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Grammaire des couleurs

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Cécilia Bernez

Cet ouvrage propose une analyse inédite du lexique chromatique : le mot de couleur y est analysé systématiquement dans une perspective syntactico-sémantique ainsi que constructionnelle. Premièrement, l’étude se focalise sur la place d’unités comme rouge au sein du lexique en les comparant aux noms de qualité auxquels ils sont à tort assimilés, puis aux autres termes chromatiques, noms (couleur, nuance …) et verbes (colorer, nuancer …). La seconde partie définit les unités chromatiques issues d’opérations de construction : la conversion (framboise), la composition (rouge opéra, vert Véronèse) et l’assemblage syntaxiforme (bleu de Prusse, rouge tyrien). Un nom étant toujours intégré, la relation entre propriété chromatique et référent (nom commun, nom propre) est au centre de la description.
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Chapitre I – Le Nom de couleur, une catégorie à part

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Cette première partie a pour objet de mettre en relief la singularité du lexique chromatique non-construit. Il ne s’agit pas de tout le lexique non-construit mais du lexique lié aux adjectifs non-construits (blanc, bleu, jaune, noir rouge, vert) : cette analyse traitera alors aussi bien les adjectifs que les dérivés nominaux (le blanc, le bleu, le jaune, le noir le rouge et le vert) ou encore verbaux (blanchir, bleuir, jaunir, noircir, rougir, verdir). Dans un premier chapitre, nous situerons les noms de couleur par rapport aux noms de qualité auxquels ils sont communément mais à tort associés. Les second et troisième chapitres replaceront les termes chromatiques au sein du lexique chromatique en général. D’abord seront présentés les termes chromatiques généraux appartenant au lexique nominal couleur, coloris, nuance, teinte et ton : nous décrirons en quoi ils diffèrent les uns des autres et de quelle manière ils se complètent. De façon parallèle et complémentaire, le chapitre suivant consistera en une étude du lexique verbal colorer, colorier, nuancer, teindre, teinter et les verbes désadjectivaux (blanchir, rougir, noircir…) afin de mettre en relief leur singularité dans ce domaine aussi.

Les noms de couleur construits morphologiquement par conversion (désormais NCconv.) sur des adjectifs morphologiquement simples (blanc, bleu, gris, jaune, noir, rouge, vert), malgré leur statut de nom de qualité par excellence, ne se comportent pas d’un point de vue syntactico-sémantique comme...

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