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Le «care» dans l’éducation préscolaire

Edited By Sylvie Rayna and Gilles Brougère

Cet ouvrage, issu du séminaire « Éducation de la petite enfance » (IFE/ENS de Lyon – EXPERICE – Université Paris 13), se penche sur la notion de care, dans ses aspects corporels, psychiques et culturels et ce, dans une perspective comparatiste. Le point de départ réside dans trois recherches : une étude franco-japonaise des pratiques de soin en crèche, le projet Children crossing borders sur le préscolaire dans cinq cultures et une analyse conjointe des lieux d’accueil enfants-parents dans quatre pays. Les dix chapitres de l’ouvrage visent l’approfondissement des relations entre le care (soin/accueil) et le jeu, les premiers apprentis sages, la socialisation, la diversité et l’environnement grâce aux contributions de ces recherches et d’autres, effectuées en France et dans d’autres pays, qui ont privilégié, depuis différentes disciplines, des approches post-structurales pour questionner, dans le champ préscolaire, ce prendre soin de soi, des autres et du monde.
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Chapitre 2. Le care à l’école maternelle, une approche culturelle et comparative

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Le care à l’école maternelle, une approche culturelle et comparative

Gilles BROUGÈRE1

Comment approcher quelque chose qui nous semble marginal à l’école maternelle, peut-être même quelque chose dont l’absence est au centre de la logique ? Pour le dire rapidement l’école maternelle française se construit sur une distance au soin, au prendre soin, au care pour mettre au centre l’apprentissage dans une vision qui renvoie le soin au pré-éducatif, à la famille, considérant que le rôle de l’école, toute « maternelle » qu’elle soit, est d’apprendre. Cela ne signifie pas que l’on ne prenne pas soin des enfants. Mais ce n’est pas sur cette dimension que se construit l’accueil des enfants de 2-3 ans à 6 ans, même si on peut ménager des transitions (pour les moins de 3 ans, pour les premiers mois de la petite section) qui retardent la mise au centre de la question de l’apprentissage.

L’enfant est très vite considéré comme prêt pour les apprentissages scolaires ; il ne s’agit pas de lui donner le temps de se préparer à travers des activités moins liées aux apprentissages structurés. C’est en cela que le care, s’il n’est pas absent des pratiques quotidiennes (comment pourrait-il l’être ?) ou s’il est présent comme il peut l’être partout où des individus sont en relation et particulièrement des adultes et des enfants, est absent...

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