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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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187. M. Salade, Consul général de France à Batavia, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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M. SALADE, CONSUL GÉNÉRAL DE FRANCE À BATAVIA,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

D. n° 92.

Batavia, 3 avril 1949.

À la suite de la recommandation du Conseil de sécurité du 23 mars dernier, adoptée sur proposition du Canada, la Commission des Nations unies pour l’Indonésie avait suggéré, le 26 mars, que des discussions préliminaires eussent lieu à Batavia entre les délégations néerlandaise et républicaine.

Après avoir demandé l’avis du Dr. Beel, le gouvernement des Pays-Bas fit savoir assez rapidement qu’il acceptait l’invitation de la Commission et qu’il avait choisi, pour présider la délégation néerlandaise, le Dr. van Royen, ambassadeur à Ottawa et représentant de la Hollande au Conseil de sécurité.

De son côté, le Dr. Rum, président de la délégation républicaine, vient de donner son accord à ces discussions préliminaires, en assortissant son acceptation de diverses conditions et réserves, la principale étant que le retour du gouvernement républicain à Jogja devra précéder toute conversation relative à la participation de la République à la Conférence de la Table Ronde de La Haye.

La réponse du Dr. Rum a été précédée de longues consultations entre leaders républicains, qui constituaient autant de manœuvres dilatoires. Cette tactique dissimule mal l’embarras dans lequel se trouve le groupe Sukarno-Hatta en face...

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