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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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58. M. Coulet, Ministre de France à Helsinki, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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M. COULET, MINISTRE DE FRANCE À HELSINKI,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

D. n° 56.

Helsinki, 27 janvier 1949.

L’importance pour la Finlande des négociations de Copenhague et d’Oslo et de l’attitude politique qu’adopteront les pays scandinaves n’est pas sous-estimée ici.

Les Finlandais n’ignorent pas qu’une adhésion même partielle de leurs voisins de l’Ouest au Pacte atlantique aurait notablement aggravé les difficultés de leur position à l’égard de l’Est et que les nuances mêmes dont se colorera, dans l’avenir, la neutralité scandinave ne manqueront pas de réagir dans leurs rapports avec l’URSS. De ce point de vue un peu égoïste mais d’un égoïsme assez compréhensible, on se félicite ici de la « réserve » suédoise qui évite au pays de se trouver brutalement placé à la limite même de deux blocs hostiles.

Les journaux finlandais, manifestant en cette occasion la prudence dont ils font habituellement preuve lorsqu’il s’agit d’événements internationaux, et à plus forte raison dès que l’antagonisme américano-soviétique est en cause, se sont généralement bornés à reproduire largement, mais sans commentaires, les communiqués et les informations de presse relatifs aux dernières conférences scandinaves. Cette prudence n’a pas empêché la radio soviétique (émissions en langue finnoise) de prodiguer depuis huit jours ses avertissements à la Finlande.

Le 20 janvier, la radio de Moscou a...

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