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Terminologie (I) : analyser des termes et des concepts

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Edited By Jean-Jacques Briu

Aujourd’hui, la Terminologie est le plus souvent définie comme une organisation des lexiques de domaines spécialisés. Cette discipline en expansion, de plus en plus servie par la technologie informatique, est sollicitée par de nombreux secteurs techniques et commerciaux. Doit-on se limiter à des nomenclatures spécialisées ou analyser en profondeur le sens, la signification de termes linguistiques et de concepts ? Le concept, c’est du sens : un ensemble particulier de représentations mentales. Si des termes ne sont pas directement traduisibles d’une langue à l’autre, c’est souvent parce que leurs sens ne sont pas directement transposables d’une histoire, d’une culture, d’une société à une autre et qu’en conséquence leur sens, leurs référents et leur praxis diffèrent. Les termes, les concepts n’existent que dans des sociétés particulières, des cultures particulières et dans des langues particulières. Partant, de nombreux termes ne sont pas simples mais (très) complexes.
Les neuf contributions de cet ouvrage – issu d’un colloque qui s’est tenu à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense en 2009 – présentent diverses manières dont linguistes, lexicographes et juristes exposent leur compréhension des questions terminologiques. Une telle approche interdisciplinaire et plurilingue – fr., russe, all. – ne requiert nullement des concepts, des théories et des méthodes uniformes. Elle apporte, au contraire, un ensemble d’éclairages plus originaux, plus souples pour la compréhension d’un savoir en devenir comme l’est la Terminologie.

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Langues et Traductions médiévales: Que de mots! Que de maux! 131

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131 Langues et Traductions médiévales: Que de mots! Que de maux! Astrid GUILLAUME Maître de conférence à l’Université Paris Sorbonne – Paris IV Chaque domaine de spécialité possède sa terminologie propre qu’il faut pouvoir acquérir afin de devenir spécialiste d’une branche d’ac- tivité, puis dans certains contextes savoir la traduire quand il s’agit d’exporter le domaine de spécialité en question. Cette langue de spécia- lité est plus ou moins aisée à acquérir en fonction du degré de spéci- ficité du domaine et donc également plus ou moins simple à traduire. Dans certains cas, l’exercice est possible, mécanique, voire quasi auto- matisable via un traducteur automatique; dans d’autres cas en re- vanche, il est redoutable, périlleux, voire littéralement impossible. L’analyse de la terminologie peut s’inscrire dans le temps ou au con- traire être étudiée pour un moment précis. Les domaines de spécialité comme toute sphère linguistique peuvent donc être appréhendés en diachronie comme en synchronie, leurs traductions également. La période qui nous intéresse ici est le Moyen-Age. Le Moyen- Age voit la naissance des langues vernaculaires que nous parlons aujourd’hui encore, mais qui se trouvent désormais à un stade plus avancé d’une évolution qui, espérons-le, sera sans fin. Ces langues étaient jadis fort instables orthographiquement bien entendu, mais également sémantiquement et syntaxiquement. Les domaines de spécialité représentés au Moyen-Age intègrent cette instabilité lin- guistique dans...

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