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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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268. M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères, à tous les postes diplomatiques

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M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1,

       À TOUS LES POSTES DIPLOMATIQUES.

T. circulaire n° 129.

Paris, 4 mai 1949.

M. Robert Schuman a reçu, avant-hier 2 mai, les journalistes français et étrangers, peu de temps avant son départ pour Londres, où il participe à la réunion des ministres des Affaires étrangères des dix puissances membres du Conseil de l’Europe et va en signer avec eux la Charte, qui a fait l’objet d’une conférence préparatoire tenue également à Londres du 28 mars au 13 avril (ma circulaire nº 100)2.

I/ Sur l’Union européenne, le ministre a exposé et répondu aux questions, ce qui suit :

1) En ce qui concerne l’historique :

Le rôle de la France a été déterminant tant à l’égard de l’adoption du principe même de la nouvelle organisation que de l’impulsion donnée aux travaux d’où devait sortir sa charte (ma lettre collective nº 139)3.

Le principe a tout d’abord été discuté au sein du Congrès et d’organismes privés, notamment en mai 1948 à La Haye4. C’est le 19 juillet de la même année, à l’occasion de la réunion dans cette capitale du Conseil consultatif des cinq puissances signataires du traité de Bruxelles, que M. Bidault a fait une déclaration officielle au sujet de cette question ; elle a donc été portée sur le plan gouvernemental gr...

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