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Principes d’économie de l’innovation

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Edited By Sophie Boutillier, Joëlle Forest, Delphine Gallaud, Blandine Laperche, Réseau de Recherche sur l'innovation, Corinne Tanguy and Leïla Temri

L’innovation ou l’introduction de toutes sortes de nouveautés dans l’économie, devient un réel sujet d’étude dans la seconde partie du 20 e siècle et, à partir des années 1970, s’immisce dans les cursus universitaires d’économie, de management, de sociologie, d’ingénierie, etc. L’innovation constitue l’intersection de trois thématiques clés : la croissance, le changement technique, l’évolution du comportement et des performances des entreprises et des organismes publics.
Ce livre présente les derniers travaux en économie et en management de l’innovation et combine l’analyse théorique avec la description de différentes réalités saillantes extraites du monde des affaires, de la science, de la technologie et des institutions. Il présente une vision élargie de l’innovation fondée sur l’étude des acteurs de l’innovation (entrepreneurs, entreprises, État, institutions financières, laboratoires de recherche, etc.), sur l’analyse des mésosystèmes d’innovation (réseaux, secteurs, territoires) et sur les fondements des politiques publiques de l’innovation.
Les auteurs traitent de manière didactique, sous un regard historique et prospectiviste, les problématiques liées aux enjeux (risques et opportunités) de la mutation des modes actuels de production, de consommation et d’organisation de l’activité économique et sociale.
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Chapitre 11. Théories de la firme et innovation dans l’économie contemporaine (Blandine Laperche)

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Théories de la firme et innovation dans l’économie contemporaine

Blandine LAPERCHE

Introduction

Il est possible de faire débuter l’analyse économique contemporaine de l’entreprise dans les années 1930, lorsque sont publiés les premiers ouvrages contestant la validité des hypothèses de la concurrence pure et parfaite. L’approche néoclassique, dominante depuis la fin du 19e siècle, réduit toute activité de production à une fonction technique reliant des flux d’entrée (matières premières, services) à des flux de sorties (produits finis) et l’entreprise à un individu, à la fois propriétaire et dirigeant. Berle et Means (1932) brisent l’identification faite par les néoclassiques entre le propriétaire et le dirigeant de l’entreprise, ceci dans le contexte de la concentration qui mène à la domination des grandes entreprises sur les marchés. Les ouvrages de Robinson (1933) et Chamberlin (1933) remettent aussi en cause l’existence d’une concurrence pure et parfaite, permettant de mieux comprendre la variété (en taille et en force économique) des entreprises. C’est aussi dans les années 1930 que Coase publie l’article « La nature de la firme » (1937) qui pose une question simple « Pourquoi la firme existe-t-elle ? ». Considérant que le marché est imparfait, il définit la firme comme une forme de coordination administrative, alternative à celui-ci. La coordination par le marché, qui s’effectue par le mécanisme des prix, est source de coûts : des coûts de recherche et...

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