Show Less
Restricted access

Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

Series:

Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
Show Summary Details
Restricted access

218. M. Chataigneau, Ambassadeur de France à Moscou, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

Extract

M. CHATAIGNEAU, AMBASSADEUR DE FRANCE À MOSCOU,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

L. n° 41.

Moscou, 14 avril 1949.

L’entretien de l’ambassadeur de Suède n’avait pas été rempli seulement par la communication du texte de l’accord commercial de la Suède et de l’URSS que j’ai rapporté par ma lettre n° 2 du 11 avril2. Il a eu trait aussi à ce que Madame Kollontai, ancien ambassadeur soviétique à Stockholm, a dit récemment en confidence à Monsieur Sohlman.

Celui-ci est l’un des deux chefs de missions diplomatiques, l’autre étant Monsieur Sundstrom, ministre de Finlande que Madame Kollontai est encore autorisée à recevoir.

Le gouvernement de l’URSS, a-t-elle dit, ne se propose point d’entreprendre une guerre offensive, tout au contraire, il s’efforce d’assurer la paix et il ne verrait que des avantages aux négociations qui la fonderaient.

La circonspection et la réserve qui ont conduit la Suède à refuser les généreux conseils d’un puissant secours et à s’épargner le risque de compromissions internationales, ont été appréciées au Kremlin.

S’il en avait été autrement et si la Suède avait adhéré au Pacte de l’Atlantique, l’URSS aurait pris des dispositions pour assurer sa tranquillité et son repos en Finlande.

Abordant ensuite le sujet des mutations intervenues récemment dans le Conseil des ministres de l’URSS, Madame Kollontai a confié à l’ambassadeur de Suède l’opinion qu’elle en...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.