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Retour à l’objet, fin du musée disciplinaire ?

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Edited By Diane Antille

La fin du musée disciplinaire est-elle possible ? Au vu du retour à l’objet qui s’observe dans les discours scientifiques et muséographiques, cette question paraît devoir à nouveau être posée. Des muséologues, des professionnels des musées, et des chercheurs actifs en Suisse, en France et au Canada, mettent en évidence les différents regards portés sur les objets de musée. Ils discutent comment les disciplines, mais aussi l’histoire des collections et la culture dans laquelle elle s’inscrit, modulent ou non le potentiel pluridisciplinaire des objets. Leurs contributions proposent ainsi diverses façons de penser le retour à l’objet. Musée sans discipline, musée pluridisciplinaire, ou exposition conviant diverses disciplines autour d’une même matérialité sont envisagés.

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« A cordes et à corps ». Résonances d’instruments de musique Santal, de l’Inde à la Suisse et de la Suisse à l’Inde. L’exemple de la collection Fosshag au Museum Rietberg (Johannes Beltz / Marie-Eve Celio-Scheurer)

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Johannes Beltz et Marie-Eve Celio-Scheurer

« A cordes et à corps ».

Résonances d’instruments de musique Santal, de l’Inde à la Suisse et de la Suisse à l’Inde. L’exemple de la collection Fosshag au Museum Rietberg

Constituant la plus grande communauté aborigène en Inde avec une population totale estimée entre six et dix millions, les Santal vivent principalement dans les régions du Jharkhand, du Bengale-Occidental, du Bihar, de l’Orissa et de l’Assam. Les Santal ont la réputation d’être des musiciens et des danseurs talentueux et enthousiastes. La plus grande partie de leurs chants et de leurs danses rythme les moments de l’année et les périodes de la vie. Parmi les instruments de musique Santal, le Banam tient une place particulière. En effet, cet instrument à cordes ne semble pas être joué lors des grands festivals avec d’autres instruments, mais de façon indépendante. Ils sont aujourd’hui devenus très rares en Inde. On ne les trouve pratiquement plus chez les Santals, où ils sont remplacés par d’autres instruments, en raison de l’intégration progressive des Santal dans la société indienne. Le Banam est traditionnellement fait d’un seul morceau de bois, divisé en quatre parties : l’estomac (lac), la poitrine (koram), le cou (hotok) et la tête (bohok). Il s’agit d’un instrument anthropomorphe dont le bois, selon le mythe1, est né de la chair d’une jeune←77 | 78→ fille et dont la corde qui sort de la « bouche » de...

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