Show Less
Restricted access

Pela Paz! For Peace! Pour la Paix!

(1849–1939)

Series:

Edited By Maria Manuela Tavares Ribeiro, Maria Fernanda Rollo and Isabel Maria Freitas Valente

Peace is generally defined as a state of non-belligerency between states. This means that it is defined negatively as the absence of war. So is peace just a pause between two wars?
In French, the term is significant: peace is considered a slice of life between two conflicts. Thus, we speak of the early 20 th century as the «Belle Époque» and we talk about the «interwar period», which implies the failure of peace.
Twenty years after the end of the Great War, another, even more terrible conflict began. At the same time, an inversion of values took place in European minds that along with the horrors of war made it very difficult for any Franco-German reconciliation to take place. We would have to wait for the end of the Second World War and its consequences to speak of peace as a realistic utopia.
This volume brings together a number of articles in Portuguese, French and English – on topics such as «thinking peace», intellectuals and peace, federalism and universalism, religiosity and secularism, women and peace, and campaigns and mobility – from many prestigious experts and young researchers. They bring new ways of thinking and interdisciplinary perspectives, and provide an attentive, critical reading of the core subject. This volume proposes to substantiate concepts, projects, movements, speeches, images and representations, and to deepen the knowledge of the key personalities who thought about peace between 1849 and 1939.
Show Summary Details
Restricted access

Lectures de la Grande Guerre sous le prisme de la réconciliation. L’exemple de la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918 après Locarno (1925-1932)

Attentes pacifistes au lendemain des accords de Locarno (1925-1926)

Extract

Lectures de la Grande Guerre sous le prisme de la réconciliation

L’exemple de la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918 après Locarno (1925-1932)

Christina Theodosiou*

Résumé : Durant les années du rapprochement diplomatique franco-allemand, l’anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 met en lumière l’état de l’opinion publique française concernant la pacification de l’Europe. Célébrées en 1925 dans un esprit exaltant, emporté par les espoirs nés de la nouvelle ère diplomatique qui était en train de s’ouvrir, les Fêtes de l’Armistice finissent, au début des années 1930, suite à la faillite de l’esprit de Locarno, par refléter le désarroi des milieux pacifistes face à leurs défaites symboliques.

Quelques semaines après le déclenchement de la Grande Guerre, le journaliste du Matin Jean d’Orsay, en réfléchissant sur l’après-guerre et l’éventualité de la réconciliation avec l’Allemagne, prévoyait la modification des attitudes, jusque-là adoptées, voulant que les adversaires, même s’ils n’étaient pas franchement réconciliés, reprennent les échanges commerciaux et les conversations pacifiques après la fin du conflit. Ses prévisions concernant l’impossibilité de réconciliation entre les deux pays se justifient par deux faits : d’abord, par l’agressivité ininterrompue de l’Allemagne depuis la guerre franco-prussienne, traduite par la mise en place d’une « guerre des traites » reposant sur l’espionnage militaire et commercial, ainsi que sur la concurrence économique...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.