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Le prix de l’impasse

Christianisme africain et imaginaires politiques

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Kasereka Kavwahirehi

Effondrements et périls suprêmes appellent toujours de grandes reconstructions de sens et d’ordre. Comment concevoir de nouvelles modalités d’un vivre-ensemble humain dans la région des Grands Lacs africains ? Faut-il parler de reconstruction ou de refondation ? Quelles ressources mobiliser ? Que faire pour que les millions de morts deviennent source d’une production politique ? Telles sont les questions que pose ce livre.
L’ingénierie politicienne et l’humanitarisme néolibéral ont montré leur incapacité à promouvoir un projet de relèvement du sujet africain. À la différence de la raison technique, les traditions religieuses contiennent des ressources symboliques d’une force particulière pour faire échec aux forces mortifères de désintégration : réunir l’homme brisé avec lui-même comme avec les autres et le cosmos. Quelles sont dès lors les conditions que doit remplir le christianisme pour jouer un rôle moteur dans la ré-imagination politique de l’Afrique et instituer un nouvel imaginaire social : celui de la sacralité de la vie ?
La démarche interdisciplinaire de l’auteur, qui plonge dans le drame humain de la région des Grands Lacs, ouvre des voies pour des pratiques éthique, théologique, politique et philosophique aptes à permettre une remontée commune en humanité.

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Quatrième partie. Options pour la refondation d’un état de droit démocratique et d’un vivre-ensemble humain à l’ère du marché

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QUATRIÈME PARTIE OPTIONS POUR LA REFONDATION D’UN ÉTAT DE DROIT DÉMOCRATIQUE ET D’UN VIVRE-ENSEMBLE HUMAIN À L’ÈRE DU MARCHÉ 265 CHAPITRE IX Une théologie critique et publique Définition des concepts Arrivé à ce point de notre cheminement, le lecteur pourrait être étonné du fait qu’au lieu de la théologie politique vers laquelle semblaient converger les théologiens africains que nous avons rapidement passés en revue, je propose une théologie dite critique et publique comme option pour le futur. Il pourrait même me reprocher de mélanger des espèces qui ne devraient pas l’être en toute bonne logique. De fait, il est vrai qu’en Amérique du Nord, on rencontre des auteurs, tels Max L. Stackhouse1, Sebastien Kim2 et David Tracy qui parlent volontiers de « Public Theology » et d’autres qui, tels Gregory Baum3, disent pratiquer une « Critical Theology ». À côté de ces deux camps, il y a aussi celui de la « Political Theology » (Miroslaw Volf). Sans vouloir m’aventurer dans des débats d’école qui ne m’intéressent que trop peu, liés qu’ils sont à des contextes assez éloignés de celui qui me préoccupe, il y a lieu de souligner le fait qu’il n’y a pas un mur étanche entre la « Public Theology » et la « Critical Theology ». On peut même dire qu’il s’agit de variantes d’une même volonté de « déprivatiser » la religion et d’engager la théologie dans le travail d’explicitation du sens public et social du...

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