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Libéralisme et protectionnisme

Economie politique des relations internationales

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Edited By André Tiran and Dimitri Uzunidis

Le débat « libéralisme / protectionnisme » retrouve aujourd’hui tout son intérêt dans plusieurs domaines, tels la politique commerciale, le droit de la concurrence, les aides étatiques, la protection des travailleurs ou encore la politique de l’immigration. Le libéralisme associé au libre-échange, qui paraissait être une politique incontestable, soutenue par la plupart des économistes, s’est retrouvé la cible de nombreuses critiques. Le protectionnisme, de son côté, couplé à une politique mercantiliste, est apparu dans un certain nombre de pays comme une stratégie efficace pour assurer le développement économique. La compétitivité des grandes économies a semblé dépendre de l’ouverture sélective au commerce et aux investissements internationaux : c’est le cas des États-Unis, de la Chine, mais également d’autres pays d’Asie, et parfois même de l’Europe. Les auteurs de cet ouvrage remettent en cause la vision univoque et simpliste du protectionnisme et des politiques mercantilistes. La discussion est particulièrement focalisée sur la validité universelle du libre-échange et des origines historiques du protectionnisme ainsi que sur les théories économiques et des politiques étatiques menées du XVIe au XXIe siècle. Ils s’intéressent aussi bien à l’économie qu’à la logique de puissance et de renforcement de l’État.

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Chapitre 13. La régulation du marché pétrolier en France : un acte prudent ? (François Pelletier)

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Chapitre 13

La régulation du marché pétrolier en France : un acte prudent ?

François Pelletier

La Première Guerre mondiale est un choc pour l’économie française et fait place à une intervention accrue du gouvernement dans la sphère économique. Lorsqu’il s’agit de pétrole, la guerre symbolise la prise de conscience de l’importance nouvelle de ce produit et de son caractère stratégique. Fort de cette réalisation, le gouvernement français multiplie les projets d’intervention dans les années qui suivent le conflit. Globalement, l’historiographie traditionnelle voit dans l’action gouvernementale un signe de « l’inaptitude du marché à trouver par lui-même les ajustements qu’exige la satisfaction des besoins de la collectivité » (Sassi, 2002). Les historiens sont effectivement nombreux à replacer l’intervention du gouvernement dans le contexte d’une poussée vers l’indépendance énergétique, et ce au nom de l’intérêt national (Murat, Kuisel, etc.). La création d’une compagnie nationale en 1924 et la réglementation du marché en 1928, découleraient directement de ces considérations. Or, ces travaux placent l’État au centre des politiques industrielles et occultent souvent l’influence déterminante qu’exerce le secteur privé dans leur formulation. Cet article suggère que ce n’est pas l’État qui contrôle le marché de l’énergie, mais les acteurs du marché qui finissent par imposer leur volonté. Il se base sur plusieurs fonds d’archives privés, notamment ceux du groupe Total et de la banque...

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