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Transitions dans la petite enfance

Recherches en Europe et au Québec

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Edited By Sylvie Rayna and Pascale Garnier

À la suite du colloque international Petite enfance, transitions et socialisation, ce livre rend compte de l’importance des transitions au cours de la petite enfance. Il montre toute la diversité des espace-temps transitionnels avant la scolarité obligatoire : entre la famille et des modes d’accueil familial ou collectif, et entre différents lieux institutionnels, comme la crèche et l’école maternelle. Il s’intéresse aussi à des micro-transitions dans la journée des enfants dans un même lieu d’accueil. Entre continuités et ruptures, il porte également sur des espaces institutionnels dont la vocation est précisément de faire transition entre la famille et l’école.

La pluralité des contextes nationaux de l’éducation des jeunes enfants est mise en relief, avec des contributions venant de Belgique, d’Écosse, de France, du Québec, de Suède et de Suisse. Dans ces différents contextes, les recherches montrent que l’éducation préscolaire est un lieu de tensions entre des systèmes de normes institutionnelles et culturelles différentes : les uns tournés vers le monde scolaire et les autres vers la sphère familiale. Penser les transitions permet d’en éclairer les définitions respectives en croisant les points de vue des professionnels et des parents, en lien avec les expériences vécues par les enfants. C’est aussi montrer les défis que représentent ces tournants décisifs de leur vie.

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Les transitions, un révélateur des enjeux sociaux du travail avec les tout-petits (Anne Lise Ulmann et Chantal Dupont)

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Les transitions, un révélateur des enjeux sociaux du travail avec les tout-petits

Anne LISE ULMANN1 et Chantal DUPONT2

avec la collaboration de Véronique Allier3

Les métiers de la petite enfance demeurent encore trop mal connus tant l’activité de ces professionnelles4 est souvent considérée plutôt comme une vocation ou une occupation que comme un travail à part entière. Ces métiers souffrent d’un manque de considération ravalant les compétences acquises à des qualités vocationnelles (Cresson & Gadrey, 2004). Tout semble se passer comme si chacun se pensait capable de s’occuper des enfants sans apprentissage particulier, soit parce que sans aucune formation un parent est en mesure de garder son enfant, soit parce que le souvenir marquant de sa propre éducation conditionnerait des savoir-faire suffisants pour s’occuper d’un enfant, soit enfin parce que les femmes posséderaient des compétences vocationnelles adaptées à des activités souvent représentées comme du maternage.

Ainsi les difficultés de la reconnaissance sociale de ces métiers semblent consubstantielles à la méconnaissance de l’activité de travail, souvent réduite à une vocation. Cette situation constitue un obstacle pour les professionnel.le.s de la formation qui doivent à la fois trouver les moyens de valoriser cette activité professionnelle et identifier les apprentissages nécessaires pour l’exercer. Cet effort de revalorisation se traduit souvent ← 47 | 48 → par l’apprentissage de termes empruntés au milieu médical ou de...

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