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La liaison : approches contemporaines

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Christiane Soum Favaro, Annelise Coquillon and Jean-Pierre Chevrot

La liaison est un phénomène phonologique typiquement français, qui consiste à prononcer la consonne finale d’un mot lorsque celui-ci précède un mot comportant une voyelle initiale (les [z] écrans). Dans bien des cas cependant, il est possible de prononcer aussi bien avec liaison que sans liaison (ainsi dans mais [z] enfin). Cela confère à la liaison un caractère variable et hétérogène, dont la complexité, depuis les années 40, ne cesse d’intriguer les chercheurs. À date récente, la constitution de grands corpus oraux, tel PFC (Phonologie du Français Contemporain) a relancé l’étude de la liaison. Le présent ouvrage propose une revue à la fois large et précise des dernières recherches dans le domaine, d’un point de vue aussi bien linguistique que psycholinguistique et sociolinguistique. Il rend compte d’études nouvelles sur le traitement de la liaison dans la communication orale, mais aussi en production écrite ou chez des personnes atteintes de pathologies du langage. Il s’adresse tant aux spécialistes qu’aux étudiants en sciences du langage désireux de s’instruire à propos de ce phénomène phare de la phonologie du français.
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Chapitre 5: Incidence d’effets de fréquence sur l’usage de la liaison en lecture à haute voix et dans des jugements normatifs chez des enfants de CE2-CM1: Céline Dugua, Marie Baclesse

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CÉLINE DUGUA, MARIE BACLESSE

L’usage et le traitement de la liaison est aujourd’hui bien documenté et ce dans les différentes modalités langagières. En production chez l’adulte, on dispose de corpus oraux qui permettent de circonscrire les usages en fonction de différentes situations de communication. Rappelons (1) le corpus PFC1, dont les protocoles ont été élaborés dans le but de décrire cette particularité de la langue française ; (2) les travaux plus anciens de De Jong (Booij & De Jong, 1987 ; De Jong, 1994) sur le corpus d’Orléans, qui rendent compte, dans le cadre d’entretiens semi-directifs, de l’usage de la liaison en fonction de facteurs sociaux tels que le sexe, l’âge et la catégorie socio-professionnelle des locuteurs ; (3) le corpus d’Encrevé (1988) sur les discours de 21 hommes politiques dans les années 1978-1981. Evidemment, nous ne reviendrons pas sur l’intérêt que représente le travail à partir de données « naturelles » pour observer le phénomène de la liaison, connu pour être socialement marqué. Soulignons que les contraintes méthodologiques, telles que le temps de transcription et de codage des liaisons, contribuent à rendre ce type de don ← 117 | 118 → nées relativement marginal. Malgré ces contraintes, de plus en plus de travaux ont la volonté de rendre compte de l’usage réel de la liaison chez de jeunes locuteurs à partir de situations naturelles, citons Basset (2000) qui a observé la liaison chez des enfants de 3,...

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