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Duel entre l’Aigle et le Dragon pour le leadership mondial

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Tanguy Struye de Swielande

Malgré les nombreuses études portant sur la relation entre la Chine et les États-Unis, il est relativement peu fréquent que ces analyses abordent le concept de puissance. Celui-ci, bien que souvent réduit à la dimension capacitaire des États, revêt pourtant une complexité théorique, laquelle reflète la richesse analytique de cette notion. En effet, outre les capacités, la puissance comprend des éléments de processus, de relation et de mobilisation des moyens. L’auteur, en construisant son étude autour de ce concept de puissance et en s’appuyant sur un grand nombre de références théoriques, illustrées par des cas pratiques, nous présente une approche à la fois originale dans sa dimension théorique, et nécessaire à une étude comparative de la Chine et des États-Unis.
Si la majorité des thèses actuelles défendent une situation de déclin des États-Unis et la fin de la suprématie de ces derniers sur la scène internationale, l’auteur prend le contrepied de ces positions en soutenant que les États-Unis continuent à tenir leur rôle de leader dans un nouvel ordre international. Le Professeur Struye suggère en ce sens une adaptation de ce rôle en fonction de l’émergence d’autres puissances, dont la Chine, avec comme objectif final de se maintenir en tant que numéro un. Ainsi, allant à contre-courant des études annonçant l’émergence chinoise, cet ouvrage défend in fine la thèse suivante : et si Washington continuait à dominer la scène internationale ?

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Chapitre I. Le système international : deux théories explicatives ([Tanguy Struye de Swielande] [Alexia Honore])

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23 Chapitre i Le système international : deux théories explicatives Tanguy struye de sWielande et Alexia honore Les réalistes expliquent l’anarchie du système par le théorème de l’impossibilité de Richard Ashley. Selon Roche, L’État de nature trouverait ses origines dans cette impossibilité pour le genre humain d’assouvir la totalité de ses besoins. Incapable de subvenir aux besoins de tous les hommes, la nature imposerait cette lutte sans fin de l’homme pour sa survie et ce conflit permanent entre des intérêts obligatoirement antagonistes. L’homme serait condamné au calcul. Toute action serait de la sorte poursuivie aussi longtemps que les bénéfices attendus sont supérieurs aux coûts de l’entreprise. Le théorème de l’impossibilité permettrait donc de fixer les conditions d’un calcul rationnel et raisonnable visant à soumettre la passion désordonnée au cadre normatif de l’intérêt […]. Le monde imaginé par les réalistes est un univers violent où la force est utilisée pour la satisfaction d’intérêts égoïstes. Cependant, ils sont amenés à considérer la puissance selon une conception pour laquelle s’effectue une hiérarchisation des États en fonction de leurs capacités à agir dans la vie internationale1. L’enjeu est par conséquent la survie de l’État et la puissance, indispensable, qui garantit cette survie dans un monde anarchique (c’est- à-dire en l’absence d’une autorité au-dessus des États). Le monde se caractérisant par une absence de souveraineté supérieure, chaque État...

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