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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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121. Note du Département pour M. Jacques-Camille Paris, Directeur d’Europe

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N.

Paris, 26 février 1949.

Après la conversation qu’il a eue ce matin avec M. Bebler, ministre adjoint des Affaires étrangères de Yougoslavie, le président Schuman m’a fait appeler et m’a mis au courant de l’entretien.

M. Bebler a tout d’abord parlé de la question des frontières en accentuant le caractère national et ethnique des revendications yougoslaves.

Le président Schuman lui a répondu, de la façon la plus nette, qu’il ne saurait être question pour nous de modifier en quoi que ce fût les frontières de l’Autriche telles qu’elles avaient été établies après l’autre guerre, au moment où l’Autriche était considérée comme un pays ennemi et où la Yougoslavie avait été récompensée de ses sacrifices à la cause alliée. Une rectification, si modeste fut-elle, risquerait de compromettre l’équilibre de l’Autriche aussi bien que des pays d’Europe centrale en laissant supposer que le statut territorial pouvait être modifié à tout instant. Il s’agit là, pour la France, d’une question de principe. Nous ne voulons pas qu’un régime de protection des minorités puisse entraîner des dangers graves d’ordre politique.

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