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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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170. M. Seydoux de Clausonne, Conseiller politique à Berlin, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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M. SEYDOUX DE CLAUSONNE, CONSEILLER POLITIQUE À BERLIN,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

T. nos 230-238.

Berlin, 28 mars 1949, 18 h.

 

(Reçu : le 28, 23 h.)

Vue de Berlin, la situation politique de l’Allemagne me paraît plus confuse qu’elle ne l’était il y a quelques mois. À Berlin, les positions sont certainement moins nettement délimitées et affirmées qu’au lendemain des élections municipales de décembre dernier.

Quelle qu’ait été la douceur relative de l’hiver, quelles qu’aient été aussi les performances enregistrées par l’aviation anglo-saxonne, la population a été soumise à une rude épreuve. Elle vient en outre d’être secouée par la nouvelle réforme monétaire qui complique en tout cas pour un temps la vie des habitants. M. Dibelius, évêque protestant de Berlin et président du Synode évangélique de l’Allemagne, me confiait hier à cet égard ses préoccupations.

On entend fréquemment dire que s’il était procédé aujourd’hui à une consultation populaire, les sociaux-démocrates ne remporteraient pas l’éclatant succès qu’ils avaient obtenu il y a trois mois. Monsieur Neumann, chef du parti que j’ai rencontré ces jours-ci, ne le conteste pas. Les chrétiens et les libéraux, qui avaient à l’époque adopté vis-à-vis du communisme une attitude plus nuancée, gagneraient probablement nombre de voix, à moins que ce ne fût le camp des abstentionnistes. Les...

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