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L’Organisation de coopération de Shanghai et la construction de la «nouvelle Asie»

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Edited By Pierre Chabal

Cet ouvrage, qui complète Concurrences interrégionales Europe-Asie au XXI e siècle (PIE Peter Lang, 2015), s’interroge sur une institutionnalisation multilatérale de la coopération intégrative entre ‘les’ Asies : i) celle qui est en son cœur, l’Asie ‘centrale’ des cinq républiques indépendantes (Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Turkménistan, puis Ouzbékistan) ou l’Asie ‘du Centre’ à six ou sept avec l’Afghanistan et le Pakistan ; ii) celle qui ‘triangule le grand jeu’ contemporain : l’Asie de l’Est avec la Chine, celle du Nord avec la Russie, celle du Sud avec l’Inde ; iii) celle qui ‘achève’ ce continent renouvelé, l’Asie de l’Ouest avec l’Iran et la Turquie, voire une partie du Moyen Orient.
Ses trente chapitres égrènent le nouveau concert d’Asie, reflétant un souci continental – chinois, kazakh, ouzbèk, russe – et des approches mêlant disciplines et ouvertures : histoire, diplomatie, science politique, conflict studies, etc., avec un point focal : placer la dimension régionale au centre des relations internationales d’après la guerre froide. Les auteurs, universitaires en poste dans les quinze pays affiliés à l’OCS, ‘parlent’ depuis l’Eurasie de l’Ouest (Europe), l’Asie de l’Est (Asean +) et l’Asie du Centre et du Sud.
Nul ne peut dire l’avenir. Surtout pas en sciences sociales. Mais si le XXI e siècle ‘doit être’ régional, comme cela semble bien engagé, alors il sera en grande partie centralasiatique, cumulant le renouveau de la « terre centrale » (H. Mackinder) et le nouveau centrage de « l’économie-monde » (F. Braudel).
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Les ambitions de l’OCS pour la sécurité régionale dans la restructuration de l’après-guerre froide

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Aliya AKATAYEVA, Kazakhstan

Faculté des relations internationales, Université nationale kazakhe al-Farabi

(traduit de l’anglais par P. Chabal)

L’Organisation de coopération de Shanghai a suscité les plus grands espoirs. D’abord, celui de devenir le noyau de la coopération régionale dans l’espace postsoviétique asiatique. Puis, celui d’impliquer ensemble la Russie, la Chine et quatre des cinq ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, et le Kirghizstan, à l’exception du Turkménistan.

La fin de la guerre froide, le démembrement du système bipolaire, au-delà de la politique des « non-alignés », puis l’effondrement de l’Union soviétique, ont inauguré une nouvelle ère dans le système des relations internationales. Les différends portant sur les définitions concernant le nouvel ordre mondial – multipolaire ou bipolaire – se sont exprimés d’une manière vivante. Ces événements ont entrainé des défis de taille pour le développement des États postsoviétiques quant aux questions sociales, économiques, militaires et politiques, tandis que le principal problème est resté, depuis le début, celui de la sécurité nationale, régionale, globale.

Alors que les États d’Asie centrale étaient en train de s’organiser et de se reprendre après leurs chocs et les crises économiques, certains d’entre eux ont commencé de proposer des idées d’intégration. L’espace postsoviétique s’est alors doté de très nombreuses institutions chargées du développement économique,...

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