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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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282. M. Georges-Picot, Ambassadeur de France à Buenos Aires, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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M. GEORGES-PICOT, AMBASSADEUR DE FRANCE À BUENOS AIRES,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

D. n° 607.

Buenos Aires, 7 mai 1949.

En 1948 le président Perón, dans son message aux Chambres, n’avait fait qu’effleurer la politique extérieure et était resté dans les généralités les plus vagues, visiblement soucieux de conserver « l’équidistance » dans le débat international.

Cette année, il a consacré le quart de son discours au développement du thème « L’Argentine devant le monde », s’étendant avec complaisance sur la conception argentine des solutions que réclament les problèmes mondiaux. À cette différence d’attitude correspond le ton général du message qui est d’un nationalisme rigoureux. D’ailleurs, le titre d’un des chapitres de l’exposé présidentiel « Vers la grande Argentine » indique bien l’esprit dans lequel le général Perón a voulu présenter cette année le bilan de son action gouvernementale.

Le souci de la renommée internationale et la volonté de jouer les vedettes, qui animent la politique de la Maison Rose, les rêves confus de grandeur de certaines équipes nationalistes et plus simplement une certaine mégalomanie innocente que tant d’Argentins – et pas tous péronistes – partagent avec le président, tout cela a été fort bien exprimé devant le Congrès : « Pour juger les dimensions réelles des circonstances historiques que vit l’Argentine, il faut un certain recul...

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