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Crowdfunding, industries culturelles et démarche participative

De nouveaux financements pour la création

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Edited By Laurent Creton and Kira Kitsopanidou

La notion de participation, associée aux usages du web 2.0, est devenue une composante essentielle de l’économie numérique. Par-delà les fantasmes cultivés par les discours médiatiques sur l’économie participative et la rhétorique techno-démocratique, cet ouvrage vise à déterminer si la nouveauté des termes « crowdfunding », « finance participative », « économie contributive », « crowdsourcing », « consommation collaborative », etc., rend compte de changements majeurs et d’innovations significatives en matière de pratiques sociales, de modèles organisationnels et de logiques financières et industrielles à l’œuvre au sein des industries de la culture.
Le crowdfunding contribue-t-il au financement et à l’exposition de biens culturels plutôt en marge des logiques industrielles et du circuit commercial traditionnel, ou est-il principalement au service de l’économie de best-sellers participant d’emblée à la réduction de l’incertitude qui caractérise tous les biens d’expérience et permettant la captation très en amont d’une audience potentielle pour les projets les plus fédérateurs ?
L’ouvrage met en perspective les logiques transformatives du crowdfunding et de l’économie participative selon une approche interdisciplinaire (économie, sociologie, sciences de l’information et de la communication, droit, histoire) en se fondant sur l’étude de cas précis et sur les témoignages de professionnels issus de différents secteurs culturels et créatifs.
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Le crowdfunding et les chaînes de télévision françaises

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Chantal DUCHET

Le paysage audiovisuel a beaucoup évolué depuis la déréglementation imposée par la loi de 1982. Premier changement en 1984, l’arrivée de Canal + chaîne payante ayant pour principaux programmes le sport et le cinéma, puis l’arrivée de chaînes privées non payantes (La 5 et TV6) ; puis La 5 fait faillite, et TV6, ayant été arrêtée par décret pour pouvoir redistribuer sa fréquence à la CTL, a donné naissance à M6 ; quant au créneau laissé vacant par la 5, il sera occupé par la 5e (chaîne publique se voulant « éducative ») et Arte (chaîne publique franco-allemande).

Nous sommes maintenant loin de cette offre qui, aujourd’hui, nous semble fort limitée. En effet, nous nous retrouvons de nos jours face à une hyper-offre télévisuelle où plus de 25 chaînes essaient de trouver leurs publics : des chaînes historiques (TF1, France 2, France 3, Canal +, France 5/Arte, M6) aux chaînes dites de la TNT1, sans compter celles visibles via soit le câble, soit le satellite, soit l’ADSL, sans compter les chaînes proposées par Google via You Tube, ou les programmes sur les sites des réseaux sociaux. Comment arriver à se distinguer tout en étant rentable, tel est le leitmotiv de toutes les chaînes.

Ainsi contrairement à ce que le CSA avait envisagé en ouvrant son appel d’offres pour les fréquences de la...

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