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Lire et traduire la littérature de jeunesse

Des contes de Perrault aux textes ludiques contemporains

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Muguras Constantinescu

Cet ouvrage propose une lecture critique et traductologique d’un vaste corpus de littérature de jeunesse, allant des contes créoles, persans et roumains jusqu’aux textes ludiques contemporains, en passant par des textes classiques de Charles Perrault, Carlo Collodi ou Hector Malot.
Dans un premier temps, l’ouvrage se développe à partir des concepts de lecture, de relecture, de réécriture, avant de se pencher ensuite sur ceux d’adaptation, de remaniement, de retraduction, en accordant une place privilégiée aux stratégies traductives visant à rendre la dimension culturelle d’un texte pour enfants.
Cet ouvrage, à travers la triple expérience de l’auteur comme enseignante, traductrice et traductologue, témoigne d’une ouverture vers des littératures moins connues et explorées, ainsi que d’un intérêt constant pour le dialogue interculturel.

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PREMIÈRE PARTIE - LIRE ET RELIRE DES LIVRES D’ENFANTS

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PREMIÈRE PARTIE LIRE ET RELIRE DES LIVRES D’ENFANTS 19 CHAPITRE 1 Du jeu, de l’espièglerie, des contes de Perrault et de leurs palimpsestes1 Dans notre parcours personnel, les contes de Perrault ont constitué une étape décisive dans l’orientation de notre recherche vers la littéra- ture de jeunesse, nous commencerons donc notre ouvrage par ce cha- pitre qui tente d’analyser, même fugitivement, la position intermédiaire qu’occupent ces célèbres contes déclarés « pour enfants », entre littéra- ture générale et littérature de jeunesse, ainsi que les raisons pour les- quelles ils ont toujours inspiré des réécritures, des « palimpsestes », à l’intention du grand ou du petit lecteur. Lorsque, en 1697, Charles Perrault (1628-1703) publie le volume qui l’a rendu célèbre, Histoires ou Contes du temps passé avec des morali- tés, il l’illustre d’un de ses dessins représentant une vieille femme filant la laine et racontant des histoires aux enfants, le soir, près du feu, dans une faible lumière propice au mystère, veillée par un chat, génie protec- teur du foyer. Dans ce frontispice, il glisse un sous-titre, Les Contes de Ma Mère l’Oye, par lequel il semble reconnaître sa dette envers une source anonyme, le folklore. La « Mère l’Oye », appelée parfois « Ci- gogne », était sans doute à l’époque une image emblématique du conteur populaire, puisque les contes traditionnels portaient des noms géné- riques comme « contes...

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