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Terminologie (I) : analyser des termes et des concepts

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Edited By Jean-Jacques Briu

Aujourd’hui, la Terminologie est le plus souvent définie comme une organisation des lexiques de domaines spécialisés. Cette discipline en expansion, de plus en plus servie par la technologie informatique, est sollicitée par de nombreux secteurs techniques et commerciaux. Doit-on se limiter à des nomenclatures spécialisées ou analyser en profondeur le sens, la signification de termes linguistiques et de concepts ? Le concept, c’est du sens : un ensemble particulier de représentations mentales. Si des termes ne sont pas directement traduisibles d’une langue à l’autre, c’est souvent parce que leurs sens ne sont pas directement transposables d’une histoire, d’une culture, d’une société à une autre et qu’en conséquence leur sens, leurs référents et leur praxis diffèrent. Les termes, les concepts n’existent que dans des sociétés particulières, des cultures particulières et dans des langues particulières. Partant, de nombreux termes ne sont pas simples mais (très) complexes.
Les neuf contributions de cet ouvrage – issu d’un colloque qui s’est tenu à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense en 2009 – présentent diverses manières dont linguistes, lexicographes et juristes exposent leur compréhension des questions terminologiques. Une telle approche interdisciplinaire et plurilingue – fr., russe, all. – ne requiert nullement des concepts, des théories et des méthodes uniformes. Elle apporte, au contraire, un ensemble d’éclairages plus originaux, plus souples pour la compréhension d’un savoir en devenir comme l’est la Terminologie.

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Les terminologies onomastiques entre l’Europe et l’Asie 83

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83 Les terminologies onomastiques entre l’Europe et l’Asie Evgeny SHOKHENMAYER Docteur, UMR 7114 Modyco, Université Paris Ouest Nanterre La Défense Les difficultés commencent avec la question: qu’est-ce qu’un «nom propre»? Comment doit-il être défini terminologiquement? Allerton, par exemple, remarque avec raison que rien n’indique que le linguiste, le philosophe et le psychologue parlent précisément du même phéno- mène en utilisant le terme de «nom propre» (1987: 62). L’unité ono- mastique en tant que telle était traitée différemment du point de vue grammatical, dictionnairique ou lexicologique, mais dans tous les cas, le «nom propre» (désormais Npr) semblait être une classe à part, peu digne d’intérêt. Ainsi que le souligne Vaxelaire (2005: 12): «Un grand silence plane en linguistique autour du nom propre pendant une partie conséquente du XXe siècle. Les grands auteurs classiques ne leur offrent que quelques lignes et de nombreux ouvrages de linguistique les omettent complètement». En tout cas, le nombre considérable de dictionnaires terminologiques onomastiques démontre l’intérêt porté au lexique proprial. Nous citerons notamment les auteurs suivants: Alhaug, 2002 Aljoksjina, 2001, 2002. Brylla, 2001. De Stefani, 2004. Dorion, Poirier, 1975. Frydrich, 1966a, 1966. Helleland, 2001. Kaleta, 1998. Karas´, 1968. Kiviniemi, Pitkanen, Zillacus, 1974. Kuba, 1997. Majtan, 1976, 1979, 198. Miodunka, 1966, 197. Olivova-Nezbedova, 1998. Petr, 1969. Pleskalova, 1988, 000. Room, 1996. Rzetelska-Feleszko, 1993. Schmidt, 1981. Smith, 1967. Sonderegger, 1985. Strandberg, 2001, 2002. 84 Evgeny Shokhenmayer Svoboda, 1961a, 961b, 1964....

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