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Lieux de mémoire en Orient grec à l’époque impériale

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Edited By Anne Gangloff

Issu d’un colloque international qui s’est tenu à Lausanne en avril 2011, cet ouvrage s’inscrit dans le champ des études culturelles sur la mémoire et les constructions identitaires. Il exploite la notion de « lieu de mémoire » d’abord au sens physique du terme, les Grecs et les Romains ayant porté une grande attention au pouvoir évocateur des lieux concrets. Sont examinés, dans l’Orient grec sous domination impériale, divers lieux – cités, sanctuaires, fleuves, tombeaux – considérés par leurs contemporains comme des marqueurs identitaires et des points d’ancrage pour la mémoire. Ces lieux ont suscité des visites, des commémorations, des conflits entre communautés ; certains ont été investis par le pouvoir romain qui a cherché à poser les marques de son hégémonie. Comment étaient-ils construits et par qui ? Comment ont-ils évolué dans le temps ? Comment identifier, à présent, les lieux de mémoire antiques ? Ce livre rassemble des études en français et en anglais d’historiens, de philologues, de spécialistes de l’archéologie et de l’iconographie qui ont analysé des lieux de mémoire en Grèce continentale, en Asie Mineure et dans le Proche-Orient depuis le début de l’époque impériale jusque dans l’Antiquité tardive.

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Géographie imaginaire de la mémoire hellène

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MAPPING GREECE : APOLLONIUS’ AUTHORISED VERSION Ewen L. bowie Corpus Christi College, Oxford This paper examines the geography of the Greek mainland and islands, of Asia Minor and of adjacent Syria, as reflected in the places that Philostratus stages his neo-Pythagorean sage Apollonius of Tyana as visiting (and not visiting). I have made the perhaps dangerous assumption that in the matter of both exclu- sion and inclusion Philostratus felt that he had a relatively free hand ¹. This was probably not true of Ephesus, with which a tradition reported by Philostratus’ contemporary Cassius Dio connected Apollonius ², nor perhaps Cilician Aegeae and Tarsus, nor Antioch in nearby Syria. Philostratus mentions a study of Apollonius’ youth by Maximus of Aegeae ³, and unless he is inventing that work (which is possible but improbable) his own total silence on a connec- tion between Apollonius and Aegeae would be disturbing, at least for a reader who already knew Maximus. At a later date Antioch, according to Malalas 4, 1. For the view that much in his Apollonius is fictional see Meyer 1917 and Bowie 1978, challenging in particular Grosso 1954, and Bowie 1994. For important discussions of his presenta- tion of Apollonius see Lo Cascio 1974, Raynor 1984, Dzielska 1986, Flinterman 1995, Elsner 1997, Swain 1999, Schirren 2005 and Demoen/Praet 2009 ; more broadly on Philostratus Brancacci 1986, Follet 1991, Gleason 1995, Swain 1996, de Lannoy 1997, Billault 2000, Bowie/Elsner 2009. 2. D. C. 69.18.1, Apollonius’ vision of Domitian’s assassination. 3. Philostr. VA 1.3.2. Chapter sub-sections are those...

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