Microéconomie
Une approche critique – Théorie et exercices
Summary
Cet ouvrage est d’abord un manuel « classique » de microéconomie où sont présentés pédagogiquement tous les thèmes habituels qu’un étudiant en licence est censé devoir maîtriser. A cette fin, des exercices simples avec corrigés, basés le plus souvent sur des cas concrets, sont proposés.
C’est aussi un manuel très novateur car il permet – grâce à l’introduction de deux thèses originales – de comprendre, ce dont la microéconomie est actuellement incapable, à savoir :
– pourquoi le marché du travail a été si conflictuel historiquement, avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi la durée du travail, et pourquoi il en a résulté l’édification dans tous les pays d’un Droit du travail caractérisé, en premier lieu, par une limitation de cette durée, abaissée à plusieurs reprises ;
– pourquoi l’activité économique a été si irrégulière depuis deux siècles : 1) avec une alternance sur plusieurs décennies de croissance vive, puis de croissance faible (les fluctuations de Kondratieff) ; 2) avec des crises cycliques se répétant tous les 8–9 ans (les cycles de Juglar).
In fine, cet ouvrage débouche sur des résultats normatifs qui, pour le marché du travail, se situent à l’opposé des prescriptions habituelles de la microéconomie. Deux enjeux fondamentaux de régulation économique sont pointés :
– Le partage de la valeur ajoutée entre rémunération du travail et rémunération du capital au travers de l’indexation du taux de salaire sur les gains de productivité ;
Le partage de la demande de travail entre actifs salariés au travers de la fixation et de l’ajustement de sa durée légale.
Ce manuel s’adresse à tous les étudiants en LMD, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d’ingénieurs et de commerce, IEP, lycées).
Excerpt
Table Of Contents
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Sur l’auteur/l’éditeur
- À propos du livre
- Pour référencer cet eBook
- Table des matières
- Sommaire
- Avertissement
- Théorie Microéconomique
- Introduction générale
- 1. L’objet de l’économie
- 2. La démarche d’analyse des économistes
- 2.1. La démarche scientifique
- 2.2. Les difficultés de la vérification en sciences économiques
- 2.3. Les enseignements de l’histoire
- 3. Le cadre général du raisonnement économique
- 3.1. Deux grandes hypothèses
- 3.2. Deux grands schémas d’échange marchand
- 3.3. La démarche analytique de la Microéconomie
- 4. Le plan du cours de théorie
- Chapitre 1. L’offre et la demande : première approche
- Introduction
- 1. L’équilibre de l’offre et de la demande
- 2. Les notions d’élasticité
- 3. L’addition des offres ou des demandes individuelles
- 4. Les déplacements de l’offre ou de la demande
- 5. L’importance du temps dans les équilibres de marché (le temps de réponse)
- 6. L’incidence d’une taxe (à court terme)
- 7. Prix plancher, prix plafond (imposés par l’état)
- 8. Conséquences de l’élargissement des échanges
- Chapitre 2. Le comportement du ménage
- Introduction
- A. La demande de biens de consommation
- 1. Le choix optimal d’un ménage désirant un seul bien
- 1.1. Fonction d’utilité et utilité marginale
- 1.2. Le choix optimal de consommation
- 2. Le choix optimal d’un ménage désirant 2, puis N biens
- 2.1. Utilité cardinale et utilité ordinale : les courbes d’égale utilité (ou d’indifférence)
- 2.2. Le choix optimal de consommation
- 2.2.1. Le choix optimal entre 2 biens
- 2.2.2. Le choix optimal entre n biens (généralisation)
- 3. Les modifications du choix optimal
- 3.1. La variation du revenu du consommateur : les courbes d’Engel
- 3.2. Les effets des innovations dans les biens de consommation
- 3.3. La variation du prix d’un bien : effet de substitution et effet de revenu
- 4. La courbe de demande d’un bien par un ménage
- 5. La notion de surplus du consommateur
- B. L’offre de services productifs (de facteurs de production)
- 1. L’offre de travail : l’arbitrage du ménage entre travail et loisir
- 1.1. L’hypothèse d’un arbitrage optimal entre travail et loisir
- 1.1.1. Le principe d’égalisation entre utilité et désutilité marginales du travail
- 1.1.2. Le modèle d’arbitrage optimal travail / loisir
- 1.1.3. La courbe d’offre individuelle de travail
- 1.1.4. L’interprétation de l’évolution historique de la durée du travail
- 1.1.5. L’offre globale de travail sur le marché
- 1.2. La spécificité du travail salarié : une offre subordonnée
- 1.2.1. Un travail dépendant selon les juristes
- 1.2.2. Une offre de travail ne pouvant être représentée par une courbe
- 2. L’offre de capital : l’arbitrage du ménage entre consommation et épargne
- 2.1. Les deux conceptions de l’offre d’épargne :sacrificielle et utilitaire
- 2.1.1. La conception classique : un sacrifice d’une consommation immédiate du revenu
- 2.1.2. La conception keynésienne : un « résidu » utile après consommation
- 2.2. La conception sacrificielle de l’épargne : les choix intertemporels du ménage
- 2.2.1. L’actualisation
- 2.2.2. Les préférences intertemporelles du ménage
- 2.2.3. La contrainte intertemporelle du ménage
- 2.2.4. Le choix intertemporel optimal du ménage
- 2.2.5. La courbe d’offre individuelle d’épargne du ménage
- 2.2.6. Effet de la variation du revenu sur l’offre d’épargne du ménage
- 2.3. La conception utilitaire de l’épargne : ses déterminants
- 2.3.1. La modification de l’arbitrage optimal consommation / épargne due à la variation du revenu du ménage
- 2.3.2. La modification de l’arbitrage optimal consommation / épargne due aux innovations dans les biens de consommation
- 2.3.3. Les autres variables modifiant l’arbitrage optimal consommation / épargne du ménage
- 2.4. Conclusion critique
- 3. L’offre de terre : un bien donné par nature, rare et approprié
- Chapitre 3. Le comportement de l’entreprise
- Introduction
- A. L’offre de biens (de consommation et intermédiaires)
- 1. Le choix optimal d’une entreprise utilisant un seul facteur variable
- 1.1. La fonction de production
- 1.2. Le choix optimal de production
- 1.3. Rendements décroissants, rendements d’échelle et progrès technique
- 2. La combinaison optimale d’une entreprise utilisant 2, puis N facteurs variables
- 2.1. Les courbes d’égale production (ou isoquantes)
- 2.2. La combinaison optimale de facteurs
- 2.2.1. La combinaison optimale de 2 facteurs
- 2.2.2. La combinaison optimale de n facteurs (généralisation)
- 3. Les modifications de la combinaison optimale
- 3.1. La variation de la dépense en facteur : les courbes de coûts
- 3.1.1. Les coûts à court terme
- 3.1.2. Les coûts à long terme
- 3.1.3. La notion d’économies d’échelle
- 3.2. Les effets des innovations dans les processus de production
- 3.3. La variation du prix d’un facteur : effet de substitution et effet de production
- 4. La courbe d’offre d’un bien par une entreprise
- 4.1. Le choix optimal de production
- 4.2. L’offre optimale de l’entreprise à court terme
- 4.3. L’offre optimale de l’entreprise à long terme
- 5. La notion de surplus du producteur
- B. La demande de facteurs de production (de services productifs)
- 1. La demande d’une entreprise utilisant un seul facteur variable
- 1.1. Cas général
- 1.2. Cas particulier où le facteur de production est le travail
- 2. La demande d’une entreprise utilisant plusieurs facteurs variables
- 2.1. Cas général
- 2.2. Cas particulier du facteur travail
- Chapitre 4. Le marché d’un bien de consommation (l’équilibre partiel de marché)
- Introduction
- 1. Les marchés concurrentiels
- 1.1. Définition de la concurrence pure et parfaite (CPP)
- 1.2. L’équilibre de marché en CPP
- 1.2.1. L’équilibre à court terme
- 1.2.2. L’équilibre à long terme
- 1.2.3. Les fluctuations de prix (l’équilibre dynamique) : le cobweb
- 1.2.4. Retour sur l’égalisation coût marginal – prix de marché
- 1.3. L’économie du bien-être : surplus des consommateurs et des producteurs
- 2. Les marchés monopolistiques
- 2.1. Définition du monopole pur
- 2.2. L’équilibre de marché du monopole pur
- 2.3. Autres comportements de monopole
- 2.3.1. Le monopole à établissements multiples
- 2.3.2. Le monopole discriminant
- 2.3.3. Le monopole bilatéral
- 2.4. Les problèmes posés par le monopole
- 2.4.1. La perte de bien-être engendrée par un monopole
- 2.4.2. La réglementation des monopoles
- 2.4.3. La contestation du monopole : la théorie des marchés contestables
- 3. Les autres marchés de concurrence imparfaite
- 3.1. L’oligopole
- 3.1.1. Le duopole de Cournot (1838)
- 3.1.2. Le duopole de Bertrand (1938)
- 3.1.3. Le duopole de Stackelberg (1934)
- 3.1.4. Commentaire général
- 3.2. La concurrence monopolistique (CM)
- 3.2.1. Définition
- 3.2.2. Les courbes de demande
- 3.2.3. Équilibre d’un marché en concurrence monopolistique
- 4. Les marchés dans un environnement imparfait
- 4.1. Les marchés en situation d’incertitude
- 4.1.1. Incertitude et risque
- 4.1.2. La fonction d’utilité de Von Neumann – Morgenstern
- 4.1.3. Aversion au risque et goût pour le risque
- 4.1.4. Le marché de l’assurance
- 4.2. Les marchés en information asymétrique
- 4.2.1. L’anti-sélection (ou sélection adverse)
- 4.2.2. Le risque moral (ou l’aléa moral)
- 4.2.3. Le modèle de l’agence
- 4.3. Un outil analytique : la théorie des jeux
- 4.3.1. L’équilibre de Nash
- 4.3.2. Le recours à la coopération
- Conclusion
- Chapitre 5. Le marché d’un facteur de production (la répartition des revenus)
- Introduction
- 1. Le marché du travail
- 1.1. Le modèle néoclassique de base (ou standard)
- 1.1.1. L’équilibre de marché
- 1.1.2. L’origine du chômage
- 1.2. Le relâchement des hypothèses du modèle néoclassique de base
- 1.2.1. Les différentes hypothèses relâchées
- 1.2.2. Les modèles des négociations salariales
- 1.3. Le marché du travail subordonné
- 1.3.1. Maximisation du profit par allongement de la durée du travail
- 1.3.2. Maximisation du profit par non répercussion des gains de productivité
- 1.3.3. Les crises de surproduction (ou de surinvestissement)
- 1.3.4. L’équilibre de long terme du marché du travail
- 1.3.5. La question de la « rigidité » du taux de salaire réel
- 1.4. Conclusion critique
- 2. Le marché des capitaux
- 2.1. Le taux d’intérêt comme prix du capital
- 2.1.1. Le rôle de crible du taux d’intérêt
- 2.1.2. L’évaluation des actifs productifs
- 2.1.3. Taux d’intérêt nominal et taux d’intérêt réel
- 2.1.4. La diversité des taux d’intérêt
- 2.2. L’équilibre du marché des capitaux : la détermination du taux d’intérêt
- 2.2.1. L’équilibre à court et moyen terme
- 2.2.2. L’équilibre à long terme
- 3. Le marché foncier (agricole)
- 3.1. L’équilibre de marché
- 3.2. Les modifications de l’équilibre
- 3.2.1. Le passage de la traction animale à la motorisation
- 3.2.2. L’augmentation des rendements par hectare
- 4. Le marché des facteurs intermédiaires offerts par les entreprises
- 4.1. Entreprises en situation concurrentielle
- 4.2. Entreprises en concurrence imparfaite
- 4.2.1. Le monopsone
- 4.2.2. Autres situations
- Chapitre 6. L’équilibre général (de l’ensemble des marchés)
- Introduction
- 1. L’équilibre général (statique)
- 1.1. Aperçu historique
- 1.2. Une représentation simplifiée de l’équilibre général
- 1.2.1. L’équilibre dans une économie d’échange sans production
- 1.2.2. L’équilibre dans une économie d’échange avec production
- 1.2.3. Résumé des résultats de l’équilibre général
- 1.3. Conditions et stabilité d’un équilibre général
- 1.3.1. Les conditions d’existence d’un équilibre général
- 1.3.2. La stabilité incertaine de l’équilibre général
- 2. Les critiques de l’équilibre général
- 2.1. Des imperfections de marchés reconnues mais peu opérantes
- 2.2. Les deux grandes failles de l’équilibre général
- 2.2.1. Une représentation fausse de l’offre de travail salarié
- 2.2.2. Une interprétation fausse du taux d’intérêt
- 3. L’équilibre général dynamique
- 3.1. Équilibre et déséquilibre sur courte période : le cycle de Juglar
- 3.1.1. Le rôle des innovations
- 3.1.2. Le scénario reconstitué du cycle de Juglar
- 3.2. Équilibre et déséquilibre sur longue période : les fluctuations de Kondratieff
- 3.2.1. Interaction entre comportements de production et ceux de consommation
- 3.2.2. Les implications sur la théorie de la croissance
- 3.2.3. Les implications pour le travail
- 3.2.4. Les implications pour la production de biens publics
- 3.2.5. Interprétation des fluctuations de longue période dites de Kondratieff
- Chapitre 7. L’intervention publique
- Introduction
- 1. La régulation des marchés défaillants
- 1.1. Les marchés aux défaillances reconnues
- 1.2. Le marché des produits agricoles
- 1.2.1. Bref historique
- 1.2.2. La source de la défaillance et ses conséquences
- 1.2.3. La problématique actuelle de l’intervention publique
- 1.3. Le marché de la terre
- 1.3.1. Bref historique
- 1.3.2. La source de la défaillance et ses conséquences
- 1.4. Le marché du travail
- 1.4.1. Bref historique
- 1.4.2. La source de la défaillance et ses conséquences
- 1.4.3. La problématique actuelle de l’intervention publique
- 1.4.4. Les conséquences des politiques libérales sur le marché du travail
- 1.5. Les marchés monétaires et financiers
- 1.5.1. Bref historique
- 1.5.2. La source de la défaillance et ses conséquences
- 1.5.3. Bref aperçu sur la politique monétaire
- 2. La production de biens publics
- 2.1. La notion de bien collectif
- 2.2. La production optimale de biens collectifs
- 3. La prise en compte des externalités (ou effets externes)
- 3.1. La notion d’externalité
- 3.2. La prise en compte des externalités
- 3.2.1. La prise en compte des externalités négatives
- 3.2.2. La prise en compte des externalités positives
- 4. La révélation des préférences
- 4.1. Méthodes des préférences révélées
- 4.1.1. Méthode des coûts de trajet
- 4.1.2. Méthode des prix hédoniques
- 4.2. Méthodes des préférences déclarées
- 4.2.1. Méthode des évaluations contingentes
- 4.2.2. Méthode des choix multi-attributs
- Conclusion générale
- Exercices de Microéconomie
- Présentation
- Fiches de synthèse de microéconomie
- Démarche d’analyse d’un équilibre de marché
- Comparaison des théories de la consommation et de la production
- Comparaison de l’équilibre partiel de marché en CPP et en Monopole
- Calcul d’un optimum économique
- Chapitre 1. L’offre et de la demande : première approche
- Exercice n° 1. La demande alimentaire selon G. King et S. Jevons
- Corrigé exercice n° 1
- Exercice n° 2. L’effet du gel sur le prix des poireaux
- Corrigé exercice n° 2
- Exercice n° 3. L’effet d’une hausse de la TVA sur l’alimentation
- Corrigé exercice n° 3
- Exercice n° 4. Les effets de la maladie de la « vache folle » sur la demande de viande de porc
- Corrigé exercice n° 4
- Exercice n° 5. La politique laitière européenne depuis 1962
- Corrigé exercice n° 5
- Chapitre 2. Comportement de consommation
- Exercice n° 6. Alternative entre un RSA versé en espèces ou en aide alimentaire
- Corrigé exercice n° 6
- Exercice n° 7. Arbitrage entre subventions et baisse des prix alimentaires
- Corrigé exercice n° 7
- Exercice n° 8. Effets d’une hausse des prix alimentaires
- Corrigé exercice n° 8
- Exercice n° 9. Effets d’une baisse des prix dans l’habillement
- Corrigé exercice n° 9
- Chapitre 3. Comportement de production (en situation concurrentielle)
- Exercice n° 10. Fonction de production du blé par rapport à l’azote
- Corrigé exercice n° 10
- Exercice n° 11. Fonction de production du colza par rapport à l’azote
- Corrigé exercice n° 11
- Exercice n° 12. La loi des rendements décroissants et ses conséquences
- Corrigé exercice n° 12
- Exercice n° 13. La combinaison économiquement optimale de facteurs : orge et soja en alimentation animale
- Corrigé exercice n° 13
- Exercice n° 14. Les économies d’échelle dans l’agriculture
- Corrigé exercice n° 14
- Exercice n° 15. Fonction d’offre de blé
- Corrigé exercice n° 15
- Exercice n° 16. Adaptation d’une exploitation céréalière à différents scénarios de politique agricole (alternative de maîtrise de la production : gel des terres ou baisse des rendements)
- Corrigé exercice n° 16
- Exercice n° 17. Un exemple de raisonnement « syndical »
- Corrigé exercice n° 17
- Exercice n° 18. Détermination du niveau optimal d’intensification laitière
- Corrigé exercice n° 18
- Chapitre 4. Marché d’un bien de consommation (concurrentiel et monopolistique)
- Exercice n° 19. Interprétation des évolutions des prix de la pomme de terre et du porc
- Corrigé exercice n° 19
- Exercice n° 20. Le coût des fluctuations de prix sur les marchés agricoles
- Corrigé exercice n° 20
- Exercice n° 21. Coût des fluctuations de prix avec une représentation plus réaliste d’un marché agricole
- Corrigé exercice n° 21
- Exercice n° 22. Questions de compréhension du cours
- Corrigé exercice n° 22
- Exercice n° 23. Le comportement de monopole d’un mandarin
- Corrigé exercice n° 23
- Exercice n° 24. Cas général d’un monopole
- Corrigé exercice n° 24
- Exercice n° 25. Cas d’un monopole naturel
- Corrigé exercice n° 25
- Chapitre 5. Marché d’un facteur de production (La demande de facteur)
- Exercice n° 26. La demande d’engrais par un céréaliculteur
- Corrigé exercice n° 26
- Exercice n° 27. La demande de terre induite par la motorisation de l’agriculture
- Corrigé exercice n° 27
- Exercice n° 28. L’impact du Salaire minimum (SMIC) sur l’emploi
- Corrigé exercice n° 28
- Exercice n° 29. Le paradoxe des salaires et de la durée du travail au XIXe siècle
- Corrigé exercice n° 29
- Chapitres 6 et 7. Équilibre général, Biens publics et Externalités
- Exercice n° 30. Questions de cours
- Corrigé exercice n° 30
- Exercice n° 31. Opportunité de créer un bien collectif
- Corrigé exercice n° 31
- Exercice n° 32. Construction d’un auditorium : décision publique et comportement de monopole
- Corrigé exercice n° 32
- Bibliographie
- Index
- Du même auteur
- Titres de la collection
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ePub 978-2-8076-0005-8
Mobi 978-2-8076-0006-5
D/2016/5678/69
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Sur l’auteur/l’éditeur
À propos du livre
Cet ouvrage est d’abord un manuel « classique » de microéconomie où sont présentés pédagogiquement tous les thèmes habituels qu’un étudiant en licence est censé devoir maîtriser. A cette fin, des exercices simples avec corrigés, basés le plus souvent sur des cas concrets, sont proposés.
C’est aussi un manuel très novateur car il permet –grâce à l’introduction de deux thèses originales– de comprendre, ce dont la microéconomie est actuellement incapable, à savoir :
– pourquoi le marché du travail a été si conflictuel historiquement, avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi la durée du travail, et pourquoi il en a résulté l’édification dans tous les pays d’un Droit du travail caractérisé, en premier lieu, par une limitation de cette durée, abaissée à plusieurs reprises ;
– pourquoi l’activité économique a été si irrégulière depuis deux siècles : 1) avec une alternance sur plusieurs décennies de croissance vive, puis de croissance faible (les fluctuations de Kondratieff) ; 2) avec des crises cycliques se répétant tous les 8-9 ans (les cycles de Juglar).
In fine, cet ouvrage débouche sur des résultats normatifs qui, pour le marché du travail, se situent à l’opposé des prescriptions habituelles de la microéconomie. Deux enjeux fondamentaux de régulation économique sont pointés :
• Le partage de la valeur ajoutée entre rémunération du travail et rémunération du capital au travers de l’indexation du taux de salaire sur les gains de productivité ;
• Le partage de la demande de travail entre actifs salariés au travers de la fixation et de l’ajustement de sa durée légale.
Ce manuel s’adresse à tous les étudiants en LMD, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d’ingénieurs et de commerce, IEP, lycées).
Pour référencer cet eBook
Afin de permettre le référencement du contenu de cet eBook, le début et la fin des pages correspondant à la version imprimée sont clairement marqués dans le fichier. Ces indications de changement de page sont placées à l’endroit exact où il y a un saut de page dans le livre ; un mot peut donc éventuellement être coupé.
Le comportement de l’entreprise
A. Son offre de biens (de consommation et intermédiaires)
B. Sa demande de services productifs
La démarche d’analyse du comportement de l’entreprise (i.e. le producteur) est, à très peu de chose près, identique à celle qui a été suivie pour le ménage.
Ce chapitre étudie donc le comportement de l’entreprise en tant qu’unité autonome de décision. Pour simplifier les choses, on supposera que l’entreprise se réduit à une unité de production produisant un bien donné. Le cas plus complexe d’entreprises (ou sociétés) regroupant plusieurs unités de production (produisant un même bien ou des biens différents), peu ou prou subordonnées ou coordonnées à un centre principal de décisions, sera abordé très succinctement plus loin à propos de la question des coûts de transaction [cf. chapitre 6, § 2.1.]. L’entreprise est une unité de décision en tant qu’offreuse de biens de consommation ou intermédiaires, et en tant que demandeuse de facteurs de production.
Dans la section A, nous verrons comment l’entreprise combine des facteurs de production de manière à minimiser ses coûts pour un objectif donné de production, puis, comment elle fixe son niveau de production afin de maximiser son profit. Certes, cet objectif final d’un profit maximal peut être nuancé. J.-A. Schumpeter (1883-1950) considérait qu’il y a chez un entrepreneur « le rêve et la volonté de fonder un royaume privé » pour les mêmes raisons qui poussent un auteur à créer une œuvre qui le dépasse, qui lui survive. Probablement. Mais la réalisation d’un tel rêve passe néanmoins par la maximisation du profit, à long terme, si ce n’est à court terme. Quoi qu’il en soit, le jeu de la concurrence contraint les entreprises à viser un tel objectif dans la durée.
Dans la section B, nous examinerons selon quelle logique, l’entreprise détermine sa demande de facteurs de production.
La principale différence de la théorie du comportement de l’entreprise par rapport à celle du ménage concerne le temps. Celui-ci n’est généralement pas pris en compte dans la théorie de la consommation et de ← 117 | 118 → la demande. Et quand il l’est, comme nous l’avons fait dans cet ouvrage, cela concerne des espaces de temps différents : pour les ménages, nous avons intégré le temps de diffusion des biens nouveaux alors que pour les entreprises il s’agira du temps de mobilisation des facteurs de production. Le jeu de la concurrence contraint les entreprises à répondre aussi rapidement que possible aux variations de la demande qui s’adressent à elles. Or, le temps qui leur est nécessaire pour accroître leur production est très variable selon la nature des facteurs mobilisés et l’impact qui en résultera sur les volumes produits sera plus ou moins élevé.
Prenons un producteur de lait :
– Il pourra développer fortement sa production s’il décide d’augmenter son nombre de vaches, acheter davantage d’aliments, construire de nouveaux bâtiments, embaucher de la main d’œuvre, louer de nouvelles terres, etc. Toutefois, cela lui prendra plusieurs mois, voire une ou plusieurs années.
– Il pourra se contenter d’augmenter uniquement son nombre de vaches. Cela pourra se faire en quelques jours, tout au plus quelques semaines s’il s’adresse à un marchand de bestiaux. Mais l’accroissement du cheptel et donc de la production sera limité si ses bâtiments et la main d’œuvre disponible sont déjà à la limite de la saturation.
– Enfin, il pourra légèrement augmenter sa production s’il décide d’apporter une alimentation plus riche à ses vaches (avec des concentrés de céréales, de tourteaux protéagineux, d’oligo-éléments, etc.). Cela pourra se faire en quelques jours s’il passe commande à son marchand d’aliment, mais l’accroissement de production sera vite limité par le potentiel génétique de ses animaux.
Ainsi, selon l’espace de temps considéré, les différents facteurs de production sont plus ou moins mobilisables. Si on prend une période d’un mois, le producteur pourra accroître son cheptel et l’alimentation distribuée en ayant recours à des commerçants, mais pas ses bâtiments. Ces derniers sont donc considérés comme étant fixes (invariables), tandis que le cheptel et l’alimentation sont variables.
La ligne de démarcation entre facteurs fixes et facteurs variables dépend donc de la période de temps durant laquelle on décrit le fonctionnement de l’entreprise (donc du problème que l’on se propose d’étudier). Et la période de temps, à partir de laquelle les facteurs deviennent tous variables, varie selon l’industrie considérée et la technologie employée (comparons, par exemple, une entreprise productrice d’électricité comme EDF et une entreprise de nettoyage de bureaux, etc.). ← 118 | 119 →
Par définition, le court terme est une période de temps au cours de laquelle la quantité d’un ou de plusieurs facteurs de production reste fixe1.
Inversement, le long terme est une période de temps durant laquelle tous les facteurs de production sont variables (leur quantité peut être ajustée).
Il s’agit là d’une approche économique beaucoup plus générale que la comptabilité dont l’objet est purement normatif : la ligne de démarcation entre le court et le long terme correspond à la durée habituelle de l’exercice comptable, soit 12 mois. Cependant, dans la plupart des problèmes étudiés, les facteurs jugés variables concernent en général : les consommations intermédiaires (les matières premières, l’énergie, les produits semi-finis, etc.), souvent le travail également (heures supplémentaires, emplois intérimaires, emplois en contrat à durée déterminée). En revanche, les facteurs jugés fixes concernent les équipements (bâtiments, machines, etc.) dont l’ajustement requiert d’ordinaire un délai d’un an environ, et la terre. Bref, la réalité n’est pas très éloignée des normes comptables…
Les comportements de l’entreprise seront traités sous l’angle d’une fonction de production et, à partir de celle-ci, on en déduira une fonction d’offre de biens et des fonctions de demande de facteurs. Enfin, nous avons entraperçu [chapitre 2, section B, § 1.2.] et nous verrons plus loin [chapitre 5, § 1.3.], que l’entreprise est aussi un lieu conflictuel où s’opposent employeur et employés quant au partage de la valeur ajoutée produite. De cette conflictualité, il en a résulté l’édification d’un Droit du travail dans tous les pays démocratiques [chapitre 7, § 1.4.].
A. L’OFFRE DE BIENS (DE CONSOMMATION ET INTERMÉDIAIRES)
La théorie de la production et de l’offre d’un bien concerne, non seulement les biens finaux de consommation, mais aussi les biens intermédiaires (engrais, matériels, etc.) nécessaires pour produire ces biens finaux. ← 119 | 120 →
1. LE CHOIX OPTIMAL D’UNE ENTREPRISE UTILISANT UN SEUL FACTEUR VARIABLE
1.1. La fonction de production
La fonction de production décrit la relation qui existe entre les quantités des différents facteurs de production utilisées et la quantité maximale de bien pouvant être produite.
Prenons comme exemple, la production de blé avec en facteur variable : la main d’œuvre. Les autres facteurs –la surface de terre, les équipements, la quantité de semences et autres consommations intermédiaires– restent fixes.
La figure 1 décrit cette relation. La fonction est continue puisque les quantités obtenues ou utilisées (nombre d’heures de travail) sont parfaitement divisibles. Sa forme en S est fréquemment constatée dans la pratique. La production augmente d’abord lentement, car le facteur variable (ici le travail) est en trop faible quantité pour mettre en œuvre de façon pleinement efficace les facteurs fixes. Puis elle s’accélère, pour ensuite décélérer, au-delà du point d’inflexion I. Enfin, après le point A, la production augmente moins que proportionnellement avec la quantité de facteur variable utilisée, car les facteurs fixes deviennent limitants. Éventuellement, elle peut même ne plus croître à partir du point B.
Remarque :
Si cette forme en S est fréquemment vérifiée entre l’origine et le point A, il ne s’agit pas pour autant d’une loi absolue. En revanche, le phénomène des rendements décroissants, au-delà de A, a valeur de principe général [voir plus loin dans cette section A, le § 1.3.].
À partir de cette fonction Q = Q(xi) on peut déduire les courbes de :
• productivité moyenne (physique) [ou de produit moyen (physique)]
[Graphiquement la productivité moyenne PM est égale à la pente de la corde qui relie l’origine à tout point de la fonction de production].
• productivité marginale (physique) [ou de produit marginal (physique)]
[Graphiquement la productivité marginale Pm est égale à la pente de la tangente à la fonction de production].
Nous verrons plus loin dans ce chapitre, section B, que ces courbes de productivité moyenne et productivité marginale sont à la base de la courbe de demande d’un facteur de production.
Figure 1 – Les fonctions de production (totale, moyenne et marginale) avec un facteur
1.2. Le choix optimal de production
Un producteur (une entreprise) cherchera à augmenter sa production (Q(xi) : ici du blé), en utilisant des quantités de plus en plus forte de facteur variable (xi : ici des heures de travail), tant que chaque accroissement élémentaire de ce dernier (∆xi) rapporte plus qu’il ne coûte. C’est-à-dire, tant que : ∆Q(xi).PQ ≥ ∆xi.pi [Avec PQ = prix de vente de la production et pi = prix d’achat du facteur i]. ← 121 | 122 →
L’optimum économique sera atteint, [figure 1], quand ∆Q(xi).PQ = ∆xi.pi, soit encore :
| L’entreprise utilisera une quantité de facteur telle qu’elle égalise sa productivité marginale (physique) avec le rapport des prix (du facteur et de la production). |
Au-delà de cet optimum, toute utilisation supplémentaire de facteur coûterait plus cher qu’elle ne rapporterait : ∆Q(xi).PQ < ∆xi.pi.
Graphiquement, cet optimum économique correspond, sur la fonction de production, au point de tangence avec la droite de pente égale au rapport des prix.
Details
- Pages
- 496
- Publication Year
- 2016
- ISBN (Softcover)
- 9782807600034
- ISBN (PDF)
- 9782807600041
- ISBN (ePUB)
- 9782807600058
- ISBN (MOBI)
- 9782807600065
- DOI
- 10.3726/978-2-8076-0004-1
- Language
- French
- Publication date
- 2016 (September)
- Published
- Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2016. 496 p., nombr. ill. et tabl.
- Product Safety
- Peter Lang Group AG