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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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13. M. Rivière, Ambassadeur de France à La Haye, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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M. RIVIÈRE, AMBASSADEUR DE FRANCE À LA HAYE,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

D. n° 26.

La Haye, 6 janvier 1949.

Que la crise ouverte en Indonésie par l’action militaire du 18 décembre contre l’armée républicaine dût prendre un caractère international, personne en Hollande, ou hors de ce pays, ne pouvait en douter. La première phase, la plus redoutable sans doute pour les Pays-Bas, de la procédure internationale devant le Conseil de sécurité s’est terminée le 29 décembre.

Certains observateurs se demandaient si l’action militaire ne provoquerait pas également une crise politique en Hollande. Ainsi que les événements des dernières semaines le laissaient prévoir, il n’en a rien été. La seconde Chambre néerlandaise, convoquée dès le 20 décembre, a accordé au gouvernement Drees la plus large majorité obtenue par un gouvernement sur les affaires indonésiennes, depuis la Libération : 80 voix contre 8.

Le vote favorable de l’extrême-droite, celui des « Anti-révolutionnaires » notamment, ne réclame pas de longs commentaires. « Lorsque l’armée d’un pays combat, écrit Trouw le 21 décembre, il est essentiel que le peuple fasse bloc derrière elle ». Au moment où le gouvernement néerlandais prenait en Indonésie, avec d’ailleurs d’autres objectifs en vue, la décision réclamée depuis trois ans par l’extrême-droite, une opposition de celle-ci...

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