecteur est-il bien celui-ci ? Ne peut-on plutôt prévoir un modèle de l’analyste, qui extrairait d’abord l’information rigoureusement, sans l’interpréter ni lui suppléer ? En tous cas, ce modèle rend compte de l’activité et de la coopérativité du lecteur (ibid., p. 90). Mais les promenades inférentielles ne sont-elles pas des dérives par rapport à ce qui est dit (dictum) ou ce qui est écrit – le contenu informationnel – dont on a comblé les vides et interprété les informations ? Ne faut-il pas commencer par identifier et analyser les informations présentes pour le comprendre selon leur organisation, i.e. l’économie propre que le texte en a fait ? Car cette organisation peut être également significative, aussi bien par ses lacunes que par ce qu’elle fournit (ce qui constitue ensemble une organisation), soit une économie informationnelle propre au texte ou au dialogue. De fait, pour n’avoir pas prêté attention, en particulier, à l’information structurelle, clairement différenciée de l’information gérée par cette structure, il n’est pas possible de considérer le texte « pour lui-même » avec cette méthode. En mettant toutes les caractéristiques du texte sur le même plan, afin de le comprendre, il reste nécessaire de rechercher encore, après cette étude, à proposer une interprétation. Si la compréhension du texte n’a pas lieu à partir de son organisation propre, intérieure, la seule solution se trouve effectivement en référence à d’autres textes ou un savoir extralinguistique. ← 19 | 20 →

Si cela fait partie de l’interprétation d’un texte, l’économie propre de l’information dans le texte reste simultanément dans l’ombre, ainsi que l’information du texte « pour soi ». Par exemple, si on se réfère à la théorie de l’information, qu’est-ce qui est vraiment structurant dans un texte et qu’est-ce qui est redondant ? Ou, dans les termes d’un article de J.-M. Marandin utilisant une théorie linguistique comparable : quels sont le fond, le focus, et l’information nouvelle apportée par le texte (Marandin, 2005), ou encore le thème et le rhème (Lundquist, 1980) ?

Le dialogue se situe ici entre lecteur et interprète et non au niveau d’une structure énonciative du texte, ce qui donne lieu à une interprétation par le lecteur pour dégager un sens au lieu de considérer une base, à savoir un ensemble de significations (locales) permettant de passer au niveau du sens (global) en considérant leur organisation, à la suite des définitions de la signification et du sens, données par E. Benveniste (1966, 1974). Cette linguistique ne considère ni les marqueurs vraiment structurants, ni la définition adéquate du sens, car elle ne peut saisir les opérations langagières en restant au niveau de la description des actants. Elle s’intéresse aux terminaux, est apte à considérer les résultats (description) et les actants mais non les actions en train de se réaliser, au contraire d’une linguistique des opérations, à la suite de Z. Harris, A. Culioli et J.-P. Desclés. C’est pourquoi, elle prend en compte des entités, sans pouvoir reconstruire de façon réelle les liens entre celles-ci, sans voir émerger les relations qui se trouvent marquées dans le texte, quels que soient ces actants. Elle ne théorise pas suffisamment la relation entre local et global, une information ou une analyse réalisée localement et la vision d’ensemble, qui doit éviter d’être partielle et garder une vision cohérente. Ce lien n’étant pas effectué, l’interprétation dépend de chaque lecteur jusqu’à une impossibilité de consensus ou de partager un repère, et des variations très importantes dans le temps, donc à l’opposé de ce que R. Thom définit comme étant la démarche de la science (Thom, 1983, p. 35).

De plus, la notion d’information nouvelle et d’information déjà connue propre à la prédication décrite (Victorri, in Enjalbert, 2005, p. 92) peut aussi s’appliquer à la double chaîne prédicative. Si le premier prédicat est nouveau, le second le confirme et n’apporte aucune nouveauté. Cette prédication intervient ← 20 | 21 → au niveau d’une structuration et d’une organisation de l’information du texte, mais en tant que telle, elle est seulement identifiable au niveau phénotype, et relève en réalité du niveau génotype. Les notions sont correctement identifiées ici, mais les niveaux restent confondus, parce que le modèle utilisé ne peut les distinguer clairement. Les notions sont identifiées du point de vue des actants et des entités, des thèmes, ce qui rend impossible de comprendre leur articulation en accédant aux opérations qui construisent le texte comme une organisation. Cette dernière est pourtant bien pressentie puisque les chaînes sont recherchées ainsi que la cohérence, mais dans un modèle qui ne permet pas de rendre intelligibles les opérations langagières et le repère spatio-temporel de référence ou référentiel3. C’est pourquoi, on peut reprendre cette analogie en distinguant les niveaux et en prenant en compte les marqueurs d’opérations, structurante suite à la dynamique créée, et de façon à la corriger. Cet exemple d’analyse de texte et de comparaison biologique révèle bien une tentative de la linguistique mais aussi l’impossibilité où elle se trouve de la réaliser, n’ayant pas considéré les marqueurs ad hoc ni les niveaux pertinents et le mode de relation entre ces niveaux. Les fondations de cette linguistique ont été exposées (Harris, 2007 ; Culioli, 1999 ; Desclés, 1990). De même que R. Thom, l’analogie de B. Victorri ne prend pas en compte la nature des constituants phrastiques comparés. Il apparaît donc qu’un meilleur modèle des langues et du langage est nécessaire pour effectuer cette comparaison.

Revenons tout d’abord aux données de la biologie pour examiner comment elles se sont mises en place, de façon à mieux analyser ensuite l’analogie linguistique de façon critique. ← 21 | 22 →

2. Une histoire de la biologie moléculaire4

Selon M. Morange (2003, p. 17), la biologie moléculaire a ses racines dans les années quarante, avec sa création en 1941 et la relation entre un gène et un enzyme dans le même temps. Elle est de ce fait marquée par le modèle de la correspondance biunivoque, en même temps que la découverte de la nature chimique des gènes avec Avery5. L’idée d’un code génétique s’introduit, et en 1953 Watson et Crick découvrent la double hélice de l’ADN, qui ne s’imposa que huit ans après avec le déchiffrage du code génétique (ibid., p. 51). Le rôle des physiciens a été important dans ce développement. L’ouvrage de Schrödinger, apprécié seulement dans les années soixante, fait encore avancer ce domaine :

Les gènes ne sont plus les simples garants de l’ordre au sein des êtres vivants, […] ils sont pour Schrödinger les partitions qui, dans le moindre détail, déterminent le fonctionnement et le devenir des êtres vivants. Déchiffrer l’information contenue dans les chromosomes, c’est connaître le vivant […] Schrödinger et les nouveaux concepts d’information, de code, de programme, n’ont pas été à l’origine de la jeune biologie moléculaire. Mais ils ont fourni le cadre de pensée (Morange, Histoire de la Biologie moléculaire, 2003, pp. 100–102).

Selon l’auteur, les crédits ayant été accordés en fonction de la politique de la fondation Rockefeller (ibid., p. 104), cette histoire pourrait aussi être celle des techniques et moyens financiers alloués, donc des moyens d’expérimentation développés de ce fait. En 1960, F. Jacob et J. Monod font la découverte de l’ARN messager. Le dogme est ébranlé avec les recherches sur les gènes mosaïques et l’épissage6. ← 22 | 23 →

Résumé des informations

Pages
539
ISBN (PDF)
9783034322881
ISBN (ePUB)
9783034322898
ISBN (MOBI)
9783034322904
ISBN (Broché)
9783034320979
Langue
Français
Date de parution
2016 (Octobre)
Published
Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2016. 539 p., 1 ill. n/b, 16 tabl. n/b, 124 graph. n/b, 39 graph. en couleurs

Notes biographiques

Gaëll Guibert (Auteur) Benoît Sauzay (Auteur)

Gaëll Guibert, docteur en mathématique, informatique, applications aux sciences de l’homme, travaille sur des applications en linguistique textuelle avec des outils logiques et analogiques. Après une thèse sur les langages fonctionnels, Benoît Sauzay s’intéresse aux concepts mis en œuvre par la compilation informatique

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